‹ Histoire illustree de la guerre de 1914. --Chapitre 79 sur 148 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

L'EUROPE EN ALARME LA DÉCLARATION DE GUERRE

La Guerre à la Serbie. — Attitude de l'Italie. — Les Mobilisations. Intervention personnelle des Chefs d'Etat. — L'Allemagne précipite la rupture. — La Neutralité belge.

L'Angleterre se prononce. — Les Déclarations de guerre.

'Autriche, suivant inflexiblement ses vues, a déclaré la guerre à la Serbie le 28 juillet, à midi. Le gouvernement allemand n'a fait aucune démarche sérieuse pour l'arrêter La Russie reculera sans doute ; la France n'est pas prête ; l'Angleterre n'a pas pris parti; on se perd dans de vaines négociations.

Il n'y a donc qu'à marcher de l'avant et à cueiUir un succès qui se présente sous des auspices si favorables...

Eh bien ! l'Autriche et l'Allemagne se trompent : c'est précisément le premier pas qu'elles font, le premier coup aux faibles, la tentative d'écrasement des petites puissances qui va tout changer, mettre fin aux hésitations, dissiper les appréhensions, inspirer la pitié et le sentiment du devoir international. La faiblesse des faibles devient leur force. Les esprits germaniques n'ont pas compté là-dessus. C'est un tact qu'ils n'ont pas. Cette divergence dans leurs dispositions innées et celles des autres sociétés européennes affirme le contraste fondamental : le conflit naît de là.

Si les deux empires germaniques n'eussent

pas été aveuglés par l'orgueil, ils eussent senti cette conséquence de leurs actes ; l'attitude et le langage de la troisième alliée, l'Italie, leur était un clair avertissement.

ATTITUDE On sait que l'Autriche-

DE L'ITALIE Hongrie, renseignée par l'échec de ses ouvertures d'août 1913, n'avait pas cru devoir faire part au gouvernement italien de ses intentions à l'égard de la Serbie, ni de l'ultimatum si menaçant pour l'équilibre balkanique et la paix européenne. Pourtant, il existait entre l'Autriche et l'Italie des engagements précis au sujet de la politique générale et de la politique balkanique en particulier.

L'article 7 du traité de la Triple-AUiance, (révélé maintenant) , dit que « l' Autriche-Hongrie et l'Italie qui visent seulement à la conservation du statu quo en Orient, s'obligent à faire valoir leur influence afin d'éviter tout changement territorial préjudiciable à l'une ou l'autre^ des puissances contractantes.

Ces puissances se donneront réciproquement les explications susceptibles d'éclairer leurs intentions respectives, de même que celles des autres puissances, si, au cours de certains événements, le maintien du statu quo du territoire balkanique, des côtes ou des îles otto-

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