‹ Histoire générale du IVe siècle à nos joursChapitre 188 sur 219 · Voir ci-dessus, p. 91 et suiv · texte numérisé non relu

Voir ci-dessus, p. 91 et suiv

LA SUEDE

Aussitôt constitué, le parti des Chapeaux commença contre Horn une campagne très vive. Au moment de la guerre de la succession de Pologne, il fit tous ses efforts pour y entraîner la Suède. Battu à cette époque, il redoubla d'intrigues et parvint enfin à l'emporter à la diète de 1738. Horn comprit alors qu'il n'avait qu'à se retirer. Il donna sa démission et fut remplacé par Gyllenborg, un des membres les plus en vue du parti des Chapeaux.

Gouvernement des Chapeaux : fin du règne de Frédéric Ier. — Au point de vue de la politique intérieure, l'avènement des Chapeaux n'amena aucun changement considérable. Ils suivirent dans ses grandes lignes le plan déjà appliqué par Horn, mais avec moins de succès, car leur politique extérieure eut pour résultat immédiat d'imposer de nouvelles charges au pays. Voulant venger les défaites de Charles XII, ils ne tardèrent pas à se lancer dans les aventures, et au début de la guerre de * la succession d'Autriche, déclarèrent la guerre à la Russie '.

Il suffira de rappeler ici que la guerre fut désastreuse pour la Suède, et se termina par la nomination, imposée par la Russie, du prince Adolphe-Frédéric de Holstein comme héritier de la couronne (1743). Ces divers événements auraient dû, semble-t-il, amener la chute des Chapeaux. Les hontes de la campagne de Finlande étaient en effet la conséquence de leur imprudence et, d'autre part, on devait croire que le prince héritier les combattrait pour complaire à la Russie. Mais ils gagnèrent Adolphe-Frédéric et surtout sa femme en laissant entrevoir une augmentation possible du pouvoir royal et rejetèrent la responsabilité des événements de la campagne sur les généraux, dont deux, Buddenbrock et Levenhaupt, furent jugés, condamnés à mort et exécutés. Les Chapeaux parvinrent ainsi à se maintenir au pouvoir et gouvernèrent tranquillement jusqu'à la mort de Frédéric I,r (1751).

Règne d'Adolphe-Frédéric : lutte contre le sénat. — Adolphe-Frédéric, d'une intelligence médiocre, plein de douceur et de piété, semblait fait pour régner sur la Suède d'alors et se

Page 1