LA MOBILISATION RUSSE
Là aussi, la haine commence son œuvre.
Belgrade, ville ouverte, est bombardée. Les Autrichiens, dans une note officieuse, se servent, pour la première fois, du prétexte qui couvrira, désormais, la destruction systématique des villes sans défense : « On a tiré sur des troupes combattantes qui s'abritaient derrière les maisons. »
Dès le 31 juillet, on fait placarder à Budapest l'occupation de Belgrade. L'empereur François-Joseph rentre à Vienne, le 30 juillet : il dit au bourgmestre qui vient le saluer : « Je croyais, à mon âge, n'avoir à vivre que des années de paix ! « L'arrivée de l'empereur est accueillie , dans toute la ville, par des manifestations enthousiastes. On acclame les puissances de la Triplice ; les musiques jouent les hymnes nationaux, sans oublier l'hymne italien.
Les hostilités se poursuivent sans grand résultat ; l'occupation de Belgrade est démentie. On dirait que les troupes austrohongroises commencent à sentir qu'elles auront aiïaire à forte partie.
D'ailleurs, d'autres préoccupations détour-