ÉTAT DES LETTRES ET DES ARTS
Pôriclès. — L'empire athénien; les alliés et les colonies. — Eclat
des lettres et des arts.
Périelètf. ^
Périclès naquit en 494 avant J.-C. ; son père était Xanthippe, qui avait vaincu les Perses à Mycale. La nature lui avait accordé tous les dens de l'intelligence, et il eut encore les msutres les plus illustres qui lui apprirent , avec toute la science de ce temps, Tart difficile de se gouverner soi-même. Jamais, en effet, on ne le vit agir par mouvements soudains, mais avec calme et prudence. Tout était pour lui sujet de réflexion. Il ne monta pas une fois à la tribune, dit Plutarque, sans prier les dieux de ne laisser échapper de sa bouche aucune parole qui ne fût utile à la question qu'il allait trailer.»
Il ne se prodiguait pas; « comme la galère salaminienne ^ que l'on gardait à Athènes pour les grandes solennités , » il ne paraissait en public que dans les grandes solennités. Mais alors il déployait une éloquence que l'on comparait à la foudre et aux éclairs , qui éblouissent et qui frappent. A ce grand art de la parole , il joignait beaucoup d'adresse et de vigueur dans la discussion, c Quand je l'ai terrassé et que
1. Galère à trente rames qui allait tous les ans porter à Délos les offrandes d'Athènes. Elle avait, disait-on, servi à Thésée, et comme on la réparait sans cesse, on la faisait durer toujours. Athènes la conserva ainsi plus de miUe ans.