‹ Histoire générale et système comparé des langues SémitiquesChapitre 238 sur 281 · LIVRE V, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE V, CHAPITRE II

ion, des Talmudistes et des Pijuthim, qui expliquent les mots hébreux par le grec \ et à faire le procès au grammairien Juda Hayyoudj , qui, le premier, reconnut la trilitérité des racines ^? Nous nous refusons à voir autre chose qu'un jeu puéril dans les analyses de racines et les rapprochements que proposent les deux savants précités. Il y a mille hasards dans le vaste champ du langage; en jouant sur ces hasards, il n'est rien qu'on ne puisse soutenir. Prenant pour accordé que le thème de toute racine sémitique est essentiellement bilitère, et procédant d'une façon tout arbitraire à l'élimination de la troisième radicale, MM. Fûrst et Delitzsch instituent entre le thème ainsi obtenu et les racines indo-européennes les comparaisons les plus forcées. A l'appui de mes critiques contre des travaux qui ont obtenu, sinon le suffrage, du moins l'attention de quelques hommes sérieux', je suis obligé de citer des exemples qui fassent sentir au lecteur ce qu'il y a , dans une pareille méthode , de peu scientifique.

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