LIVRE III, CHAPITRE I
iSha' au Gouvernement français, ils avouent qu'ils sont réduits à quarante familles ^ Le vieux prêtre Schalmah ben Tabiah, qui correspondit avec Grégoire et M. de Sacy, est mort, et il ne paraît pas qu'après lui la connaissance de la langue et des traditions samaritaines doive se continuer^. Pour comble de malheur, la fourberie et le cbarlatanisçie , conséquences fatales d'un abaissement séculaire, déshonorent cette lente décrépitude. Les nombreuses émigrations de Samaritains qui, avant et après l'ère chrétienne, se portèrent en Egypte et en Occident', n'ont pas laissé de postérité; il est probable qu'elles se fondirent dans le christianisme. Les Samaritains n'avaient pas , comme les Juifs leurs frères , cette profonde vitalité qui , même après que les sectes ont accompli leurs destinées, les empêche de mourir.
* Barges, Let Samaritains de Naplouse, p. 69. Il faut remarquer pourtant qu'outre les Samaritains de Naplouse on trouve des individus de la même secte dispersés en Palestine, en Egypte et eu Syrie.
* C'est ce qui résulte du récit des délégués venus à Londres en août i855. (Voy. les Débats du 8 août i855.)
* JuynLoll, op. cit. o. 38 etsuiv. 98 et suiv.
i/iâ HISTOIRE DES LANGUES SÉMITIQUES.