LES SOURCES MINÉRALES
tnenl de Ludion, pour empêcher rinfiltration de Teau de pluie -et corriger les défauts de certains griffons chauds, lesquels «lais- ■sent échapper, dit M. (iarrigou('), de nombreux filets qui, s'épanchant dans les terrains meubles environnants, diminuent d'autant le volume des sources et permettent dans celles-ci Tac- <3è8 d'eau froide étrangère, dont Técoulement est irrégulier et inconstant. M. François a porté à cet état de choses un remède radical en infiltrant des eaux froides dans les terrains meubles et en tenant leur niveau constant. De cette manière, par suite de la densité différente des eaux chaudes et des eaux froides, celles-ci repoussant les premières vers leur source, les maintiennent vers les griffons et font que la régularité constante dans le niveau de Tcau froide entraîne la régularité du débit, de la chaleur et de la sulfuration dans les eaux chaudes. De plus, le mélange avec les filets d'eau froide étant empêché, la sulfuration et la température se trouvent au maximum. » Outre le soufre en grande quantité, les eaux de Luchon contiennent un peu d'iode et des traces de phosphates. Ce sont les eaux les plus alcalines des Pyrénées.
Les eaux de Saint-Sauveur (Hautes-Pyrénées) donnent à la peau une sensation oléagineuse, tant est grande la quantité de barégine qu'elles contiennent. Cette barégitie est le mucilage formé par les micro-or^ranismes dont nous avons parlé, des algues qui se pourvoient d'oxygène aux dépens du sulfate de soude existant dans le sous-sol et le ramènent ainsi à l'état de sulfure de sodium auquel est due l'odeur caractéristique de ces eaux. La réduction est d'ailleurs poussée plus loin encore, au point que la plupart des échantillons de barégine abandonnent ^u sulfure de carbone dans lequel on les immerge une quantité variable et parfois notable de soufre libre qui se sépare par simple évaporation.
Ax (Ariège) a un bassin au fond duquel se dégage une barégine rouge. Plusieurs de ses sources contiennent du soufre en nature. On y soigne, comme dans les précédentes, le rhumaiisme et les affections cutanées.
Citons encore les eaux d'Aix-la-Chapelle, dans une tout autre
^*) Monographie de Bagnlres-de-Luchon.
Stan. Meuiiier. — La pluie. 12
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région, dont le soufre, selon Funtun. tire son origine de b df-composition des sulfates et de leur transformation en sulfure par les matières orjfaniqiies contenue> dans les terrains secondaires qu'elles ont tra\erst's, ainsi que le témoignent les coquille» et les détritus de plantes marécaf^euses qu'on y renconlre. Ce seraient des sources primitivement salines, qui ne deviendraient sulfureuses (|u*acci(lentellement. Et là non plus, il ne faudrait pas oublier le rôle des algues tliioi:ènes, découvert précisément par Fontani ' ).
Piatigorsk, en plein Caucas(\ dans le massif du Beclilaou. fut une station balnéaire exlrémem(»nt fréquentée des Russe». car, outre ses eaux sulfureuses, elle en a de ferrugineuses et dalcalincs.
Les llot-Springs on sources chaudes, sont des eaux sulfureuses de Tancicn pays des Mormons, aux États-Unis, qui forment un lac dont la circonférence est de 'i à 6 kilomètres, selon les saisons. L(»ur température est d'environ 5o". Elles ont. comme les noires, dos vertus curalives, que les Mormons préféraient a|)peler purificatrices.
Les eaux sulfatées sont avant tout des eaux purgatives, et il suffit de les nommer pour n'en point douter : PuUna et Sedlilz, en holiémc. llunyady-Janos, en Hongrie, Epsom, en Anglel<Trc, Montmirail (Vaucluse) en France. Les sulfates (judles cniiliennent sont, suivant les cas. à hase de soude ou de magnésic. A \i\ en Sa>nie, II y a deux sourc(»s princi|)ale8. qui ne s'emphûent (pi'à rusat^e externe : c'est l'eau dalun, u 47*. qui cnnliiMil du siillat(* d'alumine et l'eau de soufre, à 54**. L'eau d'alun paraît verdatro dans les hassin^. à cause des confervesqui s \ développent. Les pluies ahoiidantes font baisser sa température. Li's rhumatisant'^ tirent de très ^^rands bienfaits de ces eaui très abondantes.
Dans le départtMuent d(» l'.Xveyron, à *i kih)mètres d* Aubin et ;i :>'i dt» Hodiv. rst situé le village de Cransac dans une vallée dominée par des montagnes formées de bancs puissants de houille et d un schistt* pvriteux mêlé de fer carbonate. De ces
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