‹ Histoire illustree de la guerre de 1914. --Chapitre 35 sur 148 · L'ATTENTAT · texte numérisé non relu

L'ATTENTAT

Il hésita, paraît-il, au dernier moment. Il avait, le matin de son départ, passé plusieurs heures dans son oratoire et confié à ses proches qu'il partait le cœur serré. Son destin le poussait.

Peut-être, ce pas décisif avait-il été motivé par un bruit qui s'était répandu dès les premiers jours de juin : on assurait que la Serbie et le Monténégro avaient résolu de s'unir plus étroitement. Ils établiraient entre eux, d'abord, l'unité douanière et auraient deux ministères communs : les Affaires étrangères et les Finances. C'était la résistance slave qui s'organisait dans lesBalkans et cela, ajoutait-on, sous l'égide et avec les encouragements du Gouvernement russe. Les positions se prenaient donc de part et d'autre.

Quoi qu'il en soit, les intentions et les projets de l'archiduc François-Ferdinand n'étaient pas tenus dans un secret si absolu qu'ils n'eussent filtré à travers les mailles, peu serrées, des nationalités diverses et des fidélités contrastées

L ATTENTAT DE SARAJEVO. LA TENSION DIPLOMATIQUE

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