‹ Histoire générale et système comparé des langues SémitiquesChapitre 239 sur 281 · DD-S · texte numérisé non relu

DD-S

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• Ck)nf. Dakes, Die Sprache der Mischnah, p. 60-61. Il est douteux qne ces rapprochements fussent sérieux pour les Talmudistes eux-mêmes. Ils ne fêlaient certainement pas pour Aboulwalid, qui se permet souvent des observations ana logues. (Voy. Munk, Notice sur Aboulwaltd , p. 1^5 etsuiv.)

* Jesurun, p. 106 etsuiv. 181, 190, 198 etsuiv.

- Poil, daus r^fic^c^. d'Ersch et Gruber (art. Indogermanischer SprachxUunm ^ >• ag

Il est clair qu'avec des procédés aussi libres dans la manière de traiter les racines on trouverait des arguments pour toutes les thèses étymologiques. Les racines sont en philologie ce que les corps simples sont en chimie. Sans doute il est permis de croire que cette simplicité n'est qu'apparente et qu'elle nous cache une composition plus intime ; mais c'est là une recherche qui est comme interdite à la science, parce que l'objet qu'il s'agit d'analyser ne laisse aucune prise à nos moyens d'attaque. Les racines des langues se montrent à nous , non pas comme des unités absolues , mais comme des faits constitués , au delà desquels il n'est pas permis de remonter. Dans les langues sémitiques, bien plus encore que dans toute autre famille, il faut s'en tenir à cette prudente réserve. Nulle part, en effet, la racine ne^nous apparaît comme plus inattaquable , plus saine , plus entière, si j'ose le dire. C'est un tuf dans lequel aucune infiltration n'a pu pénétrer. Depuis plus de mille ans avant l'ère chrétienne, les racines sémitiques n'ont pas subi d'atteinte : les radicaux de l'arabe le plus moderne répondent, consonne pour consonne , à ceux de l'hébreu le plus ancien. Il ne s'agit pas ici de ces langues, vermoulues en quelque sorte , où les radicaux , fatigués par un long usage , ont perdu presque toute empreinte , comme des monnaies sans effigie ; il s'agit de langues d'acier, restées exemptes de toute altération.

Je ne puis donc envisager que comme une véritable alchimie les tentatives du genre de celles de M. Delitzsch, aspi-

a" sect. t. XVIII , p. 8 , note ) , a consacré quelques réflexions judicieuses , mais trop indulgentes peut-être, à l'essai de M. Delitzsch. (Conf. Die quinare und vigesimale Zahlmethode du même auteur; Halle, 18^7, p. i3o etsuiv. ihS etsuiv.) Une lettre d'E. Burnouf à M. Delitzsch, publiée par M. Fiirst (Librorum Sacr. Conccrd. prœf. p. x, note), est loin de renfermer l'approbation entière aue les doux hébraïsants voudraient y trouver.

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