‹ Histoire générale du IVe siècle à nos joursChapitre 63 sur 219 · LK ROI ET LA COI H 3.J · texte numérisé non relu

LK ROI ET LA COI H 3.J

ministère ', n'était pas mort de cette disgrâce, comme sa mai tresse Mmc de Prie. Ayant triplé sa fortune au temps de Law. il menait un train royal. Ses écuries surtout étaient célèbres et le sont restées. La magnificence de ses chasses lui avait valu de rentrer en faveur auprès de Louis XV.

Son fils, le prince de Condé, héritier de ses immenses richesses, les dépensait avec furie : il donna d'énormes fêles, il •uit un théâtre où coulait une vraie cascade, il jeta 12 millions à la construction de son Palais-Bourbon. Il eut un cercle de jrens de lettres, dont était BufTon, mais il détestait Y Encyclopédie * défendait les Jésuites, protestait en 1 77 1 contre la suppression des parlements, était l'ami du dauphin, tout en faisant une cour assidue aux favorites. C'est lui qui plus tard donnera son nom à l'armée des nobles émigrés.

Plus fougueux encore et non moins hostile aux idées nouvelles était le beau et superbe prince de Conti. Ce favori secret, qui reçut du roi jusqu'à un million et demi pour payer ses dettes, dépensait en extravagances, en projets incohérents, en déhauches, en violents propos, une activité désordonnée. Il avait « aussi mauvaise tète quo mauvais cœur », et personne plus que ce patron de la liberté et des parlements n'a exagéré a l'abus de ses privilèges ».

Quant au dernier héritier des princes légitimés, le duc de Penthièvre, fils du comte de Toulouse, retiré dans ses résidences de Sceaux et d'Anet, il partageait sa vie entre les pratiques de la dévotion et les bonnes œuvres. Cet ami de Floriau, dont la prodigalité charitable n'épuisait pas l'opulence, était très populaire.

Les grands seigneurs. — Au fond, Louis XV se délie des princes du sang. 11 leur préfère l'amusante servilité et le cynisme élégant de ses familiers. Dans la noblesse s'était formée une noblesse particulière, la noblesse de cour, entretenue par les largesses royales, plus entichée de ses prérogatives, plus avide à mesure qu'elle devenait plus inutile. Dans cette noblesse de cour, se distingue la société intime du « Czar

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