INFILTHATION I)K I/KAi: DK l'Ll-IK
période anlhracolilique ont été relevées en si grand nombre, dan rinde, en Australie et dans l'Afrique du Sud qu'elles ne lai<*« plus de doules d'une véritable /)mo(Ze glaciaire carboniièreo permiennc au moins en ce qui concerne ce pays. »
Le terrain permien a conduit à des observations analoi:ao«<l Hamsay pour le StalTordshireC), de Hall pour rirlande(')J Sutherland('^) et de StoAv(') pour diverses régions du contioei africain, de kohen pour l'Inde (").
Mentionnons seulement pour le trias le mémoire de Ram^ sur le Uothliegend de Thuringerwald (*) et celui de Wilkii son(') sur le conglomérat de la série de Ilawkesburg dans I \ouvelle-(ialles du Sud. Jud ("*) a regardé comme glaciaîrcsdi brerhes de Toolitlic supérieure du Nord de TËcossc. Escherdel f jintli C) a prétendu reconnaître des galets glaciaires [dan^ I crétacé des Alpes et Godwin Ausleen('^) dans celui de Cro\d'} en Angleterre. Pour Téocène, il suffit de citer Croll (") ponrk bords du lac de Tlioune et J. Martin Ç^) pour la Bavière elph sieurs points de la Suisse, et cola nous amène aux cnache t(»rtiair('s supérieures, où le phénomène glaciaire a laissé, comm dans le quaternaire, des traces qu'on ne peut discuter (").
Nous n'avons pas à revenir sur les preuves que nous avon données quant à rindépendancc absolue des deux phénomène de l'existence de glaciers et de la striation des roches. Or. cett conclusion est d'une ^rravilé (|u'on apercevra quand on saur (jue les cartes gé(»logiques représentent de gigantesques étendue <le territoires pour retle seule raison qu*<m y a reconnu la pr?
(M llritiali Assorintion firport («le iJ^^A), |». <|3.
{') (irolwjii'nl Surrcy of Irrlaiiii, p. I'à (\S~'S).
(•*) (JiKirtrrly J'Hirmil nf (Wohnjual Snrieiy, if<7t), l. WI, p. SlT).
(•) liritislt \ss'"'inti'in Ht'porl (i^So).
(') \rnrs .Inlirlui'.h MinrrnliHju' /Viitan*/ (hjo-), p. 548.
(' ) Ph'dosnpliitul M(igii:inr, V h«ri(;. l. \X.I\, p. 790.
(") Philosophirnl Mntjuzinc, 18S1. 5" svv\k\ t. VIII, p. aSy.
(") tjiitirh'rly Jourri'tl nf tlit^ firuht'jiral Stv'irty. t. WIX, Londres.
('•) PhUosophii'iil Mti'ia:inc. V M-rir. l. \\I\, p. «go. ('") (hnirterly Journal of Ow <ie(>ln,fi:til Snriety (18S7). <") t'Aimnle (uvl Timr, j). ^o^ (iSr»i).
(•-) liuUetIn '(*• la S'j''ii''ti' >j>''>lt,jimr île France, M >»Tie, t. Il, p. a^l. ("') Sl;uii>la> MiMinirr, La Glarirrs et les Montafjnes, p. 35o. L'n volume. Pvns
CAVERNES FOSSILES aQ^
sence de galets striés. 11 en résulte pour de certaines régions, et principalement des régions montagneuses ou régions à éboulis» une apparence d'extension glaciaire qui le plus souvent est erronée ; il en résulte aussi Taflirmalion d'une ou de plusieurs époques glaciaires, c'cst-a-dire de cahots dans l'évolution, si progressive au contraire, et si harmonique, des conditions météorologiques et de toutes leurs conséquences.
Pour terminer cette revue d'erreurs, nous reproduirons le passage suivant, emprunté au Traité de Géologie deM. IIaug(*): (( Les cailloux qui entrent dans la composition de la moraine de fond frottent les uns contre les autres ; ils arrondissent leurs angles, mais conservent des faces planes, ce qui les distingue des cailloux (luv-iatiles ou littoraux (*). Les galets calcaires présentent de plus les stries suivant plusieurs directions différentes, chacune correspondant à une nouvelle position du galet par rapport à son voisin. Ces cailloux striés caractérisent entièrement les formations glaciaires : un œil tant soit peu exercé Ç) ne les confond pas avec ceux que l'on rencontre quelquefois dans les éboulis. Les stries ne peuvent se conserver que dans des terrains imperméables ; dans les terrains perméables, elles sont rapidement détruites par les eaux d'inliltration, de même que les polis glaciaires ne sont le plus souvent conservés sur les roches que lorsque celles-ci sont protégées contre les agents atmosphériques par de la boue glaciaire (*). »
On me permettra de clore ce paragraphe par la citation de cette appréciation de M. Marcellin Boule, quant à Thistoire des galets striés: u M. Stanislas Meunier a montré, par de curieuses expériences de laboratoire, que les cailloux striés peuvent très bien se rencontrer dans de pseudo-moraines C^). »
Cavernes fossiles. — Il n'est pas d exemple plus frappant que
(') PaL'«'s 'i^)-^ «l \')H, Mil volume in-8, Paris, 1907.
(-) On ii';i auciiiK' prouve dirocle do ce régime de frolU'menl.
('') Kv«TCr à quoi .'
(^) Il -«• trouve <ju«' dans \v canton <le Vaud, aux .Vvants, à Blonav et ailleurs, le» placaco à ^idrts slrirs alimentent de» sources qui sont csx'nliellcmcnt incrustantes.
(') // \ii(lirop'jl(njit' dr février KjOi, p. l35.
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les cavernes, de la conlinultr enlre les phénomènes anciens et les faits actuels.
C'est en Belgique que leur étude paléontologique a été inauf^urée. Les recherches de Schinerling remontent à i83o et il a eu de nonihreux continuateurs dans son pays, surtout dans les environs de Dînant, où Ion peut signaler, entre autres, le Trou de la Naulette, sur la Lesse, et le Trou du Frontal, dans la vallée de la Meuse.
Leur soi, composé de produits slalagmitiques associés à des lits argileux ou sableux, a fourni beaucoup de vestiges organiques dont la réunion suffît à montrer la longue persistance de certaines cavernes.
Ce sont, vers la surface, des restes d'animaux semblables à ceux qui. vivent encore dans nos régions septentrionales temperé<»s. tels que Tours brun, le loup, le renard, le cerf, le chevreuil, le bœuf, le castor. Au-dessous sont des animaux qui ont complètement disparu de nos pays, mais qu*on retrouve dans des l<»calités plus ou moins éloignées, comme le renne et le gloa* ton, maintenant cantonnés dans la zone glaciale, le chamois et la marmotte, retirés dans les Alpes et les Pyrénées, l'ours grizzly {Ursus ferox) des montagnes Uocheuses de l'Amérique du Nord, le lion (^Fclis spelira), qui habite maintenant l'Afrique.
Viennent enfm des animaux complètement disparus de la faune vivante : le manunouth (lilrphas /trimif/enius), le rhinocéros à narines cloisonnées (li/ùnoreros firhorhinus), le grand hippopotame (//Y)/)0/)o/a//i//5mayo/'), l'hyène des cavernes (Jiywna spelœa)^ l'ours des cavernes (l rsus s/trliviis), le cerf à bois gigantesques ( Mt'fjaceros hiht*rnicus).
L'homme vivait parmi ces êtres maintenant fossiles et c'est de la découverte de ses ossements que l'on baptisa une caverne du nom de Trou du Frontal.
Il y a en Franco des cavernes célèbres, surtout par les traces <pie l'honmie quaternaire n a laissées de son industrie et de son art : ce sont, enlre toutes, celles de la Vézère : les Evzîes, Lau* gerie, la Madeh'iiie. Au Porlel (Ariège), on voit le portrait en rouLTC d'hommes datant des époques paheolithiques. La grotte <rAn*N a fourni de|)uis longtenq)s aux paléontologistes une grande (luanlité d'animaux fossiles, et la (irottedes Fëes, dans