RÔLE DE LA PLUIE DANS I/ACTIVITK DE L'ÉCORCE HE LA TEHRE
de la Manche, de la mer du Nord et de la Baltique et qui s'est étendue en Picardie à une zone de plus en plus étendue vers le S.-E., déterminant une inclinaison de plus en plus accusée dans le sens opposé (N.-O.). Le pays a pris, toute proportion gardée, la manière d'être d'une toiture dont le faîtage est à l'opposé de la mer.
La pluie, tombant sur ce toit, s'est comportée comme sur toutes les pentes analogues, c'est-à-dire s'est écoulée du haut vers lej^s. Elle y a creusé ces petits ravins qui nous ont occupés ailletirs et qui présentent si nettement l'allure régressive qui conduit à des captures.
C'est un phénomène qu'on peut voir bien fréquemment en pleine réalisation, sur le versant des tranchées de chemin de fer creusées dans le sable non encore retenu par le gazonncment et qui éprouve l'action de la phiie. A l'heure même où j'écris (janvier ig^îo) c'est ce qui a lieu, sur la plus magnifique échelle, dans les tranchées qu'on élargit, au travers des sables dits de Fontainebleau, enire Versailles et Saint-Cyr.
Ces sillons s'élargissent par éboulement et par entraînement sur les tlancs de leur vallée, de façon que, pour chacun d'eux, les versants se comportent comme la surface totale de la région picarde et, dès lors, la surface continentale se couvre d'un réseau plus ou moins orthogonal de sillons : les uns, principaux, encaissant les rivières qui so jettent à la mer, et les autres, secondaires, dirigeant les afiluents dont Daubrée a donné les diagrammes, comme confirmation de sa théorie mécanique.
Le même phénomène se présente, avec des variantes, en maintes localités. Si la pente primitive est sudtsamment accentuée, les afiluents des courants principaux ne leur seront plus perpendiculaires. Ils ressentiront alors les effets d'un entraînement vers l'aval et leur direction s'établira sous un angle plus ou moins aigu suivant que la pente sera plus ou moins forte. D'un autre coté, mille incidents, relatifs à l'hétérogénéité du terrain, pourront rendre le treillis de ces canaux de drainage naturel moins net, mais on pourra toujours le retrouver facilement. Ajoutons que les localités ne manquent pas où il y aura association entre des vallées de fracture et des lits de simple érosion plu vi aire.
Staîi. Meunier. — La pluie. i5
^iiL^
:î26 i'.ULLAHOKATION l)K LA PLIIK Al X FONCTIONS AlTONtïMKS
Fi(>. 33. — Petit appareil <le l.il)orat<>irc |M)ur Taire conipn*nclro les» rin'onslanceprincipalcH «les éruption» \ol«-a niques, nlor de bois en deui partira 11. Il et F, F M'pan'cs pnr un plan inrlino selon lequel on {>out ieii déplacer IransverHaleninit. La portion II contient .sur la gaucho. dauH une poche préaluhlement nicnagf'v, du i^alile humide imprégné f^ vinaigre et la portion F contient du carl>ona1e de chaux.
Le rôle de l'eau de pluie ou infiltrée dans la fonction volca nique. — La croule lerroslre se rompose de roches su|>erposée de plus en plus cliaudcs, jusqu'à une soixantaine de kilomètre:
de la surface, où de par la lo de distribution de la chaleur i/i Utuc, règne une température A •<0()o", complètement incompalil)l(» avec Tétat solide.
Or, une infdtralion Muenso.
émanant de la surface e^limen-
téc par la pluie et les océans, sc
|)ropage sans cesse à traversiez
roches cl nest arrêtée dans son
voyage centripète i|ue par la
haute température, des coucher
profondes.
Par ronsétpicnl, la croûte terrestre, considérée dans sou
ensemhk\ se compose de deux zones concentriques, dont l'une
est humide et l'autre anh>-
dre (lig. f.l) cl 2/1).
A la suite des dcplaccnienls considdrahh»s dont nous venons de parler, d<*s rcchaulfements locaux dt* la zone liumidc di'termiiient la production (le roches vok*ani- (pics loisonnantes, c'est-a- (hre (le ro(*hes impn'gnccs, par occlusion, de vapeur cxplosivt». Tant que le laboratoire souliMTain reste fcriiK', lecaluH* \ rt'gnc coinme dans une boiileille de <'hanipagnc
boiichce. Luc eoninuinicalion est-elle ouverte avec 1 extérieur. par une de ces cassures (pii ab(»ndenl en certaines régions, la manilestation volcani(pic se pn^Iuit : la bouteille de Champagne dcbouchtic. une partie de la li(pieur se pulvérise soudain et fait expl(»sion: elle est lancée en Tair comme la cendre volcanique.
Fp>. VI. — Appareil di' la figure 33. dont «a ■ déplacé If» deiii partie» Tune par rapport a l'autre Le ^li>»enirnt latéral avant ammê b porlu'ltf à vtnaitfrf au contact <W U pocWtte a (-arlMinato di* chau\, il en e*t réwilte drt ^.iit^ comparahie» au n'-chaiiilî'aieot d'nae riH.*lii> inipré(:nét^ d'eau par kmi rtN-oumwfl jtar di'h matériaux i»ftu»(ieaprofoDdeijn. Aomi il' di'^acement de l'acide carbonique Ubérr proiinit-il de» apparence* toitte* cmnparabln .1 la «éric des phénoairnet de réfhjuffff t df!< lalniratoires v(dcaDiquc« : une Têritafak explo<iion.