‹ Histoire illustree de la guerre de 1914. --Chapitre 15 sur 148 · LE PALAIS DU VATICAN · texte numérisé non relu

LE PALAIS DU VATICAN

de toutes les questions qui ont été la conséquence de l'ingérence prussienne.

Procédons par ordre : la guerre de 1914 a eu pour origine l'irruption projetée par le germanisme sur la Serbie et la péninsule balkanique : ces régions seront, pour toujours, arrachées à la menace des empires allemands et au joug de la Turquie, leur complice.

Les nationalités slaves et latines sont accablées depuis des siècles : elles seront libérées et restaurées. La Belgique, le Luxembourg sont les dernières victimes de la rapacité prussienne : avec quelle joie le monde leur rendra ce qu'ils ont perdu, en y joignant les justes compensations qui, hélas ! ne pourront réparer l'irréparable. L'Alsace et la Lorraine ont tant souffert ! On les rendra à la France et on leur rendra la France : elles auront leurs frontières assurées pour toujours, contre un retour de l'éternel ennemi. Les avantages obtenus par la Prusse, au détriment des nations qui l'entourent, tomberont d'eux-mêmes. Combien

d'audacieux empiétements à corriger sur le Rhin, sur les rivages de la mer du Nord, dans les duchés danois ! La grande crucifiée européenne, la Pologne, sera descendue de son calvaire : rendue à la joie de vivre, elle marchera parmi les hommes, glorieuse et honorée à jamais.

Le sort de l'Allemagne elle-même sera le problème magistral de ces heures décisives. Maintenant qu'elle sait où l'a menée le militarisme prussien, elle admettra peut-être, à son tour, qu'elle s'est trompée lourdement. Si elle ne le comprend pas, on le lui fera comprendre. En tout cas, le problème allemand sera résolu de façon à donner toute « garantie » à l'Europe.

C'est sur le mot «garantie», si insuffisamment défini dans le texte des traités de Westphahe, que reposera la future organisation de la paix. L'Allemagne sera rattachée, pour son plus grand bien, à la constitution générale européenne. Pour reprendre la formule déjà employée, elle ne sera plus un obstacle, mais un

L'ALLEMAGNE ET I,'eUROPE

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