‹ Histoire illustree de la guerre de 1914. --Chapitre 37 sur 148 · L'ARCHIDUC FRANÇOIS-FERDINAND · texte numérisé non relu

L'ARCHIDUC FRANÇOIS-FERDINAND

de la société. L'ordre et le calme régnent dans tout le pays. »

L'accusation s'étendit immédiatement, comme on le voit, à certaines complicités serbes : elle devait être reprise avec une violence extrême par la presse officieuse austrohongroise. De là à une incrimination politique, il n'y avait qu'un pas.

Dès le 29 juin, la Reichspost écrivait : « Nous avons négligé d'enfumer à temps la tanière venimeuse de Belgrade, ce repaire où le meurtre du souverain passe pour un procédé légal de combat politique, où fut organisée la tentative d'assassinat du souverain monténégrin, pourtant de même race, ce repaire d'où le sud-est de notre monarchie est, depuis longtemps, empoisonné ; car, c'est à Belgrade que l'on transforme nos propres Serbes en émissaires, en espions et en meurtriers. L'humeur de notre armée la poussait instinctivement à courir sus aux Serbes... Maintenant, nous sommes sous le coup de la plus terrible des provocations : l'assassinat de notre archiduc héritier par des meurtriers qui ont étudié et travaillé à Belgrade... Nous avons une défaite à réparer ; nous avons à faire payer le meurtre de Sarajevo à ses instigateurs. L'assassinat de notre archiduc héritier est, pour nous.

L ATTENTAT DE SARAJEVO. LA TENSION DIPLOMATIQUE

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