‹ Histoire illustree de la guerre de 1914. --Chapitre 108 sur 148 · M. DE JAGOW · texte numérisé non relu

M. DE JAGOW

ministre des affaires etrangeres

d'allemagne

tannique a-t-il réfléchi aux conséquences?» Mais, l'ambassadeur : « Puis-je essayer de faire comprendre à Votre Excellence que la crainte des conséquences ne peut être considérée comme une excuse pour la rupture d' engagements solennels ? »

Le chancelier ne répond rien.

« Il était dans un tel état d'excitation; il était si visiblement démonté par la nouvelle de notre action ; il était si peu disposé à entendre raison, que je m'abstins, dit l'ambassadeur, de jeter de l'huile sur le feu en insistant davantage. »

En reconduisant l'ambassadeur, le chancelier reprit un peu de son sang-froid : «Comme je prenais congé de lui, il a dit que le coup que la Grande-Bretagne portait à l'Allemagne, en s' unissant à ses ennemis, était d'autant plus violent que, presque jusqu'au dernier moment, lui et son gouvernement avaient travaillé avec nous et appuyé nos efforts en vue du maintien de la paix entre l'Autriche et la Russie. Je répondis que c'était bien ce qu'il y avait de tragique, de voir deux nations tomber en garde, juste au moment où les rapports entre elles se trouvaient plus amicaux et cordiaux qu'ils ne l'avaient été depuis plusieurs années. J'ai ajouté que, par malheur, la guerre nous mettait en présence d'une situation où, pour ne pas rompre nos engagements, nous étions obligés de rompre avec nos collaborateurs. »

L EUROPE EN ALARME. LA DECLARATION DE GUERRE

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