‹ Histoire générale et système comparé des langues SémitiquesChapitre 116 sur 281 · I. ih · texte numérisé non relu

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d'autres, ^e//ea?^. Mais aucune de ces identités n'est démontrée.

Un fait beaucoup plus important que tous ceux qui viennent d'être cités est la transmission qui se fit, vers le viii* siècle avant notre ère, de l'alphabet sémitique à tous les peuples du monde ancien, par l'action combinée delà Phénicie et deBabylone. Semé sur toutes les côtes de la Méditerranée jusqu'en Espagne^, porté vers le midi jusqu'au fond de l'Ethiopie, gagnant vers l'orient jusque dans l'Inde^, l'alphabet sémitique fut adopté spontanément par tous les peuples qui le connurent. Telle était la perfection avec laquelle les articulations de l'organe humain y étaient analysées, que les langues indoeuropéennes purent se l'approprier avec de très-légères modi-

^ Conf. Gesenius, Gesch. der hebr. Spr. S 17, U. M. P. de Lagarde (op. cit. p. xx¥i, xxxTii, xLvii) a proposé d'autres rapprochements, qui sont pour la plupart bien difficiles à admettre. Il en faut dire autant de la plupart des rapprochements de M. Pictet, dans ses Origines indo-européenne$ , l" partie (iSôg).

* L'alphabet phénicien était devenu, sous diverses formes, l'alphabet commun de tous les peuples méditerranéens, avant d'être remplacé par l'alphabet grec et par l'alphabet latin , c'est-à-dire par deux transformations de lui-même. Dans le monument de Téos , déjà cité, l'expression rà (^otvtxT^ia (s. e. ypotfxfiara) désigne ie texte même de l'inscription. (Cf. Franz, Elementa epigr.gr. p. i5, 110.)

' Les alphabets zend et pehlvi paraissent se rattacher aux alphabets araméens. (Spiegel, Gramm. der Huzwâreschspraclie , p. a 6, 3/1 etsuiv. — Gesenius , Monum. phœn. p. 83 et suiv.) Quant au dévanâgari , son origine sémitique, qui était restée douteuse malgré les efforts de M. Lepsius pour l'établir (Palœographie ah Mittel fur die Sprachforschung , Berlin , 1 83i ) , a été l'objet d'un récent travail de M. A. Weber (Z. der d. m. G. t. X, et Indische Skizzen, p. i25-i5o), qui a donné à sa thèse un assez haut degré de probabilité. Cependant une bien grave diQîculté contre cette opinion se tire des Prâtiçâkhyas , qui prouvent que l'alphabet dévanâgari a dû exister dans l'Inde sous sa forme actuelle depuis une très-haute antiquité. (A. Régnier, Prdtiçâkhya du Rigvéda, c. i.) M. Barthélémy Saint-Hilaire a insisté avec beaucoup de justesse sur ce point; mais nous doutons que l'habile critique fasse jamais prévaloir sa thèse favorite , savoir : que c'est au contraire l'alphabet phénicien qui sort du dévauàguri {Journ. des sav. janv. 1857).

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