CIRCULATION SOUTERRAINE DE L'EAU CHAUDE
lises. Ce conglomérat renfermait également de très nombreuse^ médailles, probablement des milliers, dont beaucoup ont disparu, quelquefois en laissant leur empreinte, pour donner naissance à des minéraux, de formation nouvelle, qui ont agglutiné le sable quartzeux enveloppant la médaille, « de manière à présenter la forme d'un sphéroïde aplati ».
(( La couche cimentée du fond du puisard, dit Daubrée, à qui nous empruntons ces détails (*), siège des principales réactions chimiques, était interrompue au centre de ce puisard, sur 20 à 3o centimètres de diamètre, sans doute à cause de la force ascensionnelle de Teau, qui a même corrodé une partie du béton établi dans le voisinage de la colonne ascendante. »
Et l'auteur passe en revue les diverses espèces minérales rencontrées à Bourbonne, et parmi lesquelles sont les zéolithes et autres substances engendrées dans le béton, par une réaction sur les matières que renferment ce béton. -
Comme dans beaucoup de constructions romaines, il y a à Bourbonne quantité de briques disséminées dans la chaux, et c'est surtout dans les boursouflures de ces briques, visibles ou microscopiques, que les substances minérales nouvelles se sont développées. (( Les zéolithes se sont développées par Faction de l'eau thermale, qui a traversé durant des siècles ces matières poreuses, briques et chaux, comme celles qui se sont formées dans des conditions semblables à Plombières et à Luxeuil. » Les zéolithes de Plombières sont en cristaux très petits, tout à fait limpides et incolores, aj^nt la forme d'un prisme hexagonal, et ressemblant beaucoup « à celle qu'on a découverte, au lac de Laach, dans du calcaire enveloppé par la roche volcanique ».
Dans ces mêmes briques de Plombières, on constate que des cavités étaient tapissées de cristaux incolores ayant les caractères de la chabasie. Les mêmes géodes contenaient aussi des cris- • taux de christianite ou harmotome calcaire, mâclés et ayant la forme des cristaux de la nature, comme ceux signalés à Plombières.
(*) Daubrée, Formation contemporaine de diverses espèces minérales cristallisées par la source thermale de Bourbonne-lcs-Bains (1876).
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On pourrait s'ctoniicr à preiiiicre vue de voir mentionner ici un pliénoincne d'une si minuscule dimension. C*cst qu*îl éclain* la théorie de la produclion naturelle de maints ptes minéraux, quelquefois de dimensions colossales, dont nous dirons un mot plus loin, dans la partie réservée aux travaux anciens de h pluie.