CHAPITRE PREMIER
BKÀHCHB MÉRIDIONALE , JOKTAinDE OD SAsiEXXB.
{eimtarits, iraiopitjf.)
Décadence du sémitisme dans les premiers siècles de fère dirétienne. Bérefl du sémitisme par l'Arabie. — l'Arabie n'a pas de haute antiquité : les traditions arabes ne sont qu'une contrefaçon des traditions biblicpes. — Le développement arabe est peut-être la plus pure expression du génie sémitique. — L'islamisme est une réaction sémitique. — Anciennes traditions sur la di>'ision des races et des langues de l'Arabie. — L'Yémen occupe dans l'Arabie une place à part 3o3
Distinction de l'himyarite et de l'arabe proprement dit. — Analogie de rhi-
Pojjcs.
rayante avec le ghez. — Travaux de M. Fresnel sur Vehkilt. — Découverte de nombreuses inscriptions himyarites. — Alphabets himyarites fournis par les manuscrits. — Affinités probables de la langue du pays de Mahrah et de l'ehkili avec l'himyarite. — Caractères généraux du màhri; ses analogies avec le ghez ; analogies éloignées avec le copte ; prononriation barbare. Traits qui rapprochent ie mahri de la famille du Nord 3o8
S IIL
La langue des Tascriptions himyarites se rapproche de l'éthiopien et de l'hébreu. — L'alphabet himyarite est l'ancien musnad et le prototype de l'alphabet ghez. Cet alphabet se rattache à la série des alphabets sémitiques. — Rapports de l'Yémen avec la Phénicie. — Civilisation sabéenne du midi de l'Arabie diverse de celle des Sémites purs. Ruines de Mareb. Les Adites. — Relations entre l'Inde et l'Arabie méridionale. Socotora. Hypothèse d'une race couschite répandue sur toutes les côtes de la mer d'Oman. — Les Akhdam, — Analogies des mœurs de i'Yémen avec celles • des Couschites. Lokman. — Position ethnographique des Couschiles. — L'himyarite absorbé par l'arabe proprement dit 3 1 4
Rapports de l'Abyssinie et de l'Arabie méridionale. — Époque du passage des Sémites en Abyssinie. — Rapports entre le ghez et l'arabe; individualité et physionomie antique du ghez. — La prononciation du ghez n'est pas sémitique. — Origine de l'alphabet ghez ; comment il est venu de l'himyarite. Epoque antique à laquelle ces deux alphabets se sont détachés de la souche des alphabets sémitiques. — Rapports avec le dévanâgari. . 828
8 V. Antiquité des lettres grecques en Abyssinie : inscnptions grecques d'Adulis et d'Axum. Inscriptions éthiopiennes d'Axum. — Falâsyân ou Juifs d'Abyssinie; leur origine. — La littérature ghez est toute chrétienne. — Version éthiopienne de la Bible; mouvement httéraire de l'Abyssinie. — L'Abyssinie n'est pas atteinte par l'islamisme; elle reste dans la dépendance de l'église byzantine. Mots grecs en éthiopien. — Influence de l'arabe sur le ghez. — Décadence de la culture littéraire en Abyssinie. — Le ghez remplacé par i'amharique. Il se conserve comme langue savante et officielle ; , 329
Autres dialectes sémitiques de l'Abyssinie. — Amhariqne : caractère propre
Pages.
de celte langue. — Langue da Tigre, saho, etc. — Diffusion de la race
sémitique an sud de la mer Rouge. — Vues de M. Ewald sur la langue saho : objections. — Dialectes non sémitiques de i'Abyssinie. — Variété des langues en Abyssinie. — Particularités sémitiques qu'on trouYC même dans les dialectes non sémitiques, tels que le galla, le harari. — Vestiges de langues conschites. — Les langues du Zanguebar ne sont pas sémitiques 336