‹ Histoire générale et système comparé des langues SémitiquesChapitre 106 sur 281 · LIVRE II, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE II

relative à la grammaire phénicienne et le degré de précision qu'il est permis d'y porter.

1° Héhraismes caractérisés. Emploi du Niphai*; — pluriels en D et en n ; — l'article rendu par n , mais d'un emploi plus rare qu'en hébreu-; — î (nî), démonstratif;

— i" personne en ti, dans l'inscription d'Oumm-el-AAvamid;

— IT'N, marque d'accusatif^; — salus^oviV trois (saint Augustin, In epist. ad Rom. vu , 3 ) , forme qui ne se trouve qu'en hébreu.

— DiN pour homme'^; — kSwvis =z "^^la, forme hébraïque.

— Emploi de i et ou, comme signes de l'état construit, dans la formation des noms propres composés : Hannibal, Asdrubal, et peut-être Moèa/^ comme dans les noms Melchisedech , Methuschelach, etc. ^ — SuJFète=.\2DW ; — Hannon =z pan ; — Hanna = n:n, nom de femme très-commun chez les Juifs. — AX(pa = (2ovs (Plut. Quœst. sympos. IX, ii, 3) se trouve dans l'inscription de Marseille sous la forme oh-^^ comme en hébreu,

et en hébreu seulement ; — 2u^ux (^Sixaios) = p"»!?. — IXos, BaîtvXoSf ÈXoeifi = bii , bxTi''? , cn^x , dans Sanchoniathon^

— Formes de noms propres exactement parallèles à celles des Hébreux : Hannibal = |:ni> ; Abibal =z n*^3X ; Ithobal = VK"'ri'»X on 'jyanx; iWa/owmtw^bxnay ; Asdrubal et Baléazar=bi<'*'}]y

* Inser. d'E»ckmunazar,\ignes a et la.

' Ewald , Erhlàrung der grossen plueti. Inschrift von Sidon ( Gcett. 1 855 ) , p. 1 7.

— Movers, art. PJupnizien dans Ersch et Gruber, p. S'a 8.

' Voy. Dietrich (de Marbourg), Zwei sidonûche Imchriften (Marboorg, i855), p. 107-108.

* De Laynes , Mém. sur le sarcophage et l'inscr. funéraire i'Esmutiazar (Paris , i856),p. 78-79. — Mank, Joum. asiat. avril-mai, i856, p. 279-280.

* Movers, art. Phœn. p. û4o.

* Sanchoniathonisquœferuntur fragmenta, edid. Orelli, p. 22, 26, 28, 32 , 38. Dans plusieurs cas, il est vrai, cet auteur a pu donner pour phéniciens des mots hébreux , de même qu'il parait avoir donné pour phéniciennes des idées hébraïques. (Voir mon mémoire sur ce sujet dans les Mém. de VAc. des Inscr. t. XXIII, a* part)

etinnjy. — Les mots usuels, les particules, les pronoms, les formes du verbe et les principales flexions du phénicien appartiennent à l'hébreu pur^ Cependant il arrive quelquefois que les acceptions sont légèrement différentes dans les deux langues, ou que des mots rares et poétiques en hébreu sont usuels en phénicien : ainsi, hvn faire, usuel en phénicien, est poétique en hébreu ; dvd, qui signifie en hébreu pas, marche, signifie en phénicien pied ou jambe^, et se retrouve dans le nom africain JSamphamo, que saint Augustin rend ^arBonipedis Jiominem, et que Gesenius explique par IDïD d^: (^Pulchripedesejusy, 2° Aramaïsmes. Emploi du j à la troisième personne masculine plurielle du futur *; — terminaisons emphatiques en K^ ( ÀÀ- Ç>a, BrJTa, etc. ^] et féminins en n.^; — rapport d'annexion exprimé par i ou î ''; — emploi del'affixe pléonastique ; — changement du u en n et du 2 en îo : on pour nv ; Sùp oi Ooivixss Ttjv ^ovv xakovm (Plut. Yita Syllœ, c. xvii) = l'hébreu TîC; ; Tvpos, aram. ")^îO , pour l'hébreu lis ; — parfois pluriels en in : BeXo-ojfz»?»' Ixvpios ovpavoOy, ^o(paarrffxiv {oCpavov xcaôivlarj dans Sanchoniathon^; — ^i'^"! =. Sidon (pêcheries), de in , en sy-

* Dietrich, Zwei sidonische Ituschriften , p. 112.

* Munk, Mémoire sur V Inscription de Marseille (Joum, asiat. nov. déc. 1867, p. 485). Ce mot a le même sens eu ebkili. (Joum. asiat. juin, i838, p. 5i3.)

^ Gesenius, Monum. phœn. p. lua. — Ann. de Constantitie , 1860-61 , p. 5/i.

* De Luynes, mém. cité, p. 61. — Munk, Joum. asiat. i. c. p. 3oo-3oi, 3i4. — Ewald, mém. cité, p. 17, note.

'' Gesenius , Gesch. der hebr. Spr. p. 1 70. — Ewaid , Kritische Grammatik, $23, 9. — Schultens, Instit. linguœ hebr. p. 9. — Movers, art. Phœn. p. lidg.

* Dietrich, op. àt. p. 1 1 a. — Munk, Inscr. de Marseille, p. ôaS. — Movers art. Phœnizien, p. l^^o.

' Movers, art. Phœnizien, p. Ixlio.

» Orelli, Sanchon. fragmenta, etc. p. 10, li. Peut-être ces deux pluriels araméens s'expliquent-ils par l'âge relativement moderne de l'écrit attribué à Sanchoniatlion.

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