‹ Histoire illustrée de l'exposition universelleChapitre 7 sur 27 · IMPRIMERIE. H · texte numérisé non relu

IMPRIMERIE. H

remarqiiablos, tut jiommé imprimeur du roi. On lui doit une innovation pour l'accentuation de certains mots.

L'édition de Viryilp, où l'on ne trouva à reprendre qu'un J dont la pointe s'était détachée à la pression, celles de V Horace in-folio et du Racifte in-folio, sont des chefs4*œuvre de la typo^^raphie française. Le jui y de Texpontion de Tan vi proclama même le liaclnc, le « chef-d'œuvre de la typographie de tous les leni|)s et de tous les âges. »

Son fils, Jules Didot, qui lui a succédé, a publié entre autres belles éditions, la Collection des poètes grecs , in-â2, revue par M. Boissonnade; Don Quichotlet les Classiques français y etc., etc.

Firmin Didot, fils d'Ambroise auquel il succéda, et frère de Pierre, s'est l'ait un nom célèbre comme littérateur, comme imprimeur, comme graveur et fondeur en caractères, et comme fabricant de papier.

Il obtint seul, et ensuite avec ses fils, six fois la médaille d'or aux expositions de Tinduslrie.

C'est à l'exposition de 1798 qu'il présenta ses éditions stéréotypes exécutées par un procédé de son invention, et à celle de 1806, ses caractères imitant l'écriture, gravés par lui diaprés un procédé également de son invention.

Il fut nommé imprimeur de TAcadémie Française et de l'Institut en 1811, et imprimeur du roi en 1814.

L'enipcrciir Alexandre visita sa typographie en I81/i, et lui confia deux jeunes Russes pour qu'il les instruisît dans cet art. Sous la Restauration et sous la monarchie de Juillet, il fut plusieurs fois réélu membre de la Chambre des députés.

C'est en i827 que Firmin Didot céda son immense établissement à ses fils, ses associés depuis 1819.

En cette même année 1827, les caractères a|)peiés microscopiques^ gravés et fondus par M. Henri Didot à l'Age de soixante-dix ans, panirent pour la première fois dans l'édition

(les Maa iines de La Rocheioucauld, petit in-O/t imprimé par Didot jeune, frère de Henri Didot.

Jamais, dans aucun pays, rien de semblable n'avait été exécuté à beaucoup près. G*est un chef-d'œuvre de gravure, et la perfection de la fonte de ce caractère, qui n'a que deux points et demi, est due au moule polyamatype de rinvention de M. Henri Didot.

MM. Ambroise-Firmin et Hyacintiie Didot, qui dirigent maintenant la maison Firmin Didot, soutiennent glorieusement les traditions de famille.

M. Ambroîse-Fîrmîn Didot est élève de Coray. Attaché en 1810 à raiabassadc dr iM-aiicc à Constaiitinople, il parc«)urut la Grèce et l'Asie Mineure, et, pour se perteeUoiiiierdanshi langue grecque, il s(^journa quelque temps au collège de Cydonie.

En 1817 il visita, dans sa retraite du mont Liban, lady Esther Stanhope, fille de Charles Stanhope, cet ami des arts et particulièrement de la t \ i graphie.

Kii l<S,iJ, M. A,- Firmin Didot a publié, .sous le titre modeste de ^otes d'un voyage fait d^ns le Levant , le récit intéressant de ses longues courses dans les lieux célèbres de Tautiquité. On lui doit en outre une bonne traduction de Thucydidct et un Essai sur la Typofiraphie, qui est une véritable histoire de l'Imprimerie.

Par des considérations faciles à r()in|)rendre , M. A. -Firmin Didot a lenoncé à la carrière diplomatique pour s'adonner entièrement à la typographie, et, tout en poursuivant l'étude approfondie des langues savantes, il a su accroître encore la glorieuse réputation que la famille Didot doit à un siècle d'efforts.

M<Miti()iin( r les produits exposés par l'imprimerie de MM. Didot, c'est taire l'éloge du choix des ouvrages, de la correction du texte, de la netteté de l'impression, de la beauté des caractères.

IMPRlJUËRiË. fS

Le Thésaurus (jrœrœ lingiiœ est une magnifique production, aussi remarquable sous le rapport de l'exéculimi f>i)ofi:raphique quede l'exécutioa litLéraire. Cette œuvre d'érudition , de patience, cette grande entreprise, commencée en 1835, avec le concours des savants de tous les pays, n*est pas encore achevée. La Bihliothèqm des atitevrs grecs est dans des conditions identiques. MM. Didot, pour en améliorer les textes et les traductions, ont appelé à leur aide les savants les plus célèbres de tous les pays, et ont fait partout coUationner les manuscrits.

4 côté des grandes publications, telles que les Ruines de Pompéi, les Monuments de CÊffypfe^ par Ghampollion; la

Description de rAsie Minrurr, ci celle de rAnnéiiie, par M. Ch. Texier; de V Exploration de l' Algérie, etc., nous signalerons d'autres entreprises littéraires et scienUiiques non moins utiles, et mises à la portée de tous par Textrème modicité de leturs prix; telles sont Y Encyclopédie moderne f la Biographie générale,' VUnivers pittoresqtte ; les Classiques français dans tous les formatai , etc.

Citons aussi un monument élevé à la gloire des Kstienne; c'est le tableau généalogique et héraldique de cette famille, qui, au dire du président de Tbou, a fait plus d*honi)eur au nom français et plus contribué à le rendre immortel, que ce que nos pères ont fait de plus beau à la guerre ou dans la paix.

Dans l'encadrement de ce tableau se trouve, avec les armes des Ëstieime, celles de toutes les familles alliées à ces illustres imprimeurs.

A la veille de se faire remplacer par leurs fils dans cette longue et laborieuse carrière si glorieusement remplie,. MM. Didot nous donnent , comme adieu *à la typographie ,

une charmante édition d'Horace à rimitatiuii di;s Etzcvicr, qui va être suivie de celle de V»irgile et des chefs-d'œuvre littéraires de tous les pays.

U EXPOSlTlOKi UNIV£RôELL£.

A l'exemple des anciens typo^raplies qui prenaient soin d iiiltrimor le public du mérite que pouvait avoir l'édition qu'ils lui otïraient, M. Ambroise-Firmin Didot nous apprend cjue ce projet de reproduire les poésies d*Uorace dans un petit format date de son enfance. Il y a près de quarante ans qu*il en avait gravé les caractères à côté et avec les avis de son père. Kn 1806, il avait même indiqué sur un exemplaire de la réimpressioii de P Horace de Jean Bond, diverses modifications et corrections indispensables , car, au xix* siècle, l'édition des £lzevier ne pouvait te satisfaire complètement, soit sous le rapport du texte, soit sous le rapport du commentaire. Pour cette dernière partie il s'est adjoint depuis M. Dûbner, dont la sc ieiK e protonde étoiuie les juges les plus sévères et les plus érudiLs.

D'.nitres améliorations, dues en partie aux parents et amis de MM. Didot , ajoutent un grand intérêt à cette édition.

Ainsi, c'est au gendre de M. Pirmin Didot, M. Noël Desvergci's, que Ton doit la vie d'Horace, servant de prolégomène. Les nouvelles recherches qu'il a faites sur les lieux ont indiqué avec plus de certitude l'emplacement de la maison d'Horace, et c'est d'après le plan que l'habile ingénieur, M. Rosa, a dressé des environs chantés et parcourus par le poète, qu'ont été dessinées, par M. Benouville, les vues qui font partie de l'édition encadrée en rouge.

Un autre artiste distingué, M. Barrias, a dessiné les sujets placés en tête des poésies auxquelles ils se rapportent, et qui, par le sentiment sî vrai de l'antiquité dont ils sont inspirés, nous reportent au temps d'Horace.

Pour quelques exemplaires, la photographie, cette merveille de notre siècle, a reproduit les dessins même de M. Barrias, dont on pourra ainsi posséder autnnt d'orip;inaux réduits h de moindres proportions. Pour d'autres exemplaires, les gravures ont été exécutées par M. Uuyot, habile artiste graveur de la

Digitizc . , -.,oogIe

16 EXPUSITION UNIVERSELLE.

maison Didot, d*après un procédé où Télectricité, au moyen

de l'or et des acides, reproduit en relief la gravun» en creux. C'est aussi d'après cet infz;(''ni('ux j)i'()('édé qu'est jj:rav(; le IVontispicc qui représente Virgile introduisant Horace au séjour de rimmortalité. £n un mot, tout dans cette nouvelle édition d*HoraGe, la partie savante comme la partie matérielle, est digne de ce chef-d'œuvre étemel de Tesprit humain, qui deviendra plus que jamais le compagnon assidu des promenades et des voyages de quiconque aime la poésie.

Si quelque chose pouvait diminuer les regrets profonds que la retraite de MM. Didot va susciter, c'est assurément la pensée que leurs fils continueront à marcher dans la voie du progr^ ouverte par leurs pères^

La maison Marne, fondée à Tours il y a un demi-siècle, occupe aujourd'hui, pai- suite des adjonctions successives qui s'y sont formées, une position unique et qui n'existe nulle part, ni en France, ni à l'étranger. En effet, rien n'est plus commun qu*une imprimerie livrant au commerce les produits de ses ateliers; mais ce qui ne se rencontre pas ailleurs, c*est une immense usine, comme celle de Tours, qui exécute par elle-même les trnvaux ordinaireinenl divises tie l'éditeur, de l'imprimeur, du libraire et du relieur, avec toutes les fonctions accessoires du dessinateur, du graveur, de l'imprimeur en taille-douce, etc. ; où le livre en un mot, entré à Tétat de matière première , peut passer directement et sans intermédiaire entre les mains de l'acheteur, dans tous les genres de confection, les plus riches comme les plus simples.

J^c fonds de la librairie se divise en trois branches principales :

Livres d*éducation;

Livres de liturgie, d'offices et de piété:

Livres d'enseignement primaire.

iMPRIMEllIE.

Ces grandes sections sont subdivisées eii cuUcctions considérables, et dont rapprovisionnement exige d'inuneiises magasins.

Les galeries de livres reliés ou cartonnés contiennent plus de deux millions de volumes, sans parler de vastes réserves en feuilles.

Ulmprinneric est pourvue de vingt presses fnécaniques, machines à glacer et à couper le papier, toutes mues par la vapeur.

La production de cet atelier est de quinze mille volumes par jour, en prenant pour moyenne un volume in-lS de dix

feuilles.

Les ati^iiers (h; Ueliiirc occuix'iit un inimrnse bâtiment,

construit spécialement pour cette fabrication, et dont Torganisation est toute nouvelle.

Ce bâtiment, composé de quatre salles de soixante mètres de longueur sur dix-huit de largeur, peut contenir à Taise plus de mille ouvriers. Il est pourvu de machines et instruments nouveaux, qm ont apporté dans les opérations de toute nature non-seulemeut célérité et économie, mais encore régularité et perfection. \

Aussi, quelles que soient Timportance et la rapidité de cette confection, cet atelier a-t-il réussi à mettre au jour des reliures

du plus grand luxe, de tout gennî et de tout torni.it , (jui sont

quables de l'exposition. La maison Mamc a prouvé qu*une fabrication pratiquée en grand et par des procédés uniformes, qui permet à Touvrier d'améliorer sans cesse un travail dont il fait son étude constante, doit créer de fortes spécialités et reculer les limites connues d'une industrie.

M. Marne a également fait construire tout récemment un atelier spécial pour l'impression en taille -douce, comme succursale de son établis.<«ement. Cet atelier, le plus élégant et le mieux installé qui existe en France, occupe vingt

appelées à entrer en ligue avec les produits les plus remar-

presses. Des dessinateurs et des graveurs sont attachés à la maison , et exécutent Jes gravures si renouunées qm ornent

ses publications.

Tel est le genre de production de cet établissement, qui fait vivre dans la ville de Tours plus de douze cents travailleurs, sans parler des autres industries dont il appelle la coopération, telles que les papeteries, les fonderies de caract^r(>s, les fabriques d'encre et de carton, les peausseries, etc., etc. Par un concours de dispositions qui se rencontre fort rarement dans les usines, les ateliers, entoui'és de jardins qui les alimentent d*un air pur, chauffés pen* dant rhiver par des calorifères réglés à une température égale , réunissent tous les éléments d'une salubrité parfaite, et offrent aux nombreux enfants qu'elle occupe sans iatigue un abri plus sain que l'habitation paternelle.

Parmi les produits remarquables que ta maison Marne présente cette année à l'exposition universelle, et au milieu de tous ces petits livres à la fois d'un prix si bas et d'une fraîcheur et d'une élégance si merveilleuses, un grand et magnifique volume qu'elle vient de j)ublier a surtout attiré rattention. La Touraine, histoire cl monuments : tel est le titre de cet ouvrage, pour lequel elle n'a reculé devant aucun sacrifice, et qui a été classé en première ligne.

L'illustration en a été confiée à deux artistes de premier ordre, MM. Kari Girardet et Français, et leurs tableaux ou dessins ont été reproduits sur bois ou sur acier avec un rare degré do ixn rection.

Le tirage du texte et des gravures sur bois a été fait sur une presse mécanique construite par M. Dutartre.

Des caractères ont été spécialement gravés et fondus pour l'impression des différents textes. Rejetant les formes exagérées et les capi iees de la Fantaisie, accueillajit les améliorations réelles, la maison Marne a adopté, pour ces types nouveaux,

un style qui pût être justement considéré comme normal. Un

goût sévère a j)iésid(^ à la création de ces caractères, et ils ont reçu dans leur oxécutioii les soins minutieux que réclame cette nature de travaux,

Ënfin elle a recouru aux premières papeteries de- FVance , et a obtenu non-eeulement Télite de leurs produits, mais même des résultats qui n'avaient pas encore été atteints pour la pureté , la fermeté et l'éclat de la pâte. Elle a contribué sur ce point à un progrès incontestable.

Ce sont là les éléments consci^cj^usement étudiés et mis en œuvre, avec lesquels M. Marne a édifié un monument à la gloire de sa patrie et de la typographie française, et offert aux connaisseurs de tous les pays un volume digne de figurer en preniièn; \i[;m dans les pins belles bibliothèques du monde.

M. Mamn a pai*liculièrement appelé l'attention de MM. ies membres du jury sur Texemplaire tiniqw, imprimé avec plein succès sur jmu de véUn et pour la première fois par une presse mécanique.

L'exposition française de 1 8âO, la première oîi cette maison ait paru, lui a valu la médaille d'or. A cette occasion, le chef de la maison a reçu la décoration de la Légion d'honneur. Ënfin, à rexpoaition de jLondres, elle a été classée parmi les imprimeries de premier ordre, et la médaille de prix lui a été conférée par le jury^

Au nombre des ouvrages illustrés exposés par nos imprimeurs, se distinguent particulièrement ceux de M. Ciaye, soit par le choix et Télégance des caractères, le goût et la supériorité d'exécution des vignettes et des fleurons qui les décorent,

soit par une perfection de tirage qui fait le plus grand honneur à la typogiaphie parisienne.

Los produits exposés par M. Claye, notamment les Galeries ptiè/ifties de (^Europe ^ V Histoire des Petnfres, les SUUtUs de

EXPOSITION UNiVKRSËtLE.

V Ordre du Saud-Esprily les Annales archéologiques ^ VAtiacréon^ le Fat adis Perdu, le Traité de Physique de Ganot, le Mariage de la Vierge, par G. Yaiiloo, constatent en effet un immense progrès dans Timpression des gravures tirées seules ou intercalées dans le texte. Les ouvrages de la maison Glaye peuvent être avantageusement comparés avec les plus belles productions des imprimeries de rEiiropc. En les examinant , quelque confiance que l'on ait au progW^s continu , on est surpris à se demander s'il est possible de faire mieux.

De tels résultats, qui ne s'obtiennent pas sans d'énormes sacrifices, prouvent que chez M. Glaye Tamour de son art remporte sur les considérations d'argent, auxquelles tant dMndustriels se laissent entraîner de nos jours au détriment du progrès.

LMmprimerie dirigée par M. Glaye a été fondée il y a trente ans, par. M. Henri Foumier, Thomme distingué et l'habile imprimeur placé aujourd'hui & la tête de Timportante maison de M. Alfred Marne , de Tours.

M. Glaye est un des élèves de la maison l'iiniin Didot. En 1818, il débutait dans cet établissement unique, qui offrait un avantage inappréciable aux jeunes gens qui désiraient s'instruire : ils y trouvaient réunies toutes les branches essentielles de la typographie, depuis la gravure des poinçons, la gravure sur bois, la fonte des caractères, la fabrication des encres, celle des papiers, lu composition, la stéréotypie, l'impression, jusqu'au satinage , au brochage, etc., etc. Il serait difficile aujourd'hui de pouvoir étudier sous le même toit toutes ces connaissances, sans la plupart desquelles cependant on ne saurait être véritablement imprimeur.

L'artivit(^ des ateliers de Timprimerie J. Claye est alinK^itée par les principales librairies de Paris. Depuis vingt-cinq ans, elle a imprimé la presque totalité des ouvrages de la maison

INPRIHERIE.

Fume , qui occupe , on le sait , le premier rang par le choix et la beauté de' ses livres.

li y a quinze ans, réastant au préjugé qui prétendait que la presse mécanique n^était applicable qu'aux journaux et aux travaux de dernier ordre, et comprenrint déjà les ressources et les avantages que pouvait offrir ce système , cette maison se livi'ait à l'étude de l'impression des gravures sur bois par ce procédé. Grâce aux efforts persévérants et à la coopération qu'elle-même sut apporter au perfectionnement de la machine, elle est arrivée enfin à Tapproprier aux exigences des tirages de luxe et de haute Ulustration. En entreprenant à la mécanique l'impression de VHistoire des Peintres de toutes les Écoles , et surtout celle des Galeries de l'Europe, elle a lutté avec la fmesse et le moelleux de la gravure sur acier, et a résolu la première tes problèmes les plus difficiles qu*ait jamais abordés la presse manuelle.

Les Galeries publiques de VEurope^ dont nous donnons un doub](î spécimen des gravures ^, ont certainement atteint l'apogée de l'arL L'exécution typographique de cette œuvre fait le plus grand honneur à M. Glaye : c*est sans contredit cè que nous avons vu de plus remarquable jusqu'à ce jour.

A côté de ces résultats acquis au profit de Tart, on peut également, au point de vue économique, constater que les travaux elTectués par la mécanique offrent au commerce un bénéfice notable sur l'emploi de la presse manuelle. Ët s'il est naturel de penser qu'un progrès acquis en fait naître un second, il est permis de dire que cette imprimerie n*est pas étrangère au degré de perfection atteint de nos jours par la gravure sur bois.

Cette maison figurait, poui- la première fois, à P Exposition française de lb/i9; elle fut récompensée par la médaille

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