LE GENERAL CONRAD DE HŒTZENDORF
CHEF d'état-major DE l'aRMÉE AUTRICHIENNE
la Russie croit devoir intervenir dans ce conflit, en faveur de la Serbie, c'est, certes, son droit : mais la Russie doit bien se rendre compte (\u'elle fait ainsi siens les agissements serbes tendant à saper les conditions d'existence de la monarchie austro-hongroise et
qu'elle seule en encourra la responsabihté, si, du différend austroserbe que toutes les puissances désirent localiser, naît une guerre européenne... ))
Voilà bien le procès de tendance.
La Russie n'a pas le droit d'intervenir, même pour tâcher d'arranger les choses, sans faire siens les agissements serbes; elle seule sera considérée comme responsable, tandis que toutes les autres puissances (c'est-à-dire l'Allemagne seule) prétendent « localiser le conflit... c'està-dire, au fond, ne laisser la porte ouverte à nulle négociation sérieuse. L'attitude de chacun des cabinets se dessine. Le cabinet de Pétersbourg donnera les assurances les plus nettement pacifiques, mais il fera savoir fermement que l'opinion pubhque russe « ne tolérerait pas que l'Autriche fît violence à la Serbie ». (Télég. Paléologue, 24 juillet.) Londres et Paris, aidés par Rome, cherchent le moyen d'obtenir un répit. M. Cambon télégraphie : « Sir Edward Grey m' ayant entretenu de son désir de ne rien néghger
LA NOTE AUSTRO-HONGROISE A LA SERBIE. LE CHOC DIPLOMATIQUE