I. Voir ei-df**us. I. VI, p. «81». noir
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par le H/tut conseil secret, où dominaient cependant les Dol^orouki. Cependant la Russie était si bien vouée à un règne de femme qu'elle ne devait échapper à celui-là que pour en subir un autre.
Alors se produisit une très curieuse tentative de gouverne* ment oligarchique et d'élection royale, analogues à ce qui se passait en Pologne et en Suède. Le Haut conseil, appelant dans son sein les maréchaux Dolgorouki et Galitsyne, se trouva composé de huit membres; à part le chancelier Golovkine et Ostermànri, qui d'ailleurs se prétendirent malades pour justifier leur abstention, il comprenait quatre Dolgorouki et deux Galitsyne. Une fois écartée la candidature fantaisiste de Catherine Dolgorouki, le Conseil ne s'inspira plus que des idées oligarchiques les plus pures : elles étaient la négation du régime autocratique. 11 s'agissait d'élire le nouveau souverain, mais après lui avoir imposé des conditions limitatives de son autorité, analogues aux Pacta Conventa de Pologne et de Suède. Pour que l'élu dût sa couronne uniquement à l'élection, il fallait écarter ceux des membres de la famille impériale qui paraissaient avoir le plus de droits à la couronne : on écarterait donc la princesse Elisabeth et le jeunè Pierre de Holstein; la branche pétrovîenne des Roman of serait évincée au profit de la branche iranienne; dans cette dernière branche, la princesse qui semblait avoir le moins de chances était précisément la duchesse, veuve de Courlande, cette Anne Ivanovna que, sous les règnes précédents, un Menchikof avait impunément humiliée.
A cette princesse on proposerait huit points, qui formaient toute une constitution : le Haut conseil se composerait toujours de huit membres, qui ne seraient pas à la nomination du souverain, mais se recruteraient par cooptation; il serait consulté sur toutes les affaires, et sans lui le souverain ne pourrait faire ni la guerre ni la paix, ni établir de nouveaux impôts, ni aliéner les domaines, ni nommer à aucune charge ou emploi, ni se marier, ni désigner son successeur; le souverain ne pourrait opérer aucune confiscation ni châtier aucun de ses sujets qu'après un jugement régulier. Evidemment ces dernières garanties auraient profité à tous les sujets : c'eût été la fin du long des
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polisme sous lequel avait jrémi la Russie; les Musses obtenaient les garanties qui faisaient l'orgueil et la sécurité des Anglais et qui manquaient encore aux Français comme à presque toutes les nations d'Europe. Seulement, par les articles précédents, la couronne n'était dépouillée de ses prérogatives qu'au profit d'une oligarchie, composée presque uniquement de deux familles où elle se recruterait à perpétuité. C'était l'autorité du tsar qui passait aux Galitsyne et surtout aux Dolgorouki. La nouvelle tsarine aurait moins de pouvoir que n'en avait un roi de Pologne et que notre Constitution de 1794 n'en laissa au roi Louis XVI. Cependant elle devait souscrire aux huit points avec cet engagement explicite : < Et dans le cas où je manquerais à cette promesse, je serais privée de la couronne de Russie. » C'était le sinon non des Cortès d'Aragon.
Dans la pensée de ses auteurs, cette république oligarchique était en même temps une république réactionnaire. C'eût été la revanche de la vieille Russie contre l'œuvre de Pierre, la revanche du parti abattu en i718 avec le tsarévitch Alexis : Moscou redeviendrait capitale; Pétersbourg et la flotte seraient abandonnées, l'armée réduite, les relations avec l'Europe interrompues.
Pourquoi cette curieuse tentative ne put-elle aboutir? C'est que la constitution nouvelle avait trop peu d'intérêts pour elle, trop d'intérêts contre elle. A part l'espèce àliabeaz corpus garanti à l'ensemble de la noblesse, elle ne favorisait que deux grandes familles. Elle avait contre elle : 1° tout le parti de la réforme pétrovienne, dans le clergé comme dans le Sénat; 2° les politiques qui prévoyaient que les institutions à la suédoise et à la polonaise ne pourraient qu'introduire en Russie l'anarchie polonaise et suédoise, avec toutes ses conséquences funestes pour la grandeur et la sécurité du pays; 3° ceux qui eussent voulu faire participer la noblesse tout entière aux avantages que se réservaient les oligarques ; 4° ceux qui espéraient, dans le maintien du pouvoir absolu, surtout dans le règne d'une impératrice qui serait nécessairement le règne de la grâce, les chances que donne une loterie ouverte à tout le monde; .j° l'idée que les Busses se sont toujours faite du pouvoir tsarien : venant de
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Dieu, il est donc absolu; il a ses origines dans les tsars de la Bible et de l'histoire byzantine; 6° le sentiment du clergé, conforme à ces traditions ; 7° celui des masses, qui dans leurs maltrès immédiats voient leur véritable oppresseur et dans le tsar absolu leur protecteur attitré. Contre la constitution de 4130 se coalisaient donc à la fois la doctrine du clergé et les instincts du peuple, la jalousie de toutes les familles nobles et le souci de la grandeur nationale, les brutes et les avisés, les intrigants et les patriotes, tous les sentiments bons et mauvais.
Le mécontentement contre les Verkhovniki ou Suprêmiers (membres du Haut conseil) se manifesta, dans Moscou, par des murmures et des attroupements, et les « libéraux > du Conseil furent tout d'abord obligés de menacer de la prison et de la torture les agitateurs. Quelques jours après se réunit l'assemblée générale des dignitaires, la généralité (ainsi nommée parce quelle comprenait tous les généraux ou chefs de service). Elle so composait de 500 personnes. Elle applaudit quand on lui annonça le choix éventuel d'Anne Ivanovna; elle resta froide à la lecture des huit points ; mais quand on lut la formule imposée à l'élue (Et dans le cas où je manquerais à cette promesse. . .), alors, dit le métropolite Féofane Prokopovitch, « il n'y eut auoun des assistants qui, en entendant cette lecture, ne frémît de tous ses membres; ceux mômes qui avaient espéré beaucoup de bien de cette assemblée baissèrent les oreilles comme de pauvres ânes; il y eut un chuchotement et un murmure, mais personne n'osa se récrier et prendre la parole. »
Beaucoup ne virent que ceci dans la réforme proposée : c'est qu'au lieu d'un tsar de Bussie on en aurait huit. Volynski écrivait d'Astrakhan : « Avec la liberté, plus d'armée. » Iagoujinski avait d'abord été fort zélé pour la constitution, parce que son boau-père Golovkine était un des Huit. Il disait aux réformateurs : « Mes petits pères, ajoutez-nous encore un peu de libertés... SouflVirons-nous encore longtemps qu'on nous coupe la tète? Il est temps de mettre fin à l'autocratie. » Mais quand il s'aperçut que son beau-père était isolé, sans pouvoir, dans le Conseil, il se ravisa et passa dans le camp des opposants. Tous les prélats, sauf deux, partageaient le sentiment de Féo-
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fane Prokopovitch; au le Deum qui suivit la réunion de l'assemblée, celui-ci n'hésita pas à qualifier d'autocrate la nouvelle élue, et c'est le titre qu'on lui donna dans tous les actes émanés du Saint-Synode.
Le parti absolutiste, Féofane en tôte, expédia message sur message à la duchesse de Courlando, pour l'avertir du mouvement qui se produisait en sa faveur et la supplier d'attendre ce qui allait se passer à Moscou. L'un des courriers, l'officier des gardes Lomonossof, fut intercepté par ordre de Vassili Dolgorouki, et, au vu de ses papiers, Iagoujinski fut également arrêté. La duchesse quitta sa cour de Mittau, escortée et surveillée par Vassili Dolgorouki , autrefois ministre de Russie dans cette cour, un de ses anciens amants. Pendant ce temps, entre les absolutistes et les réformateurs, se formait un tiers parti ou parti de la petite noblesse (szlachta). Il rédigeait des pétitions au Haut conseil, demandant l'accroissement du nombre de ses membres , suggérant de nouvelles garanties pour les sujets, s'attaquant même aux réformes sociales. Ce parti eut alors pour chef et pour organe Tatichtchef. 8'il s'était développé, si on l'eût écouté, il eût été beaucoup plus dangereux pour l'autocratie que la coterio oligarchique : il eût fini par entraîner la masse de la petite noblesse; mais les deux programmes de réformes allaient être également anéantis par la restauration totale de l'absolutisme.
Le21 (10) février 4730,1a duchesse deCourlande étaitarrivée à Vséviatskoïé, sous Moscou. Elle y resta cinq jours, attendant la fin des obsèques de Pierre II, mais recevant de la ville beaucoup d'émissaires, achevant de se renseigner sur le véritable état de l'opinion. Bientôt arrivèrent un bataillon du Préobrajenski et un escadron de chevaliers-gardes : Anna put s'entretenir avec les officiers, distribua aux soldats des verres de vodka, agit de plus en plus en tsarine. Le 26, elle lit son entrée dans Moscou, en grand appareil militaire, escortée de huit régiments d'infanterie, et fut reçue à l'Assomption du Kremlin par Féofane Prokopovitch. Puis elle s'installa au palais du Kremlin, où les Verkhovniki ne purent l'empêcher de recevoir les dames de la cour et les dignitaires. Peu de temps après, In parti
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de la petite noblesse lui présenta une requête, demandant la réunion d une grande assemblée : il ne se doutait pas qu'il y partagerait la défaite du parti oligarchique.
Le Haut conseil n'avait soupçon de rien quand, le 8 mars (25 février), l'impératrice le fit appeler dans une des salles du Kremlin. A leur grande stupeur, les Suprêmiers y trouvèrent réunis le Sénat, la généralité, beaucoup de petite noblesse, en tout 800 personnes. Ce jour-là, le Séménovski, commandé par un des absolutistes, Semen Soltykof, était de garde au palais. Taticlitchef donna lecture des pétitions (celles du tiers parti) adressées au Haut conseil. Anna parut les accueillir avec faveur et demanda une plume pour signer les pétitions. Mais alors on entendit les cris des officiers de la garde : « Nous ne voulons pas qu'on prescrive des lois à l'impératrice! Elle doit être autocrate au même titre que tous les anciens souverains. » Elle feignit de vouloir les calmer; ils se jetèrent à ses pieds, répétant les mêmes cris, et ajoutant: « Ordonnez, et nous apportons à vos pieds la tète de vos ennemis. » Suivant le plan convenu avec les affidés, elle retint à dîner les Suprêmiers. Pendant ce temps, le parti absolutiste, avec Semen Soltykof, était à l'œuvre. Quand l'assemblée fut de nouveau réunie, il ne fut plus question ni de la constitution oligarchique, ni de la constitution nobiliaire, pas même des pétitions qu'avait approuvées l'impératrice : ce fut la pétition absolutiste qui souleva l'acclamation générale. L'impératrice, feignant l'étonnement, s'écria : « Comment! les points qu'on m'a apportés à Mittau n'ont donc pas été envoyés du consentement de la nation tout entière! » — « Non! » cria la foule. — Se tournant vers Vassili Dolgorouki. Anna lui dit : « Mais alors, tu m'as donc trompé? »
Ainsi se termina cette Journée de dupes. Deux partis on furent également victimes : celui du Haut conseil ou de l'oligarchie, celui de la szlachta ou petite noblesse. Le 21 mars, au son du tambour, l'impératrice était proclamée souveraine autocrate.
La tsarine Anna Ivanovna (1730-1740); Biren; le « joug allemand ». — L'impératrice avait alors trente-cinq ans; elle avait une taille gigantesque, une grosse voix d'homme,
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des traits masculins et durs. De sa maussade cour de Mitlau, où elle avait vécu ses plus belles années dans l'humiliation et sous la terreur des ordres venus de Pélersbourg, elle apportait des rancunes féroces, un appétit effréné de jouissances. Jamais elle ne devait pardonner à ceux qui avaient essayé de limiter son pouvoir. Dans sa vengeance implacable, elle procéda lentement, méthodiquement, par degré. Débarrassée, par une mort naturelle, du maréchal Galitsyne, d'abord elle se contenta d'exiler sur leurs terres Dmitri Galitsyne et Alexis Dolgorouki, d'envoyer Vassili, Michel et Ivan Dolgorouki, gouverneurs en Sibérie, à Astrakhan, à Vologda. Pour se donner un renom de clémence, elle rappelait de Bérézof le fils et la tille survivante de Menchikof, nommant l'un colonel du Préobrajenski, l'autre demoiselle d'honneur. Puis elle attendit, épiant les manifestalions de l'opinion : elle vit, au silence général, que les anciens favoris n'étaient point aimés. Alors elle frappa un second coup sur les Dolgorouki, les accusant dans un manifeste d'avoir ruiné la santé de Pierre II, de lui avoir imposé un mariage, d'avoir pillé les diamants de la couronne, reprochant à Vassili Loukefck « ses crimes envers nous-mème et l'empire », avec « séduction et abus de nos sujets ». En conséquence, tous les Dolgorouki étaient exilés à Bérézof ou relégués en des lieux plus ou inoins éloignés. Anna prêta encore l'oreille : toujours le même silence. Elle frappa un troisième coup : par l'oukaze du lo juillet, les biens d'Alexis et Vassili Dolgorouki étaient confisqués. Puis certaines dénonciations arrivèrent de leur lieu d'exil : Ivan, l'ancien favori, fut emprisonné à Tobolsk, des fers aux mains et aux pieds, le corps attaché à la muraille par une chaîne de fer. On lui arracha des aveux sur le « certain testament » qui devait assurer la couronne à sa sœur. Il fut alors amené à Novgorod-la-Grande, où le rejoignirent les autres exilés de la famille Dolgorouki. Leur procès fut instruit; onze condamnations prononcées : Ivan, écarlelé ; Vassili et deux autres, décapités; le maréchal, enfermé à Solovetski, et son frère Michel à Schlûsselbourg; tous les autres, mutilés, knoutés sans merci, envoyés aux travaux forcés ou enrôlés comme simples soldats. L'exécution eut lieu en novembre In touchant
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épisode dans cette sanglante tragédie, c'est le dévouement de Xatalie Chérémétief* qui, fiancée à Ivan, l'ancien favori, hâta lo mariage pour partager son exil. La nouvelle impératrice s'inspirait des exemples d ivan le Terrible : elle procédait par extermination de familles entières (vseroduo).
Débarrassée de ses ennemis, elle put se révéler telle qu'elle était : Allemande avant tout, n'aimant que les Allemands, auxquels, pendant dix années, elle livra la Russie. Au reste, les Russes eux-mêmes, les anciens « aiglons de Pierre le Grand », lui avaient d'avance facilité la tâche en s'exlerminanl entre eux : Menchikof avait supprimé Tolstoï; les Dolgorouki avaient détruit les Menchikof; à leur tour ils étaient détruits. La place restait libre pour les étrangers. De Mittau, l'impératrice se hàla de faire venir son favori en titre* un palefrenier de Courlande, Ernest Bûhren ou Biren, qui, rejeté par la noblesse baltique, essayait de se rattacher aux Biron de France. Il ne s'était marié qu'a lin d'avoir une personne qui put endosser les enfants qu'il donnait à la duchesse. Il était très grand, bel homme, sans instruction* sans éducation, n'aimant que les chevaux; un superbe laquais. Au moral, aussi méchant et vindicatif que sa maîtresse. Celle-ci, par la terreur, sut l'imposer à tous : aux nobles do Courlande, quoiqu'il fût de basse origine; aux Russes, quoique étranger. Pour lui, elle obtiendra de l'Empereur le litre de prince; elle en fera un duc de Courlande* un régent de Russie. Le titre auquel il tiendra le plus sera toujours celui de grand-chambellan, qui le rapproche de la souveraine. Il méritera de donner son nom à ce régime de dix ans que les Russes ont flétri du nom de Bironovchtchina. En d'autres termes, c'est le « joug des Allemands *.
Biren n'est pas le seul Allemand qui se soit alors abattu sur la Russie. Tout fut allemand dans la nouvelle cour et le nouveau gouvernement : d'abord la nièce de l'impératrice, appelée aussi Anna, dont le mariage avec le duc de Brunswick-Bevern donnera au trône moscovite un héritier présomptif allemand, le futur empereur Ivan VI; puis deux des frères du favori, les généraux Biren; puis les généraux Bismarck, Munich, etc.; le grand-maréchal de la cour est un Lœwenwold, qui y attira
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toute une tribu du même nom ; Oslermann est vice-chancelier, KorITet Kaiserling sont ambassadeurs, etc. A la cour, les coutumes, la cuisine, les jeux sont allemands. Allemande aussi la politique extérieure \ sous ce gouvernement aura lieu le premier conflit entre la France et la Russie '.
L'instrument de règne, ce n'est plus le Sénat : c'est le Cabinet, où dominent les Allemands. 11 faut terrifier les Russes pour qu'ils courbent la tète sous l'oppression. On les contient par l'augmentation des régiments de la garde, où l'on fait entrer beaucoup d'Allemands baltiques; par la réorganisation de l'ancien Préobrajenski prikaz sous le nom de Chancellerie secrète ; par le développement de la police, par la multiplicité des exils et des supplices : il y eut sous ce règne, en dix ans, 20 000 condamnations politiques. Il semble qu'il y ait un parti pris pour détruire tout ce qui dépasse le niveau de celte nation ainsi écrasée sous le joug d'une race étrangère. L'historien Tatichtchef, dont nous avons vu le rôle en 1730, est, sous prétexte de concussions, de mauvaise gestion à Orenbourg, mis en jugement et destitué. Makarof, autre élève de Pierre le Grand, son secrétaire, son ami et celui de Catherine Ire, est, sous des prétextes analogues, congédié, disgracié. Roumiantsof, pour s'être plaint à l'impératrice que le luxe allemand ruinait la noblesse russe, est jugé, condamné à mort, puis, par grâce, exilé dans ses villages du Volga. Féofane Prokopovitch, malgré son zèle absolutiste en 1730, est livré aux attaques d'obscurs fanatiques; l'un d'eux, Marcel, adresse une requête à l'impératrice pour demander que Féofane ne soit pas admis à la sacrer : n'a-t-il pas sacré Catherine Irc, qui n'a régné que deux ans, Pierre II, qui n'en a régné que trois, béni les fiançailles de Pierre II avec deux fiancées, qui toutes deux sont parties pour l'exil! Ses bénédictions portent malheur : Dieu punit en lui
l'homme des réformes impies imposées à l'Eglise par le tsar Pierre. A la fin, on trouve que ses ennemis vont trop loin : ils sont condamnés à mort, puis enfermés dans un couvent, avec privation d'encre et de plumes. Plus marquée fut la disgrâce