LES TRACES FOSSILES DE LA PLUIE
Il serait d'un très haut intérêt do comparer à la pluie moderne la chute de celle qui est tombée durant la série des époques géologiques. Les traces qui peuvent seules nous en rester, et qui devront nous suffire pour établir des conclusions, sont malheureusement très rares et la raison en est bien facile à comprendre. Filles ne font, en eflel, que partager le sort de toutes les traces des phénomènes continentaux.
Un moment de réflexion suffît pour reconnaître qu'une foulée d'animal terrestre a beaucoup moins de chance d'échapper à la ilestruction (ju'une trace de bote aquatique. Celle-ci très fré- <|uemmenl est recouverte par des sédiments tombant au travers ile leau calme, et si la qualité du remplissage est suffisamment diflerente des caractères de la matière impressionnée, le moulage pourra se faire et môme se conserver, pendant des temps prodifrieux.
C'est ce (|ue montrent les collections de paléontologie, où bien des fossiles n'ont été représentés que par des moulages de pas ou de drplacenients, jusqu'à l'époque où des débris, tels <\ue des os, des dents, des écailles, etc. ont été trouvés.
Quand un sol pouvant avoir reçu des traces physiologiques est soumis à riiiorulation, par exemple, par la montée de. la mer, la première (*()nsé(|uence de l'arrivée de l'eau est la suppression de tout vestijze et le nivellement de très larges surfaces. Il y a
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longtemps déjà que j*ai montré que la conservation est duc le plus souvent ù Tex tension, avant Tinondation. d'une couche de sable qui s* accumule dans la dépression de la roche imprimée et que nous supposons plastique et conséquemment argileuse, et c'est ainsi que se sont conservés tant de merveilleux échantillons.