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RÉFORME DE CLISTHÈNE

Alors Gtisthène, ayant &it faire silence y remercia les prétendants, leur offrit à chacun un talent d'argent (5216 fr.) pour reconnaître Thonneur qu'ils lui avaient fait en recherchant son alliance et fiança sa fille à Mëgaclès, fils dft x^ Àlemëon dont il a été parlé plus haut. De. ce mariage naquit tmstt^ènft. qui, après la chute des Pisistratides, eut la prin» eipale autorit4.dans Athènes. Une petite-fille de MégaiclSk Périclès.

La tyrannl^^e^Tisistralides avait été dans les derniers temps bien odieuse, elle contribua \k donner aux Athéniens cet amour de la liberté dont toute leur histoire témoigne, et qui leur fit faire de si grandes choses. Ils ne débutèrent point par là, car à peine délivrés ils retombèrent dans les querelles intestines. Clisth^e, chef do peuple, et I^gfoa^, chef des grands , se proscrivirent tour à tour. Le premier à la fin l'emporta malgré les secours fournis |)§rgpajBte à son rival; et, pour récompenser le peuple qui l'avait soutenu, il rendit la constitntion^us démocratique. Nommé archonte éponjme, il abolit les quatreanfi^nn^g tribus oh prévalait encore Tinfluènce des grancbs familles et les remplaça par dix tribus nftDVftltofi

''Ë^iîgmentation du nombre des tribus fit augmenter le nombre des sénateurs. Portés de 400 à S 00, ils durent siéger tous les jours, les fôtes exceptées. Chaque section du sénat était, à tour de rôle, en^^erîQfmence durant ujLdixième de l'année , et ses membres, nourris pendant ee temps aux frais de l'État, portaient le nom de mytams. La section se subdivisait elle-même en cinq commissions qui , chacune pendant sept jours, présidaient le sénat sous la direction d'un^de leurs membres, appelé épî^fgfe, dont elle tirait lé nom au sort,~et qui était chargé penaant lejpur que duraiyreesjqpctîons de earder les clefs de l'Acropole et du trésor, ainsi que la sceau dfiJLÊtat.

L'assemblée du peuple fut désormais réunie gp^^f^ foi« par nrytanie (espace de 35 à 36 jours), davantage s'il était nécessaire, d'après une convocaticm du sénat ou des genoux, et sous la présidence des ]gr]j;tajtf & dont le^ii^^ ou fjpiff**^^ indiquait les questions sur lesquelles l'assemblée votait.

Les arehontes restèrent au nombre de nenf nonunés àj'é- Jection, et nonj)as désignés parlesort, com&e ils le furent plus tard, quand ils eurent perdu les plus importantes de leurs prérogatives, que Glisthène leur avait laissées.

La nouvelle organisation fut aussi une organisation militaire; chacune des^ix tribus avait ses hog^tfest ses bavàliers et son général; le troisième archonte on poiémarqué^conservait cependant voix et autorité prépondérantes dans le conseil é^^guerre. Les généraux ne restaient qu u^e année en charge ; maisTeurs fonctions grandirent avec la democraue et i £xat. Au temps de Périclès, les archontes seront réduits à fair^ la police de la cité et à préparer le jugement des procès, tandis que les généraux dirigeront non-seniement les afiaires de la guerre, mais toute la politique étrangère. 13h attribue ausS à Clisthène rétablissement de Tostraci&xQe^ C'était un vote auquel on appelait le peuple dàiis les circonstances graves, quand TÉtat était troublé par dêfrd*^n- Rjnns ^fltftgtines ou qu'on le croyait menacé par lambition d'uncitoyen. Le votant inscrivait sur une C'ItViïïillB endmfe de cire le nom du citoyen qu'il jugeait utile d'éloignerde la yiJle. Le vote était secret. Les archontes faisaient le recensement des suffrages, qui devaient s'élever au moinsa 6QQÛ. Le cîioyên désigné parla majorité était banni pour dix ans. Sa considération n'en soiiïïràîfpas; ses biens n'étaientpouTE confisqués; il en gardait même la jouissance. Depuis Glijsthène, dix citoyens furent ainsi bannis : Hi^iparque, un parent des Pisistratides, Alcibiade, Mégaclès et Gdlias, trois chefs de puissantes maisons, Aristide, Thémistocle, Gimon, Thucydide l'Ancien, Dampn, un dès maîtres de iPériclès, et Hygerbolos, (font la conàamnation déshonora l'ostracisme , qui après lui fut aboli. ^#

Sparte voulut s'opposer à cette organisation démocratique d'Athènes, et un de ses rois, Cléomène , vint dans la ville pour renverser l'ouvrage de ClistEène, mais le peuple se souleva et le força de s'enfuir. Une ligue qu'il forma avec les Béotiens et les Chalcidiens ne fut pas heureuse. A deux jours d'intervalle , les Athéniens gagnèrent deux victoires sur ces deux peuples, et la défaiteJja&JGhalcidiens fut si

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complète, qu'une Égine , qui se mêl

partie de rT^nh<^g fut assurée à Athfenes. It à cette guerre , fournit \ Athènes i'occa-

sion d'armer quelques vaisseaux. Déjà Miltiade l'Ancien avait conquiTiîbtir elKlà CEèfson^e de Thrace, et son neveu, le grand Miltiade, venait de soumettre encore Lemnos. Athènes voyait donc, malgré la jalousie de Sparte, croître sa puissance, que les guerres médiques vont porter au comble.

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