‹ Histoire illustrée de la littérature françaiseChapitre 166 sur 408 · I. — PRÉDÉCESSEURS ET CONTEMPORAINS DE LA ROCHEFOUCAULD · texte numérisé non relu

I. — PRÉDÉCESSEURS ET CONTEMPORAINS DE LA ROCHEFOUCAULD

Noire but étant toujours de bien montriM* que les grands écrivains ne sont p;is isolés, nous devons, avant d'éludier La Hochcroucauld, nommer quelquesuns des nombreux moralistes qui l'ont précédé eu accompagné (1). On peut ciler : le Tableau des passions humaines^ de leu:s causes et de leurs effets^ par Nicolas Coëffclcan, mort évoque de Marseille on 16i3, célèbre comme prédicaleur et comme traducteur; — les Caractères des passions (5 vol., 1040-166:2), par le médecin Cureaa de la Chambre, qui élait pUysiologue tout autant que psychologue; — l'Usage des passions^ du P. Sonaull, de TOraloirc, célèbre prédicateur (1641); — les Peintures morales, du P. Lcmoym», jésuile, l'auteur d'un poème épique sur saint Louis et du trailé de la Dévotion aisée ; — le Doctrinal des mœursy de Gomberville (1646) ; — la Morale chrétienne^ du pasteur protestant Moïse Amyraut (159"2-1660).

Parmi les contemporains immédiats : les Conversations (1669) et les Maximes (169i) du chevalier de Méré (f 168o), qui se vantait, on le sait, d'avoir eu la plus décisive influence sur Pascal, et se posait en arbitre des convenances mondaines (2). L'abbé Jacques Esprit publia, en 1678, son Traité de la fausseté des vertus humaines ; la même année, paraissaient les Maximes de Mme de Sablé. Liions encore la Morale du monde ou les Conversations, de Mlle deScudéry (1680- 1692, 10 vol.): les ouvrages du « Nicole protestant » La Placette, et d'un autre protestant Jacques Abbadie. M. Uébelliau nomme encore des traductions d*ouvrages italiens et espagnols, et des traités de civilité et de bienséance.

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