COMMUNES
États secondaires du Péloponnèse. — Ëtats secondaires de la Grèce cen« traie. — Ëtats du nord et de l'ouest. — Première période de colonisation aux douzième et onzième siècles. — Seconde période de colonisation du huitième au sixième siècle. — Institutions communes aux peuples de la Grèce religion. — Amphictyonies et jeux nationaux.
lÉtats secondaires da Péloponnèse*
On vient de voir l'histoire des deux plus grands États de la Grèce et quelle était leur puissance avant les guerres médiques. Il convient de connaître les autres peuples qui vont jouer un rôle dans cette grande lutte ou dans les événements des temps postérieurs.
Au centre du Péloponnèse, VArcadie renfermait derrière sa haute ceinture de montagnes une multitude de bourgades qui vivaient isolées et indépendantes dans les vallons où elles s'élevaient. Deux villes avaient plus d'importance, Mantinée et Tégée, toutes deux rivales et ennemies, la dernière alliée de Sparte.
Sur la côte du nord-est se trouvait TÉlide , une des plus lertiles régions du Péloponnèse. Elle était fameuse par les jeux et par le temple d'Olympie ; son territoire était considéré comme sacré et la guerre ne devait pas en approcher. Sur la côte s'étendait l'île de Zacynthe.
A l'est de l'Élide était YAchaie^ qui renfermait douze peuplades obscures ayant chacune leur cité. Elles se tenaient soigneu-
LES ÉTATS SECONDAIBES. 63
sèment à l'écart des affaires généralei de la Grèce et s'eslîmaleot heureuses de leur obscurité.
iSù^iîiwélaitriche, moins pourtant que Conn(/ie sa voisine. La position de celle-ci, à l'entrée de l'islhme qni porte son
nom, sai deux porta eut les deux golfes Saronique et de Coriniha, loi avaient de bonne heure donné de i' importance. Etk aveiLiouuiJ byracusti, Liurcyreoicooiitruii, vers l'an 700, la première trirème ; anssi ses artistes passaient pour avoir les premiers moulé des figurée. Mais la richease avait amolli m peupla qui, puissant sous les Gypsélldes, au eeptième et au sixième siècle, se laissa complètement éclipser, au ctoqnième, par Sparte st Athènes. La jalousie contre la marine athénienne jeta Goriutbo dans l'alliance de L.acédémoue.
Plus à l'est, s'élendtùl l'Àrgolide, où s'élevait les vieilles
I. L'acrocorinthe esl une monUgna noarp^e huile de S73 mètres et couronnéa i'ane citadelle jadis impreDSile. De m plateau élevé od a nne vue admirable sur eB délit mera, i'Hèlicou, le ParnaBBe, Athène*. le cap Colonne (âuniim} et iea
telle mû.itiBrie qui gardait comme une ■enlinefle rânltâeduMloponniBe. On voit siir yii spjniiiei desdi^briB dolous ka igea, mura cyclopéens, construolion» belleiii((iii!8. mrtilIcaLJms TéLilienneB, eto. Coriatlie. détruite encore une fois dans la
■iJeiitH^te Butr|-p,ji'(itJ, plus qu'un ïHIjeb, ses deuï porl» «eraient irop peltlapour ks pljja medipcres bàlimeniB. sa forlerMse ne pourrait plue tenir que quelques
-Jiiun Bt (oaieMiJi!mB[jnilic«iKet il resle sept eolonnee du temple 4e Heptuoe H
cités de Mycènes^ de Tirynthe, d'Épidaure et à'ArgoSj celle-ci exerçant la suprématie et demeurant l'ennemie obstinée des Spartiates.
Phliontey au sud de Sicyône, formait un petit État dans l'intérieur des terres.
Quant au sud du Péloponnèse, il appartenait tout entier aux Lacédémoniens avec l'île de Cythère; Gyf Mon servait ou plutôt servira de port à la Laconie. Une autre île sur les côtes de TArgolide, Ègine^ faisait beaucoup de commerce et avait une marine considérable.
lÊtats seeoiHlatres de la Cfrrèee centrale*
Ce que Gorinthe était au sud de l'isthme, Mégarôy avec ses deux ports sur les deux golfes, l'était au nord , la clef du passage. Puissante au sixième siècle, si l'on en juge d'après les nombreuses colonies qu'elle envoya alors, elle le fut moins au cinquième. Cependant elle eut à Platées trois mille hoplites.
Elle était pour Athènes ce qu'Argos était pour Sparte, une ennemie implacable. Dans la Béotiey autant de petits États que de villes, dix à douze, dont les plus importantes^ étaient : Orchomène, Platées^ Tkespies, Chéronée^ enfin la grande cité de Thèbes. Ces villes s'étaient unies par une confédération à la tête de laquelle Thèbes se plaça. Plus tard, non contente de cette prééminence, elle voulut la changer en domination. Platées se trouva alors du côté d'Athènes, et fit avec elle l'étroite alliance qu'elle scella aux champs de Marathon.
On comptait dans la Grèce centrale trois Locrides, l'une, la Locride Ozole, sur le golfe de Gorinthe, les deux autres au sud des Thermopyles; toutes trois obscures. UEubée avait deux villes importantes, Erétrie et Chakis. Athènes, après des succès sur les Béotiens et les Ghalcidiens, occupa une partie de cette grande île.
La Phocide comprenait vingt ou trente petites ^républiques confédérées. Delphes, qui vivait de son temiiléo. , tetèiît ë)(l jllejhors de cette union; Cirrha lui servait de pôft sur le goffe de Gorinthe. Mais les Girrhéens exercèrent contre ïesr pèlerins