ROLE DE L'EAU DANS L\ FONCTION VOLCANIQUE
tandis que la poiiion reslanle^ emportée par les bulles de gaz qui s'engendrent dans sa masse, s'élève dans le goulot, s'extravase et s'épanche comme fait la lave découlant du cratère du . volcan.
Le moteur des explosions volcaniques est donc la force expansive de certaines vapeurs et surtout de la vapeur d'eau. L'eau est le plus abondant des produits rejetés par les volcans, qui sont ainsi de véritables sources thermales : des mesures approximatives ont montré que chaque explosion de l'Etna rejette, sous forme de panaches de vapeurs, des milliers de mètres cubes d'eau.
iSous avons, dans les Convulsions de VEcorce lerreslreÇ), rapporté des évaluations qu'il faut répéter ici.
M. le capitaine Vernier, dans un travail relatif à la destruction de Saint-Pierre (Martinique), développe une formule qui lui permet de calculer la température à laquelle il faut porter l'eau pour avoir le même potentiel qu'un explosif connu C),
Si on choisit le potentiel de l'acide picrique, on trouve que la température doit être portée îi 767**, ce qui n'a rien d'inacceptable, étant donnée la température des roches volcaniques. « Dans ces conditions, dit l'auteur, si toute la chaleur était transformée en travail, 1 kilogramme d'eau pourrait, comme 1 kilogramme d'acide picrique, produire 819 tonneaux-mètres, c'est-à-dire Téncrgie nécessaire pour soulever à i kilomètre de hauteur un poids de 819 kilogrammes. Un mètre cube d'eau produirait le travail nécessaire pour élever plus de 3o tonnes à 10 kilomètres de hauteur (^). »
M. Matteucci a fait des calculs analogues (*). La plus grande hauteur atteinte par les bombes et les scories a été de 5^7 mètres, lors de l'éruption de 1900 au Vésuve. Le plus grand des blocs lancés le 9 mai mesurait environ '22 mètres cubes, avec un poids
(*) Un volume do la Bibliothèque de Philosophie scieulifiquc, in- 18 (5* mille), Paris, 1910. p. 'ioA.
O On sait qu'on onlend par polcnliol d'un explosif le travail maximum d'un kilogramme de cet oxplosif.
(*) Note au sujet des circonstances de la destruction de la ville de Sainl-Pierrc, le S mai 1903 ; brochure in-8, sans lieu ni date.
(^) Comptes rendus de l'Académie des Sciences, t. GXXXI, p. gCS.
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Il l.'iut din* «jij*- toijU.> r^'^i vapfijr'i ne sont pas de la vapeur iVi'HM . mat'* cJU' V f>t |in'diHfiiii;iriti'.
\s*'s /rrupliori^ dornK'iil lien à ff qu'on a appelé Tor/i^p fv>/r#iii'njin' : r/rnorin** |irodiJcli<*ri ffleflrirjijo que supposent ses ^'igantfrsfiiicH /rrlatrs d«*rivf' M*ai^einlihililf*inent des frottements dé^elopp/'H «înln- touUrs les |)arlirul*;s projetées. Et cette prriductîon «'I Nou\<*nt (h;s conlro-coups ni/'trorolo^^iques.
W'ivw i\\ii* l«'.s i'Xplo^inns puissent avoir lieu dans tous les 1(*fin)s, on remarque r(q)(*ndanl (|u elles coïncident souvent avec des perturbations atmosphériques et, d'après ce qui précède, on pourrait noire cprelle"^ les délerminont.
Sîiess(') il appelé ralt(*ntioii stir dos faits de ce genre, et Ton remarquera tpie le réveil du Pieo de Toyde, à TénérilTe (novemlire njnj)), a élé suivi du (léelialnemcnt d'un violent cvclonc, rausanl de/^'rinds déjj^als hur terres et de graves accidents sur les l'oles. Très rré(pieminent aussi, lorafic» volcanique, développe dans la (*olonn<* <le eendres, (x^casionne dos pluies torrentiellei^ et l)ouiMi«»es <pn augmeut(*ut. et souvent dans d*énormes proportions, les ruines des régions avoisinaules. (V' fut par une de ces pluies de remlres (*t dtsui tpie Ponipéi se trouva engloutie en 7M
PnuU'It SrrojHM ) ra(M»nle (pie les (*endros fines de l'éruption du \e>u\e.eu iS»», ipi'il \il l)ala\éi»sle longdc la montagne par dt*s pluit»> lorrenlielles, s(» i*on>olidèrent en une roche e\trèmeinenl dure el leuare. ne st* eassaul que sous un coup de marteau Ires srr , e\ideunnen(. Ie< |>.M*lieule> i*n étaient agrégées par une osprti* de eo|i,\sion. i^>unne la prise du mortier ou du ciment. Les touches y\c tuT dur^M. tpii re<'ou\rirent lloreulanum à la pioloujeiir vie linquaule à lenl eiutpianlo pieds, furent, sans aiieuu dtMile. pri'Juiles de eelle laeon [>ar I éruption de 79.
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