‹ Histoire hagiologique du diocèse de GapChapitre 14 sur 43 · S. ORONGE ET S. VICTOR · texte numérisé non relu

S. ORONGE ET S. VICTOR

iltartgrs.

( 4e siècle. — 22 janvier. )

ijERS la fin du troisième siècle, dans une ville considérable des Alpes maritimes, nommée Cimèle ou Cimiès, non loin de Nice, naquirent deux frères : Vincent et Oronce. Leurs parents, d'illustre origine , étaient païens , par conséquent ils les élevèrent dans le culte des idoles. Mais Dieu , qui avait sur ces deux jeunes hommes des desseins de miséricorde, les appela bientôt des ténèbres de l'infidélité à son admirable lumière.

L'Evangile annoncé , dès le temps même des Apôtres, dans

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les Alpes et dans les Gaules , comptait déjà de nombreux disciples. Vincent et Oronce entendirent donc la parole de vie , et leur cœur droit offrit aux opérations de la grâce une terre heureusement préparée ; désabusés des vaines croyances , ils se soumirent à la vérité et demandèrent le baptême. La sainteté de leur vie répondit à la sainteté de leur nouvelle foi , et ils se firent remarquer, entre les chrétiens eux-mêmes , par une conduite irréprochable et les vertus les plus pures.

A peine néophytes , ils devinrent apôtres. Leur première conquête fut leur propre famille ; ils entreprirent de la gagner à J. C. ; et , comme tout est promis à l'âme humble et confiante , l'ardeur de leurs pieux désirs fit violence au cœur de Dieu. Le ciel bénit leurs efforts et leur accorda la plus douce , la plus intime consolation qu'un fils puisse goûter sur cette terre : celle de procurer la vie de l'âme à ceux de qui il tient la vie du corps.

Ce premier succès ne fit qu'accroître leur zèle. A l'exemple de Celse et de Nazaire, ils résolurent de quitter les doucèurs et les joies de la famille, si grandes pourtant depuis la conversion de leurs proches , de dire adieu à la patrie et de porter au monde la bonne nouvelle que, dans leur conviction, ils avaient reçue , pour la publier et la propager au loin.

Une violente persécution ensanglantait alors les provinces septentrionales de l'Espagne.

Les cruels empereurs Dioclétien et Maximien avaient

trouvé , dans le proconsul Rufin , un farouche exécuteur de leur haine contre les disciples de l'Evangile.

Le récit de ces luttes violentes venu jusqu'aux oreilles de Vincent et d'Oronce, avait enflammé leur courage et excité leur charité ; ils forment l'héroïque projet d'aller soutenir leurs frères dans la foi et cueillir pour eux-mêmes les palmes du martyre ; et, sans se laisser rebuter par la longueur, les difficultés et les périls de ce voyage , ils prennent, pleins d'ardeur, le chemin qui conduit en Espagne.

La persécution qui sévissait avec fureur dans ces malheureuses provinces, avait dispersé les pierres du sanctuaire, amoncelé des ruines et arrosé de sang les débris de cette Eglise désolée.

L'évêque Pontius, suivi d'une foule nombreuse, fuyait alors devant le tyran et s'en allait chercher, dans quelque solitude profonde , un abri contre le glaive des persécuteurs et un lieu assez sûr pour qu'il pût y dresser sans crainte un autel et y adorer son Dieu en toute liberté.

Avec lui fuyait un pieux lévite nommé Victor, déjà célèbre par plusieurs miracles et fort connu par son héroïque dévouement à la cause chrétienne.

Ce fut près de Gironne que nos jeunes apôtres , respirant le zèle et la foi , rencontrèrent Pontius et la multitude qui l'accompagnait dans sa retraite. Après avoir confondu leurs larmes et mêlé leurs douleurs à celles du vénérable prélat, ils lui dirent le motif de leur voyage et comment ils espéraient adoucir les souffrances de leurs frères, en soutenant leur courage au milieu de ces dures épreuves. L'évêque, plein

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d'admiration, les bénit, puis ils se séparèrent. Mais Victor ne put les voir partir seuls ; il demanda et il obtint la permission de les seconder dans leur sainte entreprise et leur périlleux ministère.

Semblables aux généraux qui , à la veille d'une sanglante bataille ou pendant Faction elle-même , parcourent les rangs de leur armée et animent le courage de leurs soldats , nos trois confesseurs parcourent les bourgs et les cités , portant aux fidèles des paroles pleines de force et d'une généreuse ardeur.

Après avoir rempli cette sainte mission avec tout le zèle et toute l'abnégation que la charité met au cœur d'un apôtre, comprenant que le martyre ne pouvait plus longtemps tromper leurs espérances , ils se retirèrent à la maison de campagne de Victor pour retremper leurs âmes dans la prière et se disposer à la dernière lutte.

Leurs ardentes aspirations vers le ciel allaient être satisfaites. Rufin, instruit de leurs courses évangéliques, était entré en fureur ; il avait juré de leur faire cruellement expier leur audace et de laver dans leur sang leur désobéissance aux ordres des Empereurs.

La retraite où ils s'étaient renfermés sans grande précaution fut aisément découverte. Rufin , suivi de quelques soldats , se présente devant la maison de Victor. Mais sur les instances de ce généreux jeune homme, Vincent et Oronce avaient consenti , quoique à regret , à se retirer, lui faisant auparavant promettre qu'il révélerait leur asile si le proconsul l'exigeait. Rufin , furieux , adresse au saint diacre d'amers reproches :

Comment, lui dit-il d'un ton insultant, comment oses-tu, ô le plus audacieux des hommes , résister aux ordres de l'Empereur, non-seulement en adorant un séditieux que les juifs ont mis à mort, mais en retirant chez toi ces deux séducteurs qui viennent, jusque sous mes yeux, propager la superstition qu'il m'est enjoint de détruire? De quel front, malheureux, oses-tu entreprendre de faire adorer un crucifié au mépris des Dieux de l'Empire ? J'en jure par Jupiter, si tu ne me découvres la retraite de tes hôtes, je déchargerai sur toi-même tout le poids de ma colère. »

— <l Non , reprit Victor, avec un noble courage et après s'être muni du signe de la croix ; non , ils ne sont point des séducteurs, ces hommes que vous recherchez pour en faire les victimes de votre impiété ; ils sont les amis du Dieu tout-puissant et les serviteurs de Jésus-Christ, le sauveur et le maître du monde, le vôtre et le mien. »

— « Eh quoi! reprend Rufîn, hors de lui-même, serastu donc assez insensé pour préférer ce Christ, condamné à une mort infâme, à nos grands Dieux que Ton adore dans tout l'Empire ? »

— « Vos grands Dieux !!... repart Victor; mais sont-ils autre chose que de vains et impuissants simulacres ? Quelle folie de se prosterner devant de misérables idoles fabriquées par la main des hommes ! Quant à ceux dont vous voulez vous saisir, non loin d'ici, sur la montagne voisine, ils demandent , pour eux et pour leurs frères , l'abondance des bénédictions célestes. »

Sans perdre de temps, Rufin précipite ses pas vers la montagne sur laquelle il espère saisir les compagnons de Victor.

Cependant les serviteurs de Dieu, dans l'attente d'une arrestation imminente, priaient; calme et confiante, leur âme espérait en son souverain Maître ; la Providence d'en-haut veillait sur eux, cela leur suffisait; ils n'avaient crainte ni des supplices , ni de la mort. Le Proconsul paraît, les deux confesseurs tombent à genoux et s'écrient : « 0 Dieu de « miséricorde, qui avez envoyé votre fils sur la terre pour « racheter les hommes par ses souffrances, et leur ouvrir le « ciel par sa résurrection, pénétrez-nous de la force de votre « esprit, afin que nous sortions victorieux des assauts qu'on « va nous livrer, et que, jusqu'à la mort, nous demeurions « fermes et inébranlables dans votre foi ! »

Ils priaient encore quand Rufm , essayant tour à tour les menaces et les promesses, s'écrie : « Malheureux, ignorez- « vous donc les ordres et le pouvoir que j'ai reçus de « poursuivre, jusqu'à extinction, tout ce qui porte le nom « de chrétien ? Ne soyez pas assez ennemis de vous-mêmes « pour braver mon courroux. Sacrifiez aux divinités de « l'empire, et par votre soumission aux lois, méritez ma « protection qui peut vous élever aux charges et aux lion- « neurs. » Mais les espérances d'un brillant avenir , pas plus que la certitude d'une mort prochaine, n'altéraient l'intrépide

courage de ces héros. — « Non, répondent-ils avec fermeté, « nous n'adorerons jamais des dieux d'or, d'argent ou de « pierre; notre raison et notre foi s'y opposent; mais nous « adorons le Créateur du ciel et de la terre qui peut, en se « jouant, briser les vaines idoles devant lesquelles vous vous « prosternez, et qui nous introduira dans le séjour de l'é- « ternelle joie. »

Tant d'assurance irrite et déconcerte le tyran. — « Je « croyais, dit-il, parler à des hommes sages, mais je vois « que vous n'êtes que des insensés. Pensez dans quel abîme « de maux peut vous plonger votre obstination. Votre jeuce nesse et le sang qui coule dans vos veines m'inspirent de « l'intérêt. Je vous somme donc, une dernière fois, d'adorer « le grand Jupiter, auquel nos augustes Empereurs rendent « leurs hommages. »

Insensibles à ce faux semblant d'un intérêt passionné et cruel , nos saints se bornent à répondre avec un calme inaltérable : — <r Ordonnez ce qu'il vous plaira; mais nous « restons fidèles au Dieu vivant, et nous nous confions en « J. C. , qui nous a rachetés par son sang précieux. » A cette réponse, Rufin, furieux de voir ses avances dédaigneusement méprisées, fit venir les bourreaux. Les têtes de Vincent et d'Oronce tombèrent, et leurs âmes montèrent brillantes et glorieuses vers les cieux.

Victor avait prévu ce sanglant dénoûment; il voulut aller vénérer les restes mortels des deux martyrs, les soustraire à la profanation et leur rendre les honneurs de la sépulture. A la vue de ces corps défigurés et sans vie , des larmes coulent

de ses yeux, la tristesse et la joie se disputent son cœur; car si la mort avait brisé le nœud d'une amitié fidèle, n'avait-elle pas comblé les vœux de Vincent et d'Oronce , et placé dans leurs mains la palme si ardemment désirée du martyre? Il se prosterne donc, saisi d'un religieux respect, devant ces précieuses dépouilles, il les baise avec amour, les enveloppe avec soin et les emporte secrètement dans sa demeure pour les dérober aux sacrilèges profanations des persécuteurs.

Mais les saintes reliques ne devaient pas rester longtemps dans le secret de la tombe. Le saint évêque Pontius avait eu une révélation du Seigneur. Jésus-Christ lui était apparu, et lui avait ordonné de placer sur un char les corps des martyrs et de les faire transporter dans leur patrie. Pontius ayant fait part des desseins du ciel à Victor , le chargea de la pieuse entreprise.

Le saint diacre se met en devoir d'exécuter les ordres de son évêque; le char est prêt, Victor va partir; mais le cruel proconsul ne laissera pas cette victime lui échapper. Ses émissaires se saisirent du courageux lévite et le conduisirent devant leur maître.

L'interrogatoire ne fut pas long; le saint confesseur dut choisir entre sacrifier aux dieux ou mourir. A cette déshonorante proposition, il répond : « — - Je n'offre mon encens « et mes hommages qu'au Seigneur Jésus , le fils du roi des « rois ; quant à vos ridicules divinités , je ne professe pour « elles qu'un souverain mépris. »

Irrité de cette noble résistance , Rufin fait conduire le généreux Victor à l'endroit même où avaient été immolés ses

deux amis ; puis , par un raffinement de cruauté commun en ce temps-là , on lui coupa d'abord les bras , ensuite il fut décapité.

Ses parents, arrêtés avec lui, furent traînés jusqu'au lieu du supplice. A la vue du sang, le père du martyr fut ébranlé , mais Aquilina son épouse, remplie d'un mâle courage, le retint : — « Demeurons fermes , dit-elle , et mourons pour « Jésus-Christ, puisque pour Jésus-Christ nous avons vécu. » Ces paroles communiquèrent au vieillard une incroyable ardeur ; son cœur en fut réchauffé et il vit venir la mort sans frayeur. Leur tête tomba à côté de celle de leur fils ; les flots de leur sang se mêlèrent, et leurs âmes victorieuses dans les mêmes luttes partagèrent le même triomphe.

Heureuses les familles dont tous les membres suivent ainsi, avec persévérance, la voie du ciel , et s'animent à la pratique et à l'héroïsme de la foi !

Cependant les ordres de Pontius , inspiré d'en-haut, devaient s'exécuter : on mit le corps de Yictor sur le char où il avait placé lui-même ceux de Vincent et d'Oronce , et un fervent chrétien nommé Hactor, consentit à conduire les glorieuses dépouilles en Italie. Les anges des contrées qu'il traversait dirigèrent sa marche.

Le convoi était arrivé près d'Embrun , lorsque tout à coup les bœufs attelés au char s'arrêtent et font retentir la vallée de leurs mugissements. En vain on les presse , en vain on

les perce de l'aiguillon pour les faire marcher, le char demeure parfaitement immobile. Arator, vénérable prêtre que le hasard ou plutôt la Providence avait amené au-devant du convoi, court annoncer ce singulier événement à saint Marcelin 1 , qui illustrait alors , par ses vertus et ses miracles , le siège archiépiscopal d'Embrun. « Seigneur, dit-il , je viens de « voir uue chose bien extraordinaire. » — Quoi donc , mon « frère? repart saint Marcellin. » — « Ah ! seigneur, les corps « de trois martyrs décapités en Espagne sont portés sur un « char, et celui qui le conduit dit qu'il veut se rendre à Cici miès en Italie. Or, à peine arrivé en face du pavillon des « Juifs , où vous savez qu'on a tout nouvellement construit ce une crypte si riche, si bien bâtie en pierres taillées et re- « couverte en marbre précieux, voilà que le char s'arrête « tout à coup. Les bœufs mugissent; vainement on les tour- « mente; le char est aussi inébranlable que notre montagne. »

Le saint prélat jugea , à l'heure même , que Dieu pouvait seul être l'auteur du prodige. S'étant prosterné à terre , il s'écria avec attendrissement: « Dieu éternel, qui présidez à « tout , accordez encore une faveur à cette pauvre ville , et « permettez qu'elle se glorifie de posséder ces corps saints. » Après quoi il se rend sur le théâtre de l'événement , il interroge le conducteur ; puis, heureux et fier de ce nouveau trésor dont le ciel semble vouloir enrichir son Eglise, il cherche pour les saintes reliques un tombeau digne d'elles.

Marcellin propose au Juif, maître de la crypte dont nous avons parlé , de la lui acheter ; il lui en offre une valeur double , avec prière de la céder. Mais, soudain , le Juif est touché

d'une grâce intérieure : il abandonne le monument au saint archevêque, tout en refusant la somme offerte, et répond avec larmes : « Seigneur, le miracle que vous avez fait en présence « du païen invité à votre table , m'avait donné à réfléchir, et « ce dernier événement, dont je suis témoin, achève de me « confondre. Ce n'est plus l'homme qui agit, mais bien Dieu « qui s'explique et se déclare en faveur des martyrs de votre « foi. Ne me comptez plus au nombre des infidèles; car je « crois, moi et toute ma famille. Je ne vous demande ni or, « ni argent; disposez de ce tombeau et de toute ma maison, d mais ne me refusez pas le baptême. »

A ces mots, le saint évêque, comblé de joie, remercie le Dieu des miséricordes. Il assemble en toute hâte les religieux, le clergé et le peuple d'Embrun. Après avoir invoqué la protection des glorieux martyrs, on dépose solennellement les corps saints dans l'endroit même que le doigt de Dieu avait désigné. On rentre ensuite clans la ville , en adressant d'immortelles actions de grâces au Seigneur qui veille avec tant de sollicitude sur les dépouilles mortelles de ses saints.

Le sépulcre des martyrs devint bientôt célèbre dans toute la contrée par les prodiges sans nombre qui ne cessaient de s'y opérer. On y apportait en foule les malades et les possédés, et tous s'en retournaient guéris, délivrés et bénissant Dieu.

Le bruit de ces merveilles se répandit bientôt au delà de nos montagnes , et le culte des trois martyrs pénétra dans toutes les Alpes maritimes et cottiennes. Longtemps il y fut en grand honneur, et nous voyons dans les annales contemporaines qu'au sixième siècle , le monastère de Novalaise en

Savoie , d'autres disent celui de Nyons en Suisse , sollicitait avec instance et obtenait comme un trésor une portion des glorieuses reliques.

Lors de la dernière incursion des Sarrasins dans les Alpes, au commencement du dixième siècle, l'Eglise d'Embrun perdit les restes vénérés de ces saints martyrs. Les chrétiens les avaient peut-être cachés pour empêcher qu'ils ne fussent profanés par l'impiété de ces barbares. Plus tard, en 1435, sous l'épiscopat de Mgr Jean Giraud, des ouvriers faisant des fouilles dans l'Eglise paroissiale de Saint- Vincent , bâtie par saint Pélade et consacrée par saint Galican II, son successeur, découvrirent ces précieuses reliques, qui furent de nouveau exposées à la vénération des habitants de la ville et du diocèse.

La fête des saints martyrs Vincent, Oronce et Victor, se célèbre aujourd'hui dans tout le diocèse de Gap , le 22 du mois de janvier, jour où elle est inscrite dans le Martyrologe romain. Mais celle de l'invention des reliques des mêmes saints martyrs a été supprimée , parce que le malheur des temps n'a pas permis à la cathédrale d'Embrun de les sauver de la profanation et de l'anéantissement lors du pillage de la métropole par les protestants, le 15 mars 1585,

Illustres martyrs, qui, même après votre glorieux trépas, avez daigné choisir la ville d'Embrun pour votre tombeau , et qui avez donné à nos pères tant de gages certains de votre puissant crédit, n'abandonnez pas leurs fils. Les révolutions ont brisé et profané le sépulcre qui renfermait votre si sainte dépouille ; mais nous en avons construit un autre avec les

DU DIOCÈSE DE GAP. f!>

saintes affections de nos cœurs; celui-là, à l'abri des injures des siècles, sera éternel comme notre amour et notre reconnaissance.

A cette invocation ajoutons la prière suivante, que, dès les siècles les plus reculés , nos ancêtres adressaient à Dieu pour obtenir Ja protection de ces trois glorieux martyrs , dont les saintes reliques étaient pour eux un gage de paix , un encouragement aux pratiques de la foi, un aliment au feu de la charité :

Dieu tout-puissant et éternel, créateur et maître souverain du monde, qui avez voulu conserver pour votre gloire les corps sacrés de vos martyrs Vincent, Oronce et Victor, exaucez votre peuple qui, sous la protection de vos saints, vous offre ses supplicatio?is ; accordez-lui le don de la paix et la plénitude de la foi et de la charité.

Omnipotens , serapiterne Deus , mundi creator et rector, qui sancta raartyrum tuorum Vincentii , Oroncii et Vietoris corpora ad nominis tui gloriam conservare voluisti , exaudi populum tuum , cum sanctorum tuorum tibi patrociniis supplicantem, ut ad pacis donum proficiat , et fidei caritatisque augmento repleatur.

S. MARCELLIN v

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