EMBARQUEMENT DE COSAQUES
nent l'attention. L'Allemagne a déclaré la guerre à la Russie : ce n'est plus la guerre « locahsée » ; c'est la grande guerre, la guerre européenne. Il semble qu'il y ait eu à ce moment, dans la résolution autrichienne, comme un temps d'arrêt, peut-être un léger recul. Voyait-on l'abîme s'entr'ouvrir ?
Je rapporterai ici encore l'opinion d'un homme qui vit les choses de près : « Il serait peut-être équitable de concéder aux gouvernants austro-hongrois qti'ils n'ont ni mesuré, ni entrevu les conséquences des actes qu'on leur faisait commettre. Même après avoir rompu brutalement avec Belgrade, le comte Berchtold, comme il appert de la lecture du Livre jaune, a pu croire ou, du moins, a paru se prêter à la prolongation des pourparlers qui réservaient quelques dernières chances d'accommodement entre son pays et la Russie (voir ci-dessus, p. 161). C'est alors que, pour rendre toute entente impossible, l'Allemagne, par une double mise en demeure, à Pétersbourg et à Paris, précipita les ruptures que son alliée espérait encore éviter.
« Pourtant, l'irrésolution de l'Autriche, la crainte des paroles définitives n'en persistaient