‹ Histoire générale et système comparé des langues SémitiquesChapitre 268 sur 281 · LIVRE V, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE V, CHAPITRE II

tueuse. L'histoire seule (j'entends, bien entendu, l'histoire éclairée par une saine philosophie) a donc le droit d'aborder ces difficiles problèmes ; la spéculation a priori est incompétente pour cela, et si la philologie a quelque valeur, c'est parce qu'elle fournit à l'histoire ses renseignements les plus authentiques et les plus sûrs. Ai-je besoin d'ajouter que la foi dans les destinées supérieures de l'humanité n'est point troublée par un tel résultat? A son plus humble degré, la nature humaine est divine, en ce sens qu'elle atteint l'infini selon une trèsfaible mesure. Dans ses plus hautes régions, l'humanité est mille fois plus divine, en ce sens qu'elle participe au monde idéal d'une manière bien plus élevée; mais, alors même, un abîme la sépare du terme auquel elle aspire, et l'on aurait tort de prétendre qu'elle n'eut pu , sans sortir des conditions mêmes de son existence, être plus puissamment organisée pour atteindre sa fin.

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