‹ Histoire illustree de la guerre de 1914. --Chapitre 81 sur 148 · SIR FRANCIS BERTIE · texte numérisé non relu

SIR FRANCIS BERTIE

AMBASSADEUR d'aNGLETERRE A PARIS

prolongation du délai de l'ultimatum. Elle ne le refuse pas; au contraire. « Nous ferons les plus grands efforts pour empêcher la paix d'être rompue, dit M. Salandra à M. Barrère. Notre situation, ajoute-t-il, est un peu analogue à celle des Anglais. Peut-être pourrionsnous faire quelque chose dans un sens pacifique avec les Anglais... » Ce n'était déjà plus

la Triple-Alliance.

Voici, en effet, ce qui se passe, le soir même, 25 juillet :

Le marquis di San Giuliano avait convoqué l'ambassadeur d'Allemagne, M. de Flotow, et il avait eu avec lui un entretien décisif dont il rend compte, lui-même, en ces termes :

«M. Salandra, M. de Flotow et moi nous avons eu une longue conversation.

M. Salandra et moi avons fait remarquer, avant tout, à M. de Flotow, que l'Autriche n'avait pas le droit, d'après l'esprit de la Triple-Alliance, de faire une démarche comme celle qu'elle a faite à Belgrade sans un accord préalable avec ses alliés. En effet, l'Autriche, étant donné la manière dont est rédigée la note et les demandes faites, lesquelles, cependant, sont peu efficaces contre le danger panserbe et sont profondément offensantes pour la Serbie et, indirectement, pour la Russie, a clairement démontré qu'elle veut provoquer la guerre. Nous avons donc déclaré à M. de Flotow, qu'en raison de cette façon d'agir de l'Autriche, il en résulte que le caractère défensif et conservateur du

L EUROPE EN ALARME. LA DECLARATION DE GUERRE

Page 1