‹ Histoire illustrée de la littérature françaiseChapitre 222 sur 408 · IV. — OUVRAGES PHILOSOPHIQUES, ROMANS, MÉLANGES · texte numérisé non relu

IV. — OUVRAGES PHILOSOPHIQUES, ROMANS, MÉLANGES

Nous ne citons dans ce chapitre que quelques titres ; mais il faut savoir que cette partie de l'œuvre de Voltaire, la moins célèbre aujourd'hui, est celle qui explique le mieux son influence sur ses contemporains. Là est le Voltaire militant, écrivain d'actualité.

Les Lettres* philosophiques ou Lettres anglaises (1731-1734). — Voltaire y consigne ses réflexions sur l'Angleterre, où il avait séjourné trois ans (1726-1729). Les lettres sont au nombre de vingt-cinq. Les plus remarquables sont : le Parlement (VIII), le Commerce (X), VInsertion de la petite vérole (vaccine) (\I), Sur Locke (XIII), Sur Descartes et

VOLTAIBE (f604-/77S)

Neaton {\I\). ta Tragédie (XYIII) (t), ia ComMie (XIX), Sur la comidiration qaon doit geia dt UUrei {XXIII j, Sur Us Peasiei de Pascal {\\.\). — C'ost le premier ouvrage ph Buphiqiie lie Vultairo : on f Irouve, au muina en germe. Uiiitei les Idéel qu'il déve] pera plus lard, cl déjl co stj'le n la foU ironique, persifleur, mordant, éluquent. qui i celui de ses romans et de sc9 pamphlets.

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Autour dg Volta.ra wM reunia : l« Pare Adam, l'abbâ Maury. Coudaruel, Uiderot, La Harpe, >

recte J Rousseau qui soutenait Yoplimisme. c'ost-à-dlro lactlon do la Providence dan monde; Vullaire prvlond quo tout marctie au hasard, et il conclut : h Cultivons m jardin ». Le plut cùlùbru passage de Candide est le souper dos rois détrdn6i & Venise.

Mloromigaa (n^a). — Voltaire suppose qu'un habitant d'une des planites de l'éi Sirius. auquel il donne le nom de Micruméga» (de deul mots Krocs qui signiHent pefi grand), voyage sur la terre, et y apprend quo rien n'est grand on sol, ni peUt. mais tout est relatif. Dans ce spirituel roman. Voltaire imita le Gulliver de Swllt.

Tpait« d« la tolérance (1763), -

Ce traité fui inspira 1 Voltaire par l'ai

On sait quo Jean Galas» de Toulouse, était accusé par Topinion publique, d*avoir fait périr son fils Marc-Antoine qui voulait se faire catholique. Malgré ses protestations, Jean Calas avait été torturé, et roué (1761). Voltaire s'appliqua à obtenir la réhabilitation de la mémoire de Calas, et y réussit.

DIotlonnaIre philosophique (1764). — C'est le plus significatif des ouvrages voltairiens. Par ordre alphabétique y sont disposés des articles sur i'Ame, le Beau, la Gloire, la Guerre, VHomme, le Rire, le Style, la Tragédie. Il n'est pas do question que n'aborde Voltaire, tantôt avec une précision exquise, tantôt avec une légèreté discutable. Sa haine du fanatisme (et il donne ce nom à toutes les religions positives) lui ôte souvent le sangfroid et l'éiiuité. Mais quand il touche à la société, à la critique, à la littérature, il est parfait.

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