SUR LA MEUSE
la France. Evidemment, elle est pressée d'en finir et de prononcer les paroles irrémédiables, La situation, telle qu'elle apparaît au gouvernement de Paris, est la suivante : « L'attitude constante de l'Allemagne qui, depuis le commencement du conflit, tout en protestant sans cesse de ses intentions pacifiques, a fait échouer, en fait, par son attitude dilatoire ou négative, toutes les tentatives d'accord et n'a pas cessé d ' encoura ger, par son ambassadeur, l'intransigeance de Vienne ; les préparatifs militaires allemands, commencés dès le 25 juillet et poursuivis sans arrêt depuis ; l'opposition immédiate de l'Allemagne à la formule russe, déclarée àBerlin inacceptable pour l'Autriche avant même d'avoir consulté cette puissance ; enfin, toutes les impressions venues de Berlin, imposent la conviction que l'Allemagne a poursuivi l'humiliation de la Russie, la désagrégation de la Triple-Entente et, si ses résultats ne pouvaient être obtenus, la guerre. »
Nous avons, d'autre part, un télégramme de M. Iswolsky, ambassadeur russe à Paris, dont on n'ignore pas la haute influence sur ces événements, et qui nous donne un aperçu
extrêmement moscovite.
précis sur le point de vue