LA MARQUISE DE LAMBERT (IIUT-1T
de Lambert ouvrit son salon, qui devint surloul
~ C'est vers 1690 que Mme littéraire de 1710 à 1733.
La réunion y était moins mêlée et plus sérietisc qu'à la Cour de Sceaux ; mais Mme de Lambert, comme plus tard Mme Geoffrin, établissait des catégO' ries. Le mercredi était réservé aux u gens de qualité »; le mardi, aux gens de Ictires. Les deux sociétés Unirent par se mêler plus ou moins. Chex elle, pas de divertissements frivoles; on cause et on lit. La prieiosilé y renaît, et avec elle une certaine décence de langage et une délicatesse de propos qui étaient la réaction nécessaire contre la liberté ou le libertinage de la Régence. D'aulre part, son salon est moderne ; les ancient y sont raillés finement sans doute, mais on s'oricnlefranchôment vers une littérature nouvelle. La Motte, Fontenelle,lemarquis d' Argenson , l'abbé de Sainl-Picrre, Montenjuicu, Marivaux, le président Hénault, Mlle Delaunay, furent ses principaux habitués (3 j.
Mme de Laml>ert, moins grande dame en cela que Mme de Rambouillet, ne résistait pas à la tcnlalion de lire à ses invités ses propres ouvrages. Elle laissa paraître, en 17-26 et 1798, ses Avis d'une mère à son fiU et ses AvU d'une mère à sa fille, puis différents traités (f'/lmifiV, la Vieilleise), des portraits, des discours, etc., qu'elle avait composés pour son salon. Ses deux premiers ouvrages
(DHnedeSUal-DDlaunaj (8)Sonh,'ilelùUilmedoR