M. JULES
AMBASSADEUR DK K
matum, il ne s'agit plus de curiosité! » Il ajoute : « — Vous créez une situation grave. » Mais, de l'aveu de l'ambassadeur, il ne se départit pas un instant de son calme, « il garde l'attitude d'un adversaire se refusant à entrer dans nos vues! » {Livre rouge austrohongrois.)
Et, voici, maintenant, comment les choses apparaissent à l'ambassadeur d'Allemagne : un conseil des m i nist r es russes a eu lieu dans la journée et ce sont les décisions de ce conseil, que le ministre lui fait connaître :
« La Russie demande àl' Autriche de laisser aux puissances le temps d'étudier le dossier qu'elle leur a communiqué . Le ministre déclare qu'à aucun prix la Russie n'admettrait avec indifférence l'intention éventuelle de l' Autriche-Hongrie de « dévorer la Serbie ».
L' ambassadeur . — - Mais l'Autriche n'a nullement cette intention. Elle se bornera, sans doute, à infliger à la Serbie le châtiment mérité.
Le ministre. — Quand elle aura agi, se
contentera-t-elle de ce résultat ? c'est douteux!
Toute la question est là, en effet...
Une révélation plus tardive émanant de
M. Salandra, président du conseil italien,
nous met en présence des véritables sentiments