‹ Histoire illustree de la guerre de 1914. --Chapitre 49 sur 148 · MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DE RUSSIE · texte numérisé non relu

MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DE RUSSIE

ment modifié les procédés du royaume, qui a continué à tolérer sur son territoire une propagande dont les funestes conséquences se sont manifestées au monde entier le 28 juin dernier, jour où l'héritier présomptif de la Monarchie et son illustre épouse devinrent les victimes d'un complot trame à Belgrade.

En présence de cet état de choses, le Gouvernement impérial et royal a dû se décider à entreprendre de nouvelles et pressantes démarches à Belgrade afin

d'amener le Gouvernement serbeà arrêter le mouvement incendiaire menaçant la sûreté et l'intégrité de la Monarchie austrohongroise.

Le Gouvernement impérial et royal est persuadé qu'en entreprenant cette démarche, il se trouve en plein accord avec les sentiments de toutes les nations civilisées qui ne sauraient admettre que le régicide devînt une arme dont on puisse se servir impunémentdans la lutte politique, et que la paix européenne fût continuellement troublée par les agissements partant de Belgrade.

C'est à l'appui de ce qui précède que le Gouvernement impérial et royal tient à la disposition du Gouvernement de la République française un dossier élucidant les menées serbes et les rapports existant entre ces menées et le meurtre du 2X juin. Une communication identique est adressée aux représentants impériaux et royaux auprès des autres Puissances signataires.

Vous êtes autorisé de laisser une copie de cette dépêche entre les mains de M. le Ministre des Affaires étrangères.

M. Bienvenu-Martin qui, en l'absence de M. Viviani, fait, à Paris, l'intérim des Affaires étrangères, reçoit l'ambassadeur d'Autriche- Hongrie qui lui remet la note et le « commen-

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taire », le vendredi 24 juillet à 10 heures et demie du matin.

Le même jour 24, à i heure du matin, M. Viviani qui s'était consulté avec M. Sazonoff à Saint-Pétersbourg, télégraphiait de Reval, à M. Bienvenu-Martin, de donner pour instruction à M. Dumaine, ambassadeur de France à Vienne, de tenter une démarche, de concert avec ses collègues d'Angleterre et de Russie, pour apporter au comte Berchtold des conseils de modération et le prier d'écarter de la note ce qui pourrait paraître une menace de la part du cabinet de Vienne. Il était trop tard, puisque le document en question avait été remis la veille à Belgrade.

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