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IlISSOLITIOX 1>K L'KMPIRE MONGOL
l'autre, on marchait au cri de Dini Din! (/>onr la Foi!) D'abord, à l'aile gauche des Indous, on ml un succès dû à la tactique européenne : l'artillerie d'Ibrahim-Gardi arrêta les charges de la cavalerie persane et détruisit les contingents rohillas les plus rapprochés. Au centre, le Bhâo, conduisant en personne ses cavaliers, dispersa les troupes d'Aoude; mais il se heurta contre des retranchements élevés par les Afghans, et d'où pleuvaient les projectiles et les fusées. Une habile manœuvre du Dourani décida de la journée : de sa gauche et de sa droite il ramena ses réserves sur les deux flancs de l'armée indoue. Alors ce fut une complète déroute : le Bhâo, confiant sa famille au Holkar, s'enfuit au galop. Visvas-ltao fut tué sur son éléphant. Le Holkar put opérer sa retraite grâce à un accommodement avec ses anciens alliés, les Rohillas. Les Mahraltes abandonnaient sur le champ de bataille toute leur artillerie, tous leurs éléphants, 50 000 chevaux, nombre de blessés cl de morts, iOOOO prisonniers, ceux-ci exécutés après la bataille. Les fuyards furent poursuivis si chaudement par les vainqueurs que bien peu revirent les montagnes du pays natal. L'élan qui avait entraîné les Mahraltes à la « reconquête de l'Inde » fut brisé pour dix ans. Les Afghans restaient maîtres de l'empire; mais le Dourani, aussi sage que Nadir-Shah, comprit qu'il ne pouvait réunir dans ses mains à la fois l'Inde et l'Afghanistan. 11 laissa sur le trône mongol l'empereur Alam II, rendit le pouvoir à Nadjib, et, chargé de butin, retourna dans ses montagnes. Il mourut à Kandahar en 1*779. Si la victoire des Afghans a brisé l'élan des Mahrattes, l'ère des invasions musulmanes n'en est pas moins fermée. Dans le Pendjab, avec la puissance grandissante des Sikhs, s'élevait contre elles une barrière qui ne sera plus franchie. L'Indoustan achève de devenir un champ clos où ne resteront en présence que les puissances indigènes H la Compagnie britannique. Cependant, si vaste est Tlndouslan que, quoique ces deux événements aient eu lieu la môme année (1761), c'est à peine si dans le Nord-Ouest on s'inquiéta de la chute de Pondichéry et si, sur la côte de Coromandel, on se préoccupa de la bataille de Panipat. Les deux faits d'armes semblent se passer dans deux mondes différents.