LE PALAIS DE LA PAIX A LA HAYE
1914 a vu commencer, par toute l'Europe, le fléau de la guerre. La volonté militariste de l'Allemagne et de son empereur s'est mise à la traverse de la volonté de tous les peuples.
C'est un travail à reprendre quand la Prusse, c'est-à-dire la guerre, aura été vaincue: mais, cette fois, nous ne serons plus dupes des mots et des grimaces. On s'arrangera pour que les traités ne soient pas de simples chiffons de papier.
Pour que la paix soit stable, il faut qu'elle
soit forte. L'Europe ira jusqu'au bout ; elle doit tenir sous le genou le militarisme allemand et prussien, lui faire vomir son erreur avec ses blasphèmes, lui inculquer la certitude définitive que le Droit a le dernier mot, même sur la force, et, par une contrainte et par une humiliation séculaires, comme furent ses ambitions et son orgueil, lui imposer le respect de la justice qui n'est rien autre que la volonté de Dieu.