‹ Histoire générale du IVe siècle à nos joursChapitre 80 sur 219 · Voir ci-dessus · texte numérisé non relu

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LA RUSSIE

rappel. La Russie semblait sur le point de joindre ses forces à celles de l'impératrice Marie-Thérèse, lorsque l'ambassadeur d'Autriche, Botta-Adorno, se laissa engager dans une intrigue, à la suite de laquelle ses complices, M™ Lapoukhine et quelques autres, furent knoulés et mutilés, et lui-même expulsé de Russie. Tandis que l'orgueil de Marie-Thérèse hésitait à accorder les satisfactions qu'exigeait l'orgueil de la tsarine, le gouvernement français crut avoir gagné la partie. 11 renvoya La Chétardic à Pétersbourg. Celui-ci, dans sa hàle d'en finir avec le chancelier Bestoujef, se laissa compromettre à son tour. La perfuslratiott de sa correspondance amena pour lui une humiliante disgrâce; il reçut l'ordre de quitter Pétersbourg dans les vingt-quatre heures et la Russie dans les huit jours (juin 1144); la mère de la grande-duchesse fut renvoyée en Allemagne, et le mariage de celle-ci faillit être rompu; Lestocq fut mis en jugement, torturé et relégué à Ouglitch. Le triomphe éclatant du chancelier eut pour résultat d'accentuer les tendances autrichiennes de la politique russe : le 26 juillet 4146 fut renouvelé le traité de 1726; en 4748, 25 000 Russes traversèrent l'Allemagne, en marche sur le Rhin Dans ces variations, il semble qu'on puisse saisir une pensée politique qui ferait honneur à Elisabeth comme à son chancelier : empêcher qu'aucune puissance rivale ne dominât en Allemagne, ni la France, ni l'Autriche, ni la Prusse.

Malgré tout, Elisabeth conservait un faible pour la France. Surtout elle craignait la Prusse et haïssait son roi. De là son intervention dans la guerre de Sept ans, toujours comme alliée de l'Autriche, mais cette fois comme alliée de la France*.

Le gouvernement d'Élisabeth â l'intérieur (1741- 1 762). — Elisabeth avait peu d'instruction ; son éducation avait été encore plus négligée. Très sensuelle, elle avait eu pour premiers amants des soldats; Boutourline, Chonbine. Plus tard.

Lestocq, Razoumovski, qu'elle finit par épouser secrètement ( 1742). Dès 1749, le favori en titre fut Ivan Chouvalof. De ses premières liaisons, Elisabeth avait pris l'habitude de boire

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