‹ Histoire géologique de la merChapitre 49 sur 58 · T. V du Traité de Paléontologie de Zittel · texte numérisé non relu

T. V du Traité de Paléontologie de Zittel

phicœ seraient des éponges ; d'autres formes ne seraient que des pistes de crustacés, de mollusques ou des traces inorganiques dues aux agents géologiques (temps, pression, glissements), ou enfin, comme les Confervites, de mauvais débris de plantes plus élevées en organisation. »

Les chondritées, qui se rencontrent en grandes quantités depuis les couches siluriennes jusqu'aux formations tertiaires, nous paraissent, étant données d'ailleurs les détériorations qu'elles ont nécessairement subies, s'expliquer ainsi que nous venons de le dire d'autant plus sûrement que des échantillons exceptionnels présentent quelques affinités avec des formes récentes ou mêmes actuelles. Tel est le cas de Phyllocorda du dévonien supérieur de Thuringe et de Larninariopsis africana de l'Afrique occidentale, que nous avons eu nous-mème l'occasion de décrire *.

Fréquemment, là où la forme botanique est le moins bien conservée, on rencontre des amas lenticulaires de matière tourbeuse ou ligniteuse, qui pourraient s'accorder, nous semble-t-il, avec l'idée qu'elles représentent la projection verticale, sur un fond marin, d'une prairie flottante de sargasses.

1. Compte rendu du Congrès des Sociétés savantes, 1904 p. 156, avec figure. Paris.

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