CIRCULATION SOUTERHAINK DE L'EAU CHAUDE
mées, et par conséquent leur schistosité, peut être ici laissé sous silence. Mais, à l'inverse, le fait de la cristallisation de chacun des minéraux constitutifs, Tabsence de masses importantes résultant de la fusion sèche, la présence, dans Timmense majorité des cristaux, de petites vacuoles renfermant des substances volatilisables, sont des arguments décisifs en faveur de l'activité aqueuse.
Rappelons enfin que le procédé que nou^ avons choisi tout à l'heure d'une disposition propre à conférer à Teau d'infiltration le pouvoir métamorphique n'est pas le seul qui puisse déterminer les changements dont il s'agit. Nous connaissons au moins deux autres ordres de réactions, grâce auxquelles le même effet est obtenu, et la seule communauté qui existe entre les trois méthodes et qui a trait à l'intervention d'un foyer de chaleur, agissant sur un massif rocheux préalablement imprégné d'eau, jette sur cette question la lumière la plus éclatante.
A côté du type de métamorphisme, c'est-à-dire d'échaufïement de l'eau, qui vient de nous occuper, nous savons, en efiet, que l'injection déroches éruptives au travers de couches sédimentaires, môme très récentes, développe de chaque côté de la muraille souterraine qu'elle constitue, des zones métamorphiques aux dépens des roches encaissantes.
On peut même remarquer que l'intensité du métamorphisme ainsi développé est distribuée dans la masse modifiée, de façon à se montrer beaucoup plus grande, au contact, puis au voisinage de la masse chaude, c'est-à-dire du point émanant la chaleur, exactement suivant la répartition du métamorphisme sédimentaire, qui va en augmentant avec la profondeur, ou encore, ici, avec la proximité de plus en plus grande de la région nucléaire.
Enfin, et pour compléter la démonstration, l'étude des chaînes de montagnes nous montre que les roches soulevées et charriées le long des </f'Oc/a5e5, sont d'autant plus métamorphiques qu'elles sont plus voisines de ces zones de destruction de force vive, c'est-à-dire, encore une fois, en raison de la proximité du point de rayonnement thermique. C'est le métamorphisme orogénique ou dynamique.
On nous permettra, à cette occasion, de faire remarquer l'im-