‹ Histoire, géographie, statistique du tabacChapitre 15 sur 24 · I.NDK TUANSUANULTKjLi · texte numérisé non relu

I.NDK TUANSUANULTKjLi

a) Binnsuii». — En Birmanie, comme dana unite l'Indo Chine, l'introduction de l'usage et de la culture du tabac n'eut iieu qu'après l'ilindoustan. En effet, To$i (12) ne dit rien du tabac, tandis qu'il parle îles productions <h- la terre et des coutumes des habitants de I' Arracau (1. c. II. p. 39), du l'ego u il. c. 11. p. 69), du Brama et du Sia-nmon (I. c. II. p. 74), du Simi (1. e, II. p. 1 1 1> , du Kunbodje il. c. IL p. 133), du Laos (I. c. II. p. 1381, de ia Cocliincbiiie. (I. c. IL p. 179), et du Toakiu (1. c. IL p. 242). Il ajoute même (I. c. II. p. 2j3):C-s naturels prennent du bétel (13), qui est taut en usage, après les repa-'. Chacun a i'abitude d'en porter un petit sac sur soi, et ils se l'offrent réciproquement quand ils se rencontrent dans la rue,cotnme nous faisons pour le tabac (14).

•Selon Methold, le tabac fut introduit dans l'Arraean et le Pë.gou un peu avant 1(>19(13\ et son usage s'y répandit très vite. En effet les Birmans (au Pégou) prirent l'habitude

(I) ■•»<••!•. i. c. l. p. -i'i.— 12) Knoi. I. t.. II. p. -m— .;:». km», t. c. il. p. :*4. (4) PwW. I. c |>. :)•;:,. -<5> Or. Fmimm*. i- «• p.

ill* Oaflraaapra. Voyage dans tlnde et en Brutal?. ITX'.x.hl, l'an», isol. p. 7. 1 . iT) Farissiaii. I. c. |.. l'.'.-iSi Fargutsan, I. c. p. 111).

C.»» Rielar. Ask ii, yx.v; TjS. IV. p. [-HK-Viattiio piltoresco nelle Imite orientait. 1. p. »W. (IOi Scharisr. I. e. p. 1 44.

(II) Jacolllot. \\>ynse au p-njs des perles, l'aris. 1*74, p. S 4 .'.— D'après Graham i Journal d'un séjour fait tlu.r Indes Orientales. ISflit-ll. (îetiéve, ISIS. p. 17C) les Siugbalais fument aussi les racines de la Datura fast nom et tie la lut titra .Wefef. qui croit en attendance dms ies environ* de Coiom». comme remède contre l'alloue spasni"dique (pour les détail* reia'iis à l'u sape des diverses espèce* de Datura et d'autres solanacées, consulter Caoka, 1h* ttren sisters of sleep, l.uudou. p. i'ii et *u:v.).

(I?) To»l. V India Orientale. 1H7»;.

1 13) La boue eu or destinée à contenir le bétel pour i'L'mpereui' de limitante était si massive, quelle était une charge nés lourde pour celui qui devait la porter derrière lui (Symss. Relit, d. Camli. angl. M7'.V>j dans le royaume d',\ra, liai. Castara. Pans. l*ou. H. p. -.'ire.

(14) tl y a uussi eu Hirtuaiiie -le grands mineurs d'opium. iVilctiibilude leur tiroeure un eau rage passager. Le fumeur l'opium se rencouti\! dans toute» (es région* du pays., passant si vie àerierde ville en vilie. qu'il suit marié uu célibataire. Tantôt u vit dans i'ai sauce. Miitù* dans la insère, faisaul partie d'uoe troupe d'iiiMri'Us. Mais souvent la grace et l'habiieté avec lesquelles îi joue lie J.i harpe attirent les regards de quelque jeune femme, dont les bijoux et les bracelet» ue tardent pas à devenir sa proie (Smith, m Sour. Ann. Voyag. HO.me. IS4I. II. p. 1['J).

(I5> Cfr. Dt Candoll», Orig. d. planus cuti.. 1**3, p. 114.

de se faire un grand trou dans le lobe de 1' oreille, pour y mettre, non dos anneaux d'or ou d'argent, m;iis des petits morceaux de cigares, qu'ils cotnervaietit pour les fumer. Chez ces peuples, hommes, femmes!, enfants, tous fument les cigares (1). Ils se servent aussi d'une petite pipe, qu' ils ont presque toujours à la bouche (2). Offrir la pipe au visiteur en se la retirant de la bouche est la plus grande politesse, qu'on puis.se faire à un Birman (3). 1/ offre de la pipe ou du cigare aux ambassadeurs fit même partie «lu cérémonial tic Cour, lors des receptions solennelles faites par le Souverain (4). Cependant fumer dan* une pipe d'argent est une distinction réservée, ainsi que le palanquin, aux classes sociales élevées ('>). La Km ne fume même pendant les réceptions (6). Le premier Ministre avait i' habitude de fumer dans une pipe, dont le tuyau eu bambou était long de •"> à ts pieds, termine par un bouquin en or, at dont, le fourneau était en terre cuite garnie d'argent. Le tabac à fumer est on feuilles sans aucune préparation. <»u le coupe seulement en petits morceaux, et I' on en bourre la pipe (7).

Ces naturels devinrent donc des fumeurs infatigables. Dès l'âge de 2 ou 3 airs ils "lit le cigare à la bouche, et si.uflleiit des bouffées de tabac avec la même gravité que les adultes (8). Les e gares se portent dans les mémos boites que le bétel, qui soin souvent en cristal de roche (9).

Le tabac produit ne tarda pas a devenir un objet d' échange. Celui du Pégou se dormait pour obtenir des noix de coco, dont les Birmans sont très friands (H.)». Les naturels de la montagne cèdent leurs marchandises (11) en échange du tabac, qui pousse bien dans le territoire d'Aeng (1. c. p. 163), et dans l'île de Chadoba (1. c. p. 165). Celui qu'on obtient dans la piovince de Bassein est , au contraire , do qualité inférieure II. c. XXXIX. 1828, p. 201. La culture est plus étendue dans la vallée de la partie septentrionale de la Birmanie (12). Celui de Maulmeh» peut être comparé aux meilleurs îles Indes (13).

En général, le tabac qu'on obtient en Birmanie est de qualité supérieure (14), même excellente (16), mais la quantité est insuffisante pour les besoins du pays (1826), tandis qu'on pourrait en produire au delà du nécessaire (16). Par la suite, pourtant, la culture a toujours été en augmentant, aussi bien pour la bonté intrinsèque du produit, que pour la grande consommation qu'on en fait, dans un pays, où tout le monde fume, y compris les enfants (17).

Les peuples Thiheto Birmans désignent le tabac par des noms divers : Kuanmat , jakkon, yinheu, jarha, jakliu, ysè. yen, tosu. La pipe s'appelle: Kok, Khok, phtûlu, chuêbotug. ythû, ynOmij, latsu bodo ; et fumer, se dit ainsi : ligne, thangha, kunytn, arathu, iakutuj. ythii. hopyen, ulsu to (18). Par ces vocables, commencent les dénominations chinoises du

il) Ctr. Eyriai et Klaprotti, I. c. J.me S*r. XIII. Itf». p. 224. '•-') Carey, tu Eyrifa et Hall» Brun. 1. c. If'jrt. XXIX. p. 335. 3j HimUor. iu Eyrlet et Klapreth. i. c. 1*27. XXXV. p. I02 ■•4) Crawfurd. 10 Eyrlei ei Klaprotti, I. c. I*?S. XXXVII. pp. 5\>, 3il. 3 IV '5> Hadton. ni Eyrièi et Klaprolh. I. c. IH'.'T. XXXV. p. HW.

ftii Brvalalll. urfuglesi ni Rirmania {fir. Boll. No--. Geogr. ilcl. 2.' Si»r. XI. IKw), p. 224..

•'• Chaaloar d'Argé. Voyage dit Capitaine Hiram Coi 'hint V Empire (let Birman*. ISQÔ. II. p. 181.

<*, ( fr. Eyriki ei Malla-Brun. I. c. 1t*2«. XXX I P . 2tt.rifc Chaalear d'Arge. . r. I. pp. 0. 11. m.

(10) Sonnerai, i. e. III. p M.—IW) Heber. m Eyrlèi et Klaprolh. I. c. I*'jS. XXXVltl. p. HK.

<"I2> Duoiont (PUrïllla. I. c. I. p. 172.~tl3) Ricliii. 1. e. VIII. ISS3. p. 7fiJ.

04) Chaalour d'Araé, I. c. I. p. XRVI.;— Symas. I. c II. p. J •'.»; -Minttllo «t Malte-Brun, (isogr. XI. 1*13. p.464. (I.'O Malt» Bru», Gtogr. unir.. .*. me e i. Huai. 1S4I. V. p. 340.

i|fi> Cfr. Eyriii et Malle-Brun. I. e. I82fi. XXXII. p. 2'.)7.-(l7) Reclus. î. c. VIII. 1S<3. p. 704.

'I*' l»l»irr»-Pontnlli . "m- '/ifWt/ic\< po],uhi)ious rfii .Yor.f <<V V fntio rl,in-' • i il Jour. .1«.7f. . S n:e

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