H. — LA COMÉDIE ITALIENNE EN FRANCE
Sous Henri IIÏ, s'établissent en France des troupes de comédiens italiens. Molière, pendant sa jeunesse, avait pu voir jouer à Paris qiielques-uns des plus célèbres : Scaramouche et Trivelia. Pendant son séjour à Lyon, il eut l'occasion
(1) Morceaux choiaLn, 2* cycle, p. 518.
(2) H. Parigot, p. 129.
(3) Id., p. 153,
(4) Morceaux choisis, 2* oyole, p. 514.
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d'nssislcr à des séries do représentai ion s données par des troupes italienties. Enfin, quand il revint à Paris, en 1638, il trouva la salle du PetiUBourbon occupée par des Italiens, et il Ht allcrner ses représentations avec les leurs. On ne saurait donc se dispenser de signaler la comédie italienne dans une élude sur Molière, d'autant plus que cetui-ci lui a cmprunlé d'abord des sujets, puis des procédés d'inlrigue et de slylc. Le genre dans lequel triomphaient les Italiens
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D'aprâd un 14bl«aii du Muais ds la Comédiu-Frantaiie.
était la commedia delt'arle , genre dérivé, ci-oil-on, des vieilles alettanes. Des types fixes : l'anlalon, le Docteur, le Capilan, Horace, Isabelle, Francisquine, auxquels il faut ajouter des types locaux : Polichinelle (Napolitain), Arlequin (de Bologni;), i-lc., se retrouvaient dans toules ces pièces. L'inlrigue était arrêtée d'avance ; les acteurs iuiprovisnicnt le dialogue. Sans doute, lis avaient beaucoup d'esprit, mais ils se faisaient très vite un fond du lieux commun* dramaiiqaei faciles à placer un peu partout. Et quand ils avaient juué dix ou vingt fois la même pièce, ils devaient savoir par cœur leurs improrisaliont, La plupart de ces pièces sont des histoires de vieux tuteur dupé, de Jaloux trompé, de po-
dant joué. Elles sont surtout remarquables par la vivacité de raction ; comme caractères, il n*y a que des esquisses (1).