‹ Histoire illustree de la guerre de 1914. --Chapitre 134 sur 148 · M.WINSTON CHURCHILL · texte numérisé non relu

M.WINSTON CHURCHILL

MINISTRE DE LA MARINE d'aNGLETERRE

vait se croire assurée d'une sorte de bienveillance tacite de la part de l'Angleterre.

La presse, l'opinion, le cabinet entretenaient cette illusion. Cependant, certains esprits

étaient en éveil.

Un journal, dont l'autorité sur le monde britanni que , notamment en ce qui concerne les affaires extérieures, est grande, le Times, se prononçait de plus en plus nettement pour une attitude énergique vis-à-vis de l'Allemagne.

Le parti conservateur qui, du temps de lord Landsdowne, avait signé les accords marocains et incliné l'Angleterre vers le rapprochement avec la France, faisait savoir au cabinet qu'il ne partagerait pas entièrement l'optimisme pacifiste des radicaux . Cependant, de ce côté, le sentiment qui devait s'affirmer bientôt était encore très réservé. Le Standard écrivait, le 26 juillet, à propos de la note autrichienne : « Les encouragements que la Serbie a donnés à la propagande panslave, en Autriche-Hongrie, ne sont pas seulement une menace pour celle-ci, mais, à moins d'être arrêtée, elle peut provoquer l'extension du conflit. Les sympathies

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