‹ Histoire grecqueChapitre 8 sur 45 · Voyez ci-dessus, p. 18, la légende de Thésée · texte numérisé non relu

Voyez ci-dessus, p. 18, la légende de Thésée

rO CHAPITRE IV.

Cette histoire commence proprement à Thésée, i à son père ^%âe, vers 1300, quoique certaines institutions, comme l'aréôp^e et la SmTon du peuple en nobles, en lal>oureurs et en artisans, fussent peut-être plus anciennes. Thésée est, pour ainsi dire, le patron d'Athènes, comme Hercule l'est du Péloponnèse, et Quirinus de Rome. C'est un de ces personnages, moitié homme et moitié dieu, dont te souvenir, embelli par l'imagination populaire, plaue sur le berceau d'une nation. Son histoire était véritablement nationale eu Attiqae, et les détails merveilleux de sa vie se trouvaient rappelés sur les monuments, dans la religion , dans les fêtes des Athéniens. Ils ont éié précédemment ra-

l'«e>opc4s d'AUiénei vue dn Faft'.

contés, Ik oh ils sont à leur place, dans l'histoire légendaire. On n'insistera ici que sur le fait politique de la fondation d' Athènes comme métropole de l'At tique.

■ Thésée, dit Flutarque, réunit en un eeol corps tous las

I. Cette gravnre représente la masse nés, Toe du Coïi. Ce roe t'itim i pic t IMat, t. [I, p. )6, qa< ne parle sans d< tout àraitlmpralicatle; r"- '"- - ■jiolU »"" Alhnu, p. S, B

I rochers qui portait U Cttadelle d'Athi-

, ; dfrJîiaii-dûsiua du nWeai nfiaa ourt'i uoa lioiiigTeichurttiifaittattd^ J. p. Il de 9M mètres de l'E. 1 l'O., tt de lio du H. au ! oùle de l'O., où s'élevaienl les murs pélaseiques. " peu prè3 celle d'unmrgje.... On dirait un piédestal t a magniaques édïEces qni le couronnaient. • (Chate emple à droite au U Partbtnon, la ireiiièine siècle ; on aperjoTEm^âiette <

I (Chalesuhriand, /lin., à uucbt est u«b cen-

L'ATTIQUB. 51

habitants de FAttique et n'en forma qn'nne même cité. Dispersés auparavant en plusieurs bourgs, il était difficile de les assembler pour délibérer sur les aflaires publiques; souvent même ils étaient en guerre les uns contre les autres. Thésée parcourut les bourgs, pour proposer son plan et le fîure agréer. Les simples citoyens et les pauvres l'adoptèrent sans balancer. Afin de déterminer les hommes plus puissants, il leur promit un gouvernaient sans roi, et purement démocratique, dans lequel, ne se réservant que l'intendance de la guerre et l'exécution des lois, il mettrait pour tout le reste une entière égalité entre les citoyens. Il en persuada

3uelques-uns; les autres cédèrent par crainte- Il fit abattre ans chaque bourg les prytanées et 1^6 maisons de conseil, cassa tous les magistrats, bâtit un prytanée et un palais com* muns dans le lieu oii ils sont encore aujourd'hui, donna à la ville et à la citadelle le nom d'Athènes, et établit une fête pour tout le peuple sous le nom de Panathénées.

En d'autres termes, TAttique, anciennement divisée en plusieurs Étals, comme les antres provinces de la Grèce, n'en compta plus qu'un seul, qui eut Athènes pour capitale. Cette révolution laissa pourtant subsister une aristocratie puissante, celle des Eupatiides.

Suivant les légendes recueillies par Plutarque, ce fut cette aristocratie qui renversa Thésée. « Durant une absence du héros, les Tyndarides, Castor et PoUux, envahirent TAttique pour reprendre Hélène qu'il avait ravie; et dans Athènes même, un mouvement se fit contre lui. Mnesthée, descendant d'Érechthée, essaya de soulever les principaux citoyens contre Thomme qui leur avait ôté l'empire qu'ils exerçaient chacun dans leurs bourgs, et qui, les renfermant dans une seule ville, les avait rendus ses sujets ou plutôt ses esclaves. Mnesthée excitait aussi les hommes du peuple , en accusant auprès d'eux Thésée de ne leur avoir laissé qu'une liberté imaginaire, qui, dans le fait, les avait privés de leur patrie, de leurs sacrifices, et, au lieu de plusieurs rois légitimes, bons et humains, leur avait donné pour maître un étranger et un inconnu. »

Thésée, de retour, fut contraint de s'exiler àySc^ros, où il

mourut. Mnesthée atteignit le but de ses intrigues, il régna; mais, après lui, la couronne fut rendue à la famille de Thésée, qui la conserva jusqu'à l'invasion des Égliûgg. Ceux-ci, chassés de la Messénie par les Doijens et Tes Héraçlides, se rendirent en Attiquasous la conduite de Mélanthos, dL^cméon et de Pisistrate, tous descendants du sage Nestor. Il est ^■proBable qu'ils s'emparèrent violemment du pouvoir a Athènes. Mais, pour sauver la vanité nationale, les Athéniens racontaient autrement cette révolution : les étrangers se seraient établis en simples pactipuliers dans TAttique ; peu de temps après, un roi de Thèbes, en guerre avec Athènes, provoqua en combat singulier Th^moetès, descendant de Thésée, qui refusa le défi. Mélanthos l'accepta à sa place, vainquit par une ruse le roi xnéEaïn, et fut en récompense nommé £oi par les Athéniens. Ce qui est certain, c'est que Mpâûlliûs laissa le trône ^ Pjgfjms^ son fils, et que ses frères mrent les chefs des Alcméûiûdes, des Pisistj;âtides et des Péonides, trois familles qui tinrent le premier rang à Athènes.

On a vu (page 31) que rindnin, fil" dn ^ift^lantho", se sacrifia pour sauver le pays d'une invasion nouvelle, celle des Doriens.

Ii^arehoiiiat(i«4ft?);pnlii0anee des Cupatrlileflf Dracon (tt*4); Cylon (Ai*); lËplméiilde.

Après la mort de Codrus, on prétendit que nul n'était digne de lui succéder, et, sous ce prétexte, la royauté fut abolie par les grands. Au lieu d'un roi héréditaire, il n'y eut * y A : plus qu'un archonte élu. Cette charge, d'abord à vie, fut rendue décennale en^^752, annuelle enj583 et partagée alors entre.,neuf magistrats.

Ce gouvernement divisé ne sut pas prévenir ou réprimer les troubles. Un législateur qu'on nomma, Dracon, fit des lois si sévères qu'elles furent inapplicables (624). Les désordres continuèrent. Un ambitieux, G^Iûû, en profita pour essayer de saisir le pouvoir (612). Il s'empara de la citadelle, mais y fut aussitôt assiégé par le peuple entier. Quand les vivres et Teau manquèrenf, Cylon s'évada, laissant ses

Page 1