S. CONSTANT
6e siècle.
ainï Constant, évêque de Gap, ne doit pas être confondu avec saint Constantin dont il est parlé dans la première partie de cette histoire hagio- | logique. C'est à tort, disent les auteurs de la Gaule chrétienne, qu'on lui a attribué plusieurs actes de son prédécesseur. Il est évident que saint Constantin, qui a souscrit, en 459, au concile de Riez, n'est pas saint Constant, qui a souscrit, en 529, au concile d'Orange; pour cela, il faudrait que Constant eût été évêque de Gap au moins quatre-vingt-dix ans, ce qui n'est pas croyable.
Ce pieux évêque n'avait qu'à marcher sur les traces de son illustre prédécesseur; il les suivit fidèlement. Il eut à combattre la doctrine et les intrigues des ariens. Il s'y appliqua avec succès et avec plus de bonheur que Catulin , archevêque d'Embrun, son contemporain, car il ne se vit pas, comme lui, arraché violemment de son siège et contraint de prendre le chemin de l'exil.
Quand la mort de Gondebaud, roi de Bourgogne, eut rendu la paix aux Eglises de ce royaume, un concile s'ouvrit : chose qu'on n'avait pu exécuter depuis plusieurs années , quoique le pape Hormisdas eût insisté à diverses reprises auprès des évêques des Gaules. Ceux-ci se sentirent donc heureux de pouvoir mettre un terme à ce retard, et ils s'empressèrent de se réunir à Epaone, le six septembre de l'année 517.
Deux métropolitains , saint Viventiole de Lyon et saint Avite de Vienne, y présidèrent; et il y fut dressé quarante canons de discipline dont, eu égard à nos moeurs présentes, plusieurs ont perdu de leur actualité. Nous en rapporterons néanmoins quelques-uns qui trouveraient encore aujourd'hui leur application.
« Quand le métropolitain, y est-il dit, convoquera ses comprovinciaux au concile ou à l'ordination d'un évêque, celui qui manquera de s'y rendre, sans une raison évidente de maladie, sera excommunié pendant six mois.
« L'évêque ne doit consacrer , par l'onction du saint chrême, que les autels de pierre.
« Il est défendu aux évêques, aux prêtres et aux diacres de nourrir une meute de chiens ou des oiseaux pour la
chasse, sous peine de trois mois d'excommunication pour l'évêque, de deux mois pour le prêtre et d'un mois pour le diacre.
c< Un prêtre ne pourra desservir une église d'un autre diocèse, sans le consentement de son évêque.
« Un prêtre ou un diacre qui voyage ne sera pas reçu à la communion, s'il n'a des lettres de son évêque.
« Lorsqu'un clerc est cité devant le tribunal civil, il doit comparaître , mais il doit n'y citer personne.
« Il est défendu aux clercs de faire des visites aux femmes, sans témoins, ou à des heures indues.
« Un prêtre qui gouverne une Eglise ne pourra pas disposer des biens de cette Eglise.
« Un abbé ne pourra gouverner deux monastères, et l'on n'en bâtira pas de nouveaux sans l'agrément de l'évêque.
« Défense de mettre des reliques dans les oratoires des maisons de campagne, à moins qu'il n'y ait, dans le voisinage, des clercs qui puissent y venir faire l'office.
« Les évêques de la province suivront le rit de la métropole dans la célébration de l'office divin.
« On ne recevra à pénitence ceux qui ont contracté des mariages incestueux qu'après qu'ils se seront séparés. On déclare incestueux les mariages avec la belle-sœur, la bellemère, la belle-fille, la veuve de l'oncle, la cousine germaine ou issue de germains.
« On ne rejettera personne de l'Eglise sans lui laisser l'espoir du pardon. On dispensera celui qui est en danger de mort, du temps prescrit pour la pénitence; mais il est
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convenable qu'il l'accomplisse, s'il revient en santé, après avoir reçu le viatique. »
On voit, par ces canons, que les évêques s'occupaient à la fois de tous les degrés de la hiérarchie ecclésiastique , et qu'ils maintenaient l'ordre dans les monastères comme dans les Eglises.
Les pères du concile d'Epaone ordonnent encore aux citoyens notables de célébrer les fêtes de Pâques et de Noël dans l'église où se trouve l'évêque, afin d'y recevoir sa bénédiction.
Le but de ce règlement était sans doute de rendre ces fêtes plus solennelles; les évêques se donnaient mutuellement avis de la manière dont on les avait célébrées dans leurs églises.
Ce concile dura dix jours. La sainteté des évêques qui firent ces sages règlements doit nous les rendre encore plus précieux.
Saint Constant souscrivit à ce concile en ces termes : « Constantius in Christi nomine episcopus civitatis Yapincensis relegi et subscripsi die et consule suprascripto : Moi , Constant , au nom du Christ , évêque de la ville de Gap , j'ai relu et souscrit , au jour et sous le consul sus-désigné. »
Nous ignorons si notre saint prélat fut au concile de Lyon qui s'ouvrit quelques mois après, et à celui qui se tint à l'abbaye de Saint-Maurice-d'Agaune, où se rendirent les évêques voisins; mais nous sommes certain que, rigide observateur
des règles ecclésiastiques, il s'éleva, comme ses collègues, au concile de Carpentras, contre Agrèce d'Antibes qui avait violé un canon proclamé au concile d'Epaone , touchant l'ordination des prêtres. Sans doute que cet évêque avait été porté à un acte de cette nature par les besoins pressants de son diocèse; mais les Pères n'ayant point mis de distinction en dressant leur décret, le réfractaire fut impitoyablement privé, pendant un an, de la célébration des saints mystères.
Le concile décida encore, sur des plaintes qui lui avaient été faites, que, si l'Eglise de la ville où se trouve le siège épiscopal est assez riche, l' évêque ne prendra rien des donations faites aux autres paroisses. D'où il est manifeste que les autres Eglises étaient tenues de venir en aide à l'Eglise cathédrale , quand celle-ci n'avait pas des revenus suffisants.
Notre prélat se rendit aussi au concile d'Orange , tenu en 529. On s'y occupa, avant tout, de plusieurs questions dogmatiques, savoir : du péché originel, de la grâce et du libre arbitre. On ne saurait trop admirer l'exactitude et la précision de ses canons sur des matières si difficiles et si obscures. Qu'on en juge par les deux articles suivants :
« Si quelqu'un dit que, par la prévarication d'Adam, l'homme tout entier, c'est-à-dire, quant au corps et à l'âme, n'a pas été changé en un pire état, mais qu'il n'y a que le corps qui soit devenu sujet à la corruption, la liberté de l'âme demeurant sans aucune atteinte, il est trompé par l'erreur de Pélage et il contredit l'Ecriture.
« Si quelqu'un dit que la prévarication d'Adam n'a nui qu'à lui seul et non à sa postérité, ou que la mort du corps,
qui est la peine du péché, a été seule transmise, par un seul, à tout le genre humain , et non le péché même qui est la mort de l'âme, il fait Dieu injuste et contredit l'apôtre. »
Après ce concile, saint Constant rentra dans son diocèse et continua d'employer à l'avancement spirituel de son peuple tout ce que l'étude, l'expérience et la conversation des hommes les plus recommandahles lui avaient appris. Pendant dix ans encore, il redoubla d'ardeur pour se présenter enfin, les mains pleines de bonnes œuvres, devant Jésus-Christ, le souverain rémunérateur.
Nous n'avons aucuns détails sur sa mort et les circonstances qui l'accompagnèrent, mais, sans doute, elle fut aussi douce et aussi précieuse devant le Seigneur que sa vie avait été fervente et sainte.
S. GALLICAN Iep ,
igismond, devenu roi de Bourgogne par la mort de son père Gondebaud, se montra plus que f?A celui-ci, favorable aux catholiques. Sur les exhortations de saint Avite , archevêque de Vienne , il avait renoncé publiquement à l'arianisme. Dès lors, il i§ s'appliqua avec une ardeur extraordinaire à donner des évêques orthodoxes aux Eglises qui en étaient privées, et à maintenir dans leurs fonctions et leurs privilèges les prélats fidèles qui avaient survécu à la tempête soulevée par les ariens, ou dont il avait déjà procuré lui-même l'intronisation.
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Catulin, victime de son zèle pour la vraie foi, eut à peine rendu le dernier soupir dans la ville de Vienne, sous les yeux de Sigismond, qu'on s'occupa de la nomination d'un nouveau pasteur, capable de réparer les brèches faites à l'Eglise d'Embrun , pendant les quatre ou cinq années d'exil de son dernier pontife : Gallican fut élu.
Le saint évêque, comprenant, mieux que personne, les dangers de sa nouvelle position, déploya toutes les ressources de sa charité pour ne point soulever contre lui les anciennes passions qui avaient forcé son prédécesseur à quitter sa ville épiscopale. L'ascendant de sa vertu et l'autorité royale dont il était appuyé, firent qu'on lui laissa le temps de poursuivre son œuvre réparatrice, et de faire revivre dans son Eglise la discipline ecclésiastique. Entrant dans les intentions du concile d'Epaone, tenu en 517, il veilla dune manière spéciale sur la conduite de ses clercs , se montrant en tout leur père et leur modèle.
Les ariens eux-mêmes furent contraints de rendre hommage à sa sainteté, et quoiqu'ils ne partageassent pas toutes ses vues , ils ne pouvaient se défendre d'avoir pour lui un grand respect.
Mais, plus ces témoignages d'estime étaient universels, plus il se croyait indigne de l'éminente dignité à laquelle l'avaient élevé son rare mérite et ses vertus. Il n'avait qu'un seul désir, celui d'avancer, chaque jour, dans ce chemin de la perfection qui conduit au ciel. Dans ce but, il voulut voir saint Donat, dont la réputation s'était déjà répandue au loin avec ses miracles et ses oeuvres saintes, il envoya donc à Lure, prier le pieux
solitaire, de vouloir bien se rendre à sa paternelle invitation. A la voix du saint évêque, Donat quitta pour quelques jours son désert et vint à Embrun, où il édifia le pontife par sa modestie; il y opéra plusieurs miracles que la ville reconnaissante n'a jamais oubliés. Ceci se passait vers Tannée 521.
Aussitôt qu'il en reçut la permission , Donat, fort âgé, s'empressa de rentrer dans sa solitude pour se préparer à la mort. Gallican, au contraire, était appelé à de nouveaux travaux, que lui rendirent faciles sa sagesse et sa douceur. Aussi le vit-on couler des jours plus tranquilles qu'aucun de ses prédécesseurs, et les deux évêques qui siégèrent après lui purent recueillir les fruits abondants de son ministère évangélique.
Aucun démêlé ne s'éleva pendant la durée de son épiscopat. il n'y a pas apparence non plus que saint Pélade , son successeur immédiat, ni Gallican II aient été troublés dans leur divine mission. En les voyant assister aux conciles, relever le culte extérieur, bâtir des églises, consacrer des autels, multiplier leurs visites pastorales, on est porté à croire que, depuis lors, les ariens avaient déposé leur haine et leur audace; et si, plus tard, la ville d'Embrun fît des pertes immenses, il est glorieux de le dire, ce fut moins par la mésintelligence de ses citoyens que par l'impiété et les violences des ennemis du dehors.
En outre, les combats sanglants que les Bourguignons eurent à soutenir contre les Francs, tournèrent les esprits vers d'autres pensées et vinrent imposer une trêve a ceux qui affectaient de disputer sur des matières religieuses.
Clodomir, un des fils de Clovis, retenait captif à Orléans
Sigismond, roi de Bourgogne, qu'il avait vaincu dans une bataille, lorsque Godemard, frère de Sigismond, se releva pour le venger. Dès lors, Clodomir craignant d'avoir bientôt deux ennemis à repousser, jura la perte de son prisonnier; il le fît égorger dans une chambre, lui, sa femme et ses deux jeunes fils (524). Cet horrible attentat qui avait détruit cette branche de la famille royale, décida les Bourguignons à se défendre avec opiniâtreté. Godemard est proclamé roi; les Francs sont refoulés; Clodomir périt dans une embuscade (526). Mais ses deux frères, Childebert et Clotaire, ayant réuni une puissante armée, Godemard, malgré sa valeur, fut contraint de prendre la fuite; il alla mourir sur le sol africain.
Enfin, les princes à la longue chevelure s'établirent en maîtres dans la Bourgogne et la léguèrent comme héritage à leurs descendants.
Heureusement cette dynastie nouvelle, ayant continué de professer la foi de Clovis, se montra encore moins favorable à l'arianisme. D'ailleurs, l'éclat de la conquête imposant aux peuples le respect et la subordination, l'autorité des évêques fut maintenue, et l'Eglise put jouir en paix de sa liberté.
L'année même de la fin tragique de Sigismond, c'est-à-dire en 524, il s'était tenu un quatrième concile à Arles, à l'occasion de la dédicace de l'église de la Vierge : l'illustre saint Césaire y présida. Treize évêques et cinq délégués s'y rendi-
rent. Saint Gallican, archevêque d'Embrun, y fut représenté par Emétère ou Ethère, dont on connaît la souscription.
On y résolut, entre autres choses, qu'on n'ordonnerait pas de diacres avant l'âge de vingt-cinq ans, ni de prêtres ou d'évêques avant l'âge de trente ans ; qu'aucun laïque ne serait promu à Tépiscopat, à la prêtrise, ni au diaconat, sans qu'il ne se fût écoulé quelque temps depuis sa conversion ; qu'on n'ordonnerait point ceux qui auraient convolé à de secondes noces, ni les pécheurs qui auraient été soumis publiquement à la pénitence, ni ceux qui auraient épousé des veuves; que ceux qui recevraient des clercs errants et qui les défendraient contre leurs évêques seraient excommuniés.
Le but des Pères du concile était évidemment d épurer de plus en plus le clergé, afin qu'il fût toujours plus capable de soutenir l'honneur du sacerdoce et de raffermir les fidèles, non-seulement dans la foi orthodoxe, mais dans la pratique des vertus chrétiennes dont il leur donnait déjà un solennel exemple.
Et comme il ne suffit point de faire des lois, mais qu'il importe de les faire observer, les mêmes évêques furent de nouveau convoqués à Carpentras , en 527 , par saint Césaire , leur premier métropolitain, pour y entendre Agrèce d'Antibes, dont nous avons parlé dans la notice précédente. Il était sommé de rendre compte de sa conduite au sujet des ordinations faites par lui, en opposition aux règlements arrêtés dans le dernier concile. Mais n'ayant point comparu, les Pères, au nombre de seize, parmi lesquels se trouvait saint Gallican, lui écrivirent une lettre qui le déclare privé , pendant un an , de
la célébration de nos saints mystères, pour avoir transgressé des décrets souscrits par lui-même ou par son délégué.
Cette décision est une réponse péremptoire aux déclamations impies de certains historiens du Dauphiné qui ne savent, dans leurs livres écrits avec légèreté et cynisme , qu'attaquer le clergé de ces temps-là. La sévérité que les évêques exerçaient entre eux pour des manquements de cette nature, est un éclatant témoignage de la rigidité de leurs mœurs et de leur surveillance sur la conduite de leurs subordonnés.
Pour ne pas être tentés de se relâcher, ils convinrent , avant de se séparer, qu'ils se réuniraient l'année suivante, au même mois et au même jour, c'est-à-dire, le six novembre.
Rien de plus édifiant que la profonde humilité de ces pieux évêques; nous ne pouvons, sans les admirer, lire leur souscription au concile. A l'exception du grand saint Césaire, primat d'Arles, qui se signe, évêque au nom du Christ, les autres prélats taisent leur qualité d'évêque ou d'archevêque , et douze prennent le titre de pécheur, entre autres, Gallican d'Embrun qui souscrit l' avant-dernier , quoiqu'il soit le quatrième signataire de la lettre synodique à Agrèce d'Antibes.
Malgré le désir exprimé en 527, le concile de Vaison ne s'ouvrit point avant le six novembre de l'année 529. Il ne s'y trouva que douze évêques, au nombre desquels l'humble Gallican, archevêque d'Embrun, souscrivit en ces termes: « Gallicanus peccator, Gallican le pécheur. » Plusieurs évê-
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ques n'avaient pu s'y rendre à cause de la guerre que les princes Francs faisaient contre les Goths répandus dans le Languedoc et une partie de la Provence.
On relut, dans cette assemblée, les canons des conciles précédents, et on apprit avec édification que tous les évêques présents s'y étaient entièrement conformés. Avant de se séparer, ils firent quelques règlements nouveaux.
On ordonna que les prêtres élèveraient chez eux et instruiraient, comme il se pratiquait en Italie, de jeunes lecteurs qui pussent leur aider dans l'office divin et même devenir leurs successeurs ;
Que, pour l'édification des Eglises et l'utilité des peuples, les prêtres auraient le pouvoir de prêcher, non-seulement dans les villes, mais dans toutes les paroisses; et que si le prêtre ne pouvait parler, on ferait lire, par les diacres, quelque homélie des saints Pères ;
Qu'on aurait soin de réciter souvent le Kyrie, eleison et le Sanctus aux offices divins, comme on le pratiquait en Italie et en Orient, et d'ajouter Sicut erat in principio , etc., au Gloria Paîri, afin de confondre les hérétiques blasphémateurs, en particulier les ariens. La province d'Arles était alors soumise aux Goths , et il était plus nécessaire qu'ailleurs de prémunir les fidèles contre les erreurs de ces sectaires.
Quant aux deux premières dispositions, nous sentons, aujourd'hui plus que jamais, combien elles sont sages et quel bien dut en résulter.
La première fournissait les moyens de recruter dans les paroisses des clercs instruits et éprouvés, rendant, chaque
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jour, de précieux services au pasteur. La seconde faisait que les prêtres se livraient avec plus de zèle à l'élude devenue si nécessaire dans ces siècles d'hérésie : c'était leur créer une nouvelle branche de travail et ouvrir au peuple de la campagne une école bien salutaire et toute gratuite. Si de nos jours on apprécie moins ces faveurs, c'est que l'homme cesse d'être frappé de ce qu'il a coutume de voir.
L'illustre archevêque d'Arles qui présida au concile de Vaison, en qualité de métropolitain, avait déjà siégé, au mois de juillet de la même année, au concile tenu à Orange, auquel probablement saint Gallican ne put assister; du moins il n'y souscrivit pas. Les décisions de cette auguste assemblée trouvèrent d'abord quelques contradicteurs dans la province de Vienne; mais elles furent hautement confirmées parle pape Boniface lï.
Nous ne pouvons plus, après cela, douter du zèle et de l'attachement qu'avaient les évêques de ce temps-là pour la pureté de la foi et la réforme des mœurs. Saint Gallican, en se rendant à tant de conciles mémorables tenus dans un si bref délai, a multiplié certainement ses mérites et n'a fait que donner un plus grand lustre au siège archiépiscopal d'Embrun qui, toujours, fut inviolablement uni à la chaire de Pierre.
On ne connaît point l'époque précise de la mort de saint Gallican I. Tout ce qu'on peut dire, c'est qu'un nom semblable ne paraît plus dans aucun concile jusqu'en 541 et 549; mais ces dernières souscriptions sont celles de Gallican II , dont nous allons parler et qui a brillé sur le siège d'Embrun après saint Pelade,