ITS
du tabac pourrait être fructueuse, à cause des paya voisins (1). Cependant on le cultive sur une grande échelle dans la contrée appelée Wadi Noun , au Sud Ouest du Maroc; malgré la sévère prohibiti> >n. dont il est frappé. Le tabac et les dattes constituent les principaux articles d'importation pour les marchands de l'oasis du Touat au Sahara (2 >. La valeur du tabac qu'un y importe, atteint à peine actuellement la somme de 134 mille Marcs, et la consommation par téte est de Kg. 0,023 (b x .
L'importation du tab.e n'est permise, que dans ]e seul port de Tanger. Le tabac y arrive sous forme de cigares, de cigarettes , et vient surtout de I' Allemagne, de la Hollande, et de l'Algérie (4 t. Un a importé en 189+ à Tanger pour 3722 citU de tabac pour la valeur de 7 mille L. Sterl. (5); en 189") pour Itsr, nets («); et en 1897 on en a introduit pour 10 mille L. Sterl. (7).
AFRigi'E Centrale
«> Sahara et Soudan. -Les Européens qui pénétrèrent dans les terres do la S -négambie, en suivant le cours des fleuves, ou qui s'avancèrent en Négritie avec les caravanes qui partent de la Barbarie, comme on l'a déjà dit pins b .ut (pp. 131, 133), lirent onnaitre l'usage du tabac à ces populations. Le Christianisme fit, ainsi sentir sou influence sur les tribus les plus importantes des peuples répandus dans les fertiles régions de la Afrique centrale, surtout du Soudan Oriental, où on introduisit, avec elle de divers -a plantes, la culture du maïs et du tabac (8>. Ce fut ain-d que l'usage du tabac pénétra chez les Nègres dès le seizième siècle, et qu' il y devint commun ensuite.
Mungo-Park (<>) prit les notes suivantes sur lo tabac, pendant son voyage dans ces régions en 1798: Le tabac est compris dans les marchandises, que les Européens introduiront dans les tribus des bords du fleuve (Jambie (I. c. I. p. 36).... Le fer en barre, que les Nègres reçoivent des Européens, y est très recherché, parce que la valeur d'une barre de fer sert d'unité de mesure pour le prix des autres marchandises. Ainsi vingt
feuilles de tabac correspondaient à une barre (de fer) de tabac (1. c. 1. p. 40! Pour
traverser la région du Wulli. il fut obligé de payer, comme tribut au Roi, h ois barres de tabac (I. c. I. p. ,*ï0 ) Les principales produits du royaume de Wulli sont le coton, le tit bac et les légumes, qu' on récolte dans les vall-es (I. c. L p. 50.... En se pré sentaut au Roi du Boudon, dans la capitale Fatteoonda, Mungo-Park lui offrit une gourde
de poudre, du tabac, do j'ambre et son parapluie (I. c. I. p. 82) , et il en ree it en
échange un don de cinq dragmes d'or (1. c. I. p. 87) Il observa qu' à i' ouest de la
ville de .loag, dans le royaume de Kajaaga, au sortir du royaume de Hondou, court une petite rivière, sur les rives d>r laquelle on cultive abondamment les oignons et le tabac (1. c. I. p. 10i;.... Il remarqua dans la ville de Sibidoulou, qu'en l'écoutant, le Roi do
Manding garda tout le temps la pipe à la bouche il. c. II. p. 12 0 Il n-d/i que tous
les naturels de Négritie prenaient aussi du tabac, et le fumaient dans d-s pipes «le bois terminées par un fourneau de l'orme vaiiéed. c II. p. 174) Enfin, il affirma nette-
Ci) Bârth. \o>j»nes el dn-tmrerles tUins t Afrique orad. Ittii«r. Iw.3, IV. p. 10»;,. VA) Lcwiiittifl, I. c. p. *>5. — - (4) Cir. IHpl. a. <'ons R-m. Loudon. IS'.C— ilarocco. u. 19if». (>. 4. ^'•\ >1 • ' r y
'.'>) Cir. Ijipl. a. Cous. Rep. l.oudou. IWJ5.— Morocco, u. US33, p. ri. s -' .C.
('!> Cir. Ihpl. a. fUtns. liep. I.oniio», lrtott. — Unror.co, u. Islo. p. lo. \J ;
(') Cir. Dipl. a. Conn. Hep. l.ondou. IS'.is . — ilai-oo-o, u. 2131. p. 14. m HartaMM. U» peuple* l'Afrique, Paris. 1680. p. 20. V' '.•
(») Ni»,t-r*rk. Maggio uM'interno deirAfrict (trad, F*rr»rio. Milaoo, IH|«). ' ' i-'.' J^'- X
ment que le tabac était compris dans les plantes américaines qu' on y cultivait (1. c. II. p. 223).
Mage (1), qui refit en 18t>4 la route déjà parcourut" par Muago-Park, en visitant les mêmes régions prit de son côti' d'autres notes de voyage. A Niantaouso il put se procurer un grand couteau, moyennant un casque de tabac (à peu prés cinquante centimes) (I. c. p. 213) Les puits de Kita ont 4 mètres de profondeur, et- sont entourés
do champs de taliac (I. c. p. 218)... Il le trouva aussi cultivé dans la région do Ghemou Koura (1. c. p. 226)...., et de Diau^liirti, oil on l'appelle tuncoro ou iamàka (I. c. p. 226)... On venu de gros paquets de tabac en feuilles sur le marché de .lamina. On en vend aussi de préparé pour priser, et les Nègres en font une très grande consommation (I.
I p. 250). Il donne ensuite la ligure d'un vieux Bambara, chef des bomouos de .Tamina, qui fume la pipe (I. c. p. -253}...., et prés de l'entréo du palais d' Ahmadou , à Segù, il représente un indigène fumant également sa pipe (I. c. p. 260).
Leiu dit ce qui suit de la tribu des Bambaras : * A Kula-Sokolo, dans la région des Bambaras, on fabrique des pipes, dont le fourneau est en bois, peint en noir et garni de petits anneaux d'argent ineruit'; leur extrémité, qui est longue, eaten fer blanc On y fume beaucoup, particulièrement un tabac indigène (2), auquel je ne pus m'habituer.
II pourrait être bon , mais les cultivateurs ne savent pas les préparer. Il remarqua au?si une coutume, qu' il avait déjà observée ailleurs: t'est qu' avant de mettre ie tabac dans la pipe on le graisse avec du Iwurre. le 1' avais déjà vu fane à l'oasis de Draa: Ici le Cheik Ali roulait le tabac dans le beurre, et l'introduisait ensuite dans la pipe. (Jetto operation lui donne un gôut très fort et répugnant, impossible à supporter pour un étranger. Le tabac à priser y est inconnu; mais je l'ai trouvé en usage a Tombouctou et à Araouan : c'est une poudre jiune, très forte, qu' on conserve dans d'élégantes petites boites de cuir „ (3).
Assid-EI-Hadji-Chabiay (4) avait déjà noté (1787), telativement è Tombouctou, que les naturels recevaient aussi le tabac parmi los mai chainli-es importantes apportées par les
caravanes du Maroc et de l'Egypte (1. c. VII. p. 20) On y fume beaucoup; et le tabac
rapporte un gros bénéfice, y étant fort cher ( I. c. VII p. 31 ) Pour ce motif les indigènes, lorsqu' ils veulent s'exciter jusqu' à s'enivrer, prennent nue marchandise moins coûteuse, qui est le chanvre. Dans ce but ils mâchent nue poignée de chanvre, et. boivent un verre d'eau pardessus (I. c. VII. p. 24).... Les fourneaux de pipe sont en argile, et se fabriquent à Haoussa <I. c. VII. p. 43).
Bo'ly (5) confirme aussi que les naturels de Tombouctou il809| recevaient toujours de grandes quantités de tabac par les caravanes venant de Fez il. c. p. 13)..., et qu' ils le payaient au poids de l'or: cette région étant riche de mines d'or (I. c. p. 28»... Et Riley (1815) ajoute que ces caravanes y apportaient du tabac américain, importé au Maroc par des navires anglais (6i.
Clapperton (7) observait, en 1823, pour la région de llanussa que ces indigènes faisaient aussi le commence du tabac (1. c. XXXI, p. 8)..., et que les territoires de Zangica (I. c. p. 24)..., et de Gadauia étaient cultivés en tabac (I. c. p. 37)... Kt. il ajoute: Dans cette régiou on a beau- oup l'habitude de le mâcher en poudie, mé é cependant avec le trunu (natron voir ci-dessus, p. 160). Et tandis qu'au Bornou les hommes seuls s-- servent
(1) Cfr. CktflM et Trim. I.r. IX. p. IWiS.
(2) Par l.i qua'llk-utiou d'iudtguue uu doit euieudre •juo ie luluc ùuit pru.iu l dans la rvgiou, de même qu'eu Europe ou appelle mdigèucs ceux <pi'»u y cul'ivc p»ur le, distinguer do ceux qui vieuueui de i'éirauirer.
(3) Lmi. I. c. 11. l.. *rt.-U) OiV. Eyrlèt el Mille-Bran. I. .-. If.")
(5) Cfr. Matt» Bnia, I. c. XIV. - <fi) fir. Ti.denunn, I. c. p. -'05. - (l)Cfr. Eyrièt et Mtlte-Brim. I. c 1M-J9-
ainsi du tabac, dans l'Haoussa les femmes s'en servant éaalomettt. La coutume de priser est aussi rare , que celle de fumer est commune pour les hommes: mais le femmes no fument jamais (1. c. p. 34).
Barth (1) ■ qui parcourut aussi la région de la Négritie et du Soudan, y remarqua fréquemment la culture et l'usage du tabac, ainsi qu'il résulte des notes suivantes consignées dans son ouv rage : "On vend aussi sur le marché d'Agadessi de jolies boites en cuir avec dessins coloriés, de diverses grandeurs, d'un p /iice à un demi pied, qui servent à conserver le tabac, ou la parfumerie, et qu'on appelé botta, à cause de leur origine étrangère (I. c. I. p. 2(30)... On vendait aussi du tabac sur le marché de Taghelet (I. c. I. p. 30t>)... Les plantations de tab.ic , que omis oliseivuinines dans la région de Kano, nous parurent les plus tu-Iles par leur feuillag.» verdoyant et leur belle floraison: la seule qu'on puisse apercevoir à grande distanc ». .1* fus étonné de trouver là cette plante , dont les Kuropéens civilisés font, un si grand u^ige. Ma surprise augmenta ensuite lorsque je découvrais que le tabac constitue un él 'ineui. essentiel dans l'existence de ces peuples
idolâtres (I. c. II. p. 36) A .Singer, au Nord ouest, du li.u nou, l'abondance de l'eau du
sous-sol favorise puissament les vastes plantations de tabac (I. c. III. p. 187), qui s'étendent même au-delà de ce territoire (i. c. III. p. 191) l'armi les produits cultivés
dans la région du Mousgou (dans le loyaunio de Sokoto ) nous observâmes surtout le coton, que nous trouvions pour la première lois dans ce pays, et le tabac, que nous avions déjà vu souvent. Nous ne fûmes pas peu surpris de rencontrer ces deux espèces de plantes cultivées cote à cote , dans le même chunp. Le tabac, nous parut être évidemment indigène (2) dans ces contrées. Cbez les Mousgous les femmes I" aimont passionnément, comme les hommes (1. c. III. p. 54). Le tabac, dont j' avais vu à ma grande surprise d' importantes plantations au pays des Mousgous . taudis qu'on n' en trouvait presque pas dans les régions du Bornou, le Singer excepté, était au contraire largement ciiitivé dans les contrées de Sokoto et de Katsena dans le royaume de Sokoto (I. c. III. p. 201).... Tandis que le tabac arrive à Tombouctou , dans lo royaume de Sonrhaï , au moyen des caravanes du Mann- <!. c. IV. p. 104), dans le Sokoto , et surtout dans les centres peuplés le long du Niger, la cjlture du tabac est commune ainsi que celle du riz (I. c. IV. pp. 130-131).... Ainsi à Bamba, à peu de dist i née de Tombouctou, au bord du Niger, le tabac est le seul article que les habitants mettent librement en vente. Lo tabac de Bamba est célèbre et très recherché par les habitants des rives du Niger (3) sous le nom de Scerikia, car ils aiment beaucoup fumer. Il est très rare qn' ils quittent leur pipe d'argile. Leurs femmes tiennent la bouche couverte en fumant; de sorte qu'on ne voit qu' une petite téte de pipe sortis du voile, qui couvre ieur visage (). c. IV. p. 137)„.
Lenz ajoute les notes suivantes qui confirment les précédentes: Sur le marché de Tombouctou le tabac et les dattes viennent surtout du Touat (4). Barth cita celui fie
(1) Barth. Voyag** «t dècourertes dans t'Afru/uê (trad. Ithkr, IstO).
(2) Il est étrange d'observer que Birth ait pu croire que le t.itmc y était indigène, quand il atteste l'avoir vu partout cultivé, et jamais a l'état sauvage' Ce voyageur n'a même pas supposé que la graine avait pu y être introduite par les caravanes, qui venaient de ia cote occidentale dans l'intérieur, dans un but d'échanges et de commerce eoutmuel, surtuut avec le Maroc, comme lui-même Vu remarqué, Kijtlu Barth o'a pas réheclu que depuis la découverte lie l'Amérique I' usage du tubiic avait été introduit che* les peup.es de l'Ainqu* occidentale par la traire de» Nègres. On sait de reste. «iu»i qu'on l'a déjà dit (Voir plu» haut, p. 129) que les mêmes navires portugais, qui emportaient les Nègres poor coloniser les terres nouvellement découvertes, en revenaient chargés de r ih;ir pour répondre aux demandes, qu'on en taisait partout.
(3) ('« doit être le tabac des bu m haras, dont ou a déjà fan mention plu-i haut, et qui correspondrait à la A'ic. ruttica, I-
(4) L'opium, que les naturels de i' oasis du Touat funieut avec passioo . es' surtout cuitivé daos la régioo du Nord; taudis que le tabac est une des priocipales production du Sud (Rschii, i .c. XI. 1SB6\ p. 84").
l'oasis Noun pour aa qualit y mais il semble que ce pay* >•>< produit peu. A Tombouctou et plus loin, vers Je Sud, on fume généralement, dans de petite* pipes de bois, gracieusement incrustées d'anneaux d'argent, munies d' un bout eu fer, et qu' on attache au cou par un petit cordon de cuir. Un cure pipe et une petite pince pour poser un charbon ardent sur le tabac (tous deux en fer élégamment travaillé) sont pendus au même cordon, tandis que le tabac, la hachette, la pierre à fusil et l'amadou sont contenus dans de petites bourses de cuir, dont on a déjà pari '-. Le commerce du tabac est défendu ch'-z les Foulans, qn' ont des croyances étroites et des cou Lumen ascétiques: ou ne peut l'introduire qu' en contrebande il). <>n vend aussi sur lu march-! de Tombouctou (2) des biout, qui sont de petites bourses pour le tabac et l'amadou. Klles sont en cuir, ont une forme particulière, et se perlent pendues au cou par un long cordon également en cuir. Ces bourses sont divisées en 4 ou ô petits sacs, et ornées de broderies très fines. Kl. les sont faites par les femmes (3).
D'apiés Seelzen, on cultive ie tabac au Bornou, mais on l'y mâche seulement. Les
chrétiens et les marchands voyageurs ont seuls l'habitude de fumer Et l'ont y ajoute
aus.*i le natron pour la préparation en poudre (4) (Voir plus haut, p. 160).
Pourtant les habitants riches du Sahara ont l'abitude régulière de fumer après chaque repas et de boire quelque liqueur (ô). Et Burckhard ajoute (6): Le tabac est connu et partout en usage dans les régions de Borgo et de Bornou, où on l'appelle Tabu (comme au ftennaar), ou Tabalt la poudre à priser (l. c. p. 492).... Et môme les Arabes de Borgo, qui sont de bons f.ibiicants de faiences, fout aussi des têtes de pipes (I. c. p. 487).
Nachtigal l'observa dans toute la région qui s' étendu du Soudan au Bornou (7).
Au Bai four, d'après Seetzen (8), seuls les Arabes nomades font usage du tabac, qu'ils
appellent Tabti Foui la préparation du tabac en poudre on emploie (1810) le
troti de la région do Mobba, et on l'exporte jusqu'au Caire (H). Il n'est pas impossible
(I) Lmz, 1. c. II. p. 107.
Ci* A Tombouctou un important article de commerce est lu Soi.r rit Kola, qui vient eû gratuit
partie >te \'interlantl de Sierra Leone et d' Ascliant? Cette noix, d'un ronge pale, a un goût amer.
très agréable, et constitue une denrée de luxe, coûteuse et recherché--. \ eau je iiu manque ite tlié et <ie café (dont ie» Marocain* font un xrand usage), et «tant donné te Ih-mhu -l'excit-ants qu'où éprouve dans la région de Tunibouctoii, p/usn-urs millions de ce» noix sont ni -.•>» chaque année <iaus le coin merce. et représeuteut. grâce a leur prix élevé, une somme important..' et uu nain notable puur its négociant*-. La véritable Noix de Kola (gouroj est ie fruit d'un bei arbre, haut de tu à 12 mètre* et précisément de ia SiercuUa Vola) acuminata, dont l'extérieur a qu-.-, que aualogie avec notre cbàtaiguer... On la consomme surtout daus l'Afrique centrale; mais ou ne expédie aussi au Brésil, où les Nègre* nfricama l'acheteut avue entbousiastne. Le principal endroit d'exportation est Porto-Novo, au Dahomey, et le marché principal est Sierra l.eone. On y vend 4"> kit. de . r )0 à ISU francs, selon la
saison et la demande Au Sonian c'est une offre, qu'où fait ordinairement aux visiteurs, comme
chez nous uue prise de tabac. L' acceptation de ces noix est un signe de bonnes dispositions dans les contrat», les manages, l' adrntuisiratiou de ia justice.-. I.a caféine et ia theobromine . qu'elles contiennent, les reudeiit excitantes. Après avoir mâché ces uoix, même les mats insipides acquièrent du goût. On les emploie aussi contre la dyssenrerie et comme aphrodisiaque (Lmz. i. c. il. p. 157).
(3) Lent. I. c. II. p. !54.-(4> Cir. Ntltt-Bn». I. e. XIX. p. lfW-70,.
(S) Bereager. I. •-. X. p. 370.— (6) Barckbarei, Travel* m Nutria. IHIU.
(7) Naokllgil. Sahara mut Sudan. IS7V, 1. p. «570.
(S) Cfr. Halte-Bran. i. c XXI. pp. 171, 173.
(9) D'après Huiutoti. le natron se trouve dans les plaines de Ja Libie. en masses détachées, ou cristallisées comme .<- sei ordinaire. Dans quelque* endroits il -oulève le soi de telle manière, qu'on croit marcher sur ia terre labourée (cfr. Eyrlls et KJagretti, Xour. Ann. Voy. lt>27. XXXIV. p. Jl»)..- Le natron, qu'on tire priucipalenieul de* lacs de Uirkel et de Douarok . est eu partie employé en Egypte, où il sert aussi à blanchir ie lin et a fabriquer le verre; le surplus est expédié eu Europe (/. <•. p. 74) -Qnalrtaier* (J/emoir**... sur V Egypte, 1811. L p. 402) observe que la vallée d'Habib, située dans la partie occidentale ,ie l' Egypte, est dite aussi vallée duNatrm (i. c. I. p. 480). Le natron, qui
que I' usage tie, mêler aussi en Afrique le nation ;iu tabac y air ••t»'* importé |>ar les Xègrea à leur retour de I' Amérique i]n Sud , et particulièrement, du Venezuela ( Voir plus haut, p. 23).
Taidis que l'habitude de mâcher le tabac mêlé avec le nairon est. générale même • liez les femmes de la Nubie ii.fcrieuie , il y a peu de Kababiclns ( Kordufan ) qui s» set vent iln tabac «V cette manière; de même que ceux qui fument sont, rares (H. Dans
t. -ut le Soudan nu appelle le tabac a fumer (aba (I. c. p. 146) Les matériaux en terre
■ le pipe wiit une marchandise tics lucrative, surtout dans la région du Soudan ndative au Kordufan, parce qu' ils y ont une très grande valent il. <\ p. C,~).
On cultive aussi beaucoup le tabac au Sennaar (2), où il constitue une des principales production» (:{); toutefois, English (4) remarque qu'on l'y vend sur les marchés
à un prix fort élevé, et jusqu'à 4 fois plus cher qu' au Caire (1. c. XXIV. p. l.'iOi
<>n y fabrique aussi des télés de pipe en terre cuite (1. c. p. 158).
Les Tikrius de Metammeh, qui donnent des exemples île t avail et d'init'ativp industrielle aux populations voisines, cultivent le tabac avec d'autres plantes <5|.
D'après Fallait (,18iK)>, les Soudanais le préparent de la manière suivante : Dès que la plante est parvenue à maturité, ils en rv oltent les feuilles qu' ils font sécher: puis ils les mouillent et. les compriment pour les réduire en forme de galette. «Juan I on vent s'en servir, on casse un peu de cette g, dette et. on triture le tabac dans la ma n. Mais ii est si fort, qu'aucun Européen ne peut le prendre sans l'avoir d'abord afT.iiblé dans l'eau (fil.
Relativement à I' u-age et à la labrical ion des pipes au Kordofan . Baker (T) rap porte (|h01) que les indigènes Scillouks les fabriquent assez habilement, avec la terre
cuite Ce les dont se servent les Xotiers contiennent presque un quart de livre de
tnbac, et. quand Is en manquent, ils fument du charbon! (I. c. VII. pp. 2S4->). Baker continue en disai t que les peuples de la tribu îles Scieouris ont l'habitude d'avoir ton jeurs une énorme pqe à la main, comme les Kytscis et les Haris (I. c. pp. 288). Le tabac prospère dans les contrées de l'Oi bn. Kt il ajoute A pro)»os des pipos qu' on
est le priuvipai produit au désert de scité. «•»; Minée de ouleur verre. tantôt de eoui»ur r<<n«e. Un le tire également .le ia région du Kakous < 1. c. t. pag. 4H1J,.
Kultn Mrwftr (Dnscriiian* *tetCA*ta~ 17*'», V. p. «K> ajoute les notes suivantes sur le wHnrn d'Egypte : Hans le .iésert de Seoé on von. le natron (ou aphromimif de* ancien», qui iiitre p«>ud.iui i'tuver. Les eaux ie trausporteut daus de petits iac». que <es veois desséchent a moitié. I.e nalro* commence à se cristalliser: alors on l'extrait, ou ie dépouille de sou euveioppe.et on le transporte à lteltleuhier et à Teraué, et île là au Caire. Ii semble que oc sel est le nitre des ancien-, qui s'en servaient pour laver leurs vêtements, pour laire du verre, et pour eu mettre dans leur* bain*. Les Arabes s'en servaient pour nettoyer le cu;*re et leur toile de liu; ies Kityptiens pour faire du savon et du verre', ies houlaiiger*. puiir laire leur sorito. les tanneurs, pour pr-parer les cuirs; les boucliers, pour attendrir et conserver ta viaude (Voir pius hunt, p. ItJO).
(1) Dalla-Brun, Journal de Voyage du docteur Cunv. de .Stout a y.l (M,e,d , IX57-H. fans I*rt3.-0n cultive le tauac au Kucielan dans quelques zones voisines .le la capitale (Raclât. I. c. X. l*sô. p. 4"4>.
(2) Recueil d'o/,M>;nUions curieiuet, l'.ms. 1740. IV. p. 154.
(tî) Cfr. Eyrlai et Malt* Bran . 1H--4. — M> Selon U|«aa, la légende voudrait que ie nom ae Sennaar dérivât de rin-wir 'dents d.» feu) parce que ies r\>uutfas Ori*>u araln-) arrivés sur le» Duras du lleuve rencontrèrent uue 1res «elle femme, qui avait des Oe:;ts rouîtes su perdes, qui étaieul .ir.euues ainsi par l'usage du hernie (£te"»««ttj nIOai: et us lurent siuptîlés <ie cène étrange coutume. P'autre* veulent qu'il dérive de Sm-en mir (poiule de feu) a cause ae l'habitude qu'avaient les pasteurs iud (en«K d'allumer le wur de tfiaua* icux pour éloigner les Imus. très uouioreux nans ces eu virons (dr. Chartan et Trtm. i. e. 1806. V. p. 132).
<ft) Bâclai. 1. c. X. 1W>. p. 385.
(Oj Cir. TUaamaaa. i. c. p. 'JO.— Ce* notes réunie» à cedes déjà citées, et a cei .es qui suivront bientôtprouvent que le tabac cultivé uu S»udau devait être surtout la A". rutUra. (7) Cir. Chartan et Trivia, i, c. 1807.
0<>lta» — HUtoirt 4m Tukuc. ïi