COLLABORATION DK LA PLUIE A LA RÉDUCTION DES ROCHES
principalement dans les courbures des glaciers, des chocs pouvant déterminer des fractures et surtout une surcharge qui, dans certains cas, est considérable et qui amène des déplacements des centres de gravité des masses constitutives provoquant comme une augmentation de la pesanteur qui se traduit par une collaboration à Técoulement.
C'est à la suite de certaines réactions de ce genre que plus d'un glacier a manifesté, dans la région de sa moraine frontale, un accroissement subit de sa vitesse de translation, pouvant se continuer un temps plus ou moins long, d'après le délai nécessaire à la conquête d'un nouvel état de stabilité.
En tout cas, l'eau liquide résultant de la perte de force vive se comporte comme une sorte d'huile lubrifiante, qui facilite la mobilité générale des glaciers.
Collaboration de la pluie à la réduction des roches en éclats attaquables par la gelée. — Au nombre des actions déterminées par la pluie qui entrent dans l'élaboration de la terre végétale et des autres matériaux pulvérulents de la surface terrestre, se présente l'intervention de la température variable.
Le plus facilement sensible de ses effets suppose la congélation, infligée à la pluie des sa précipitation sur le sol plus ou moins perméable.
La pluie imprégnant des roches poreuses peut, en se congelant, agir d'une manière mécanique avec une énergie, qui devient décisive, dans des phénomènes d'érosion.
Beaucoup de pierres calcaires sont, comme on dit, gélives. A la fin de l'hiver, on retrouve des coupes de carrières laissées quelques mois auparavant compactes et qui sont pulvérisées. Ces pierres sont la plupart du temps des mélanges de particules calcaires et de particules argileuses.
Ce peuvent être aussi des marnes ou des granits, comme le rapakivi de Finlande, dont on a fait les remparts de Cronstadt, les quais de S-Pétersbourg, un beau granit porphyroïde, gris ou rose, à larges cristaux lamellaires, qui n'a que le défaut, grave à la vérité dans les pays froids, de se fendre à la gelée.
Ily a des roches calcaires qui ne sont point gélives, ce dont
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profile Tari des constructions pour trouver en ces roches d*excellents matériaux.
Le débit des roches péhves est très varié d'un type à un autre: parfois, il y a pulvérisation pure et simple : souvent, réduction en écailles assez uniformes comme grosseur et parfois 'en petits polyèdres dont la forme dépend de beaucoup de circonstances.
Si une arj^^lle bien impréfrnée se conjj^èle, elle au<j^mentera de volume et se fractionnera parfois en petits prismes rappelant les colonnades basaltiques, dont ils semblent une réduction, c'est ce que les paysans de plusieurs ré^âons expriment en disant fju'ils ont affaire à des terres c/umdellenses, qui réalisent en (pielque sorte par elles-mêmes un véritable labour spontané. équivalent à un binaire, très favorable à Tensemencement. . Mais un des effets les plus intéressants de la gelée sur les roches est Téclalement des silex de la craie, parce qu'ils concernent une (juestion de la préhistoire qui a le plus préoccupé les archéoloirucs.
A la suite des mémorables travaux de Boucher de Perllies et de ses continuateurs, on sait maintenant que d'innombrables ^vénérations humaines ont précédé celles que la tradition nous avait habitués à considérer comme primitives : elles nous ont laissé des preuves irrécusables de leur existence, et particulièrement des silex, présentant manifestement les traces d'une taille intentionnelle.
Cependant, si un nombre considérable de ces objets présentent des «aractères de forme auxquels on ne saurait se trom- |)er, il en est d'autres, au contraire, qui, bien que reliés aux haches polies par des intermédiaires tout a fait continus, ne possèdent que des traits plus ou moins contestables : et, à chaque instant, les anlhropolofrisies restent en suspens, quant à savoir si tel éclat de silex a été produit par l'homme, ou s'il est le résultat dv fractures spontanées ou accidentelles.
Le doute à cet égard est d'autant plus permis que la fabrication des plus belles pièces a été accompagnée de la séparation de lames et d'éclats parfois tort irréguliers et qui n'en constituent pas moins des produits du travail humain.
Dans les cas où les éclats dont il s'agit ne sont pas associés a