JEAN-JACQUES ROUSSEAU
pas à se brouiller avec Hume, en qui il ne voit plus qu'un persécuteur. Et, le l" mai 1767, il quille l'Angleterre. On le relrouvi; au château de Trye, en Normandie, chez le prince de Conti, puis & Ljron, puis à Monquin, en Daupbïné.
Enfln, eni7T0, U revient
à Paris.
Les dernières an n tes et IK mort (1770-1778). — liousseau s'installe alors dans une maison de la rue
PlAtrière, rui aujourd'hui a y reprend so copiste de
qui porte •n nom. 11 miitler de musique. U 2 à Taire de longues à pied, aux environs de Parîs(l). Il s'occupe de continuer ses Confeiiions, et il écrit les Réveriei d'un promeneur tolitaire.
U eul, dans ses dernières anné»?s, de nouveaux amis et surtout de nouvelles adoratrices ; mais, plus que jamais, le délire de la persécution l'avait repri5,et sa santé élallgravcment compromise. Un de ses admirateurs, M. de Girardin, l'emmena le SO mai 1778, dans son château d'Ermenonville.
C'estlà qu'il mourut d'une
attaque d'apoplexie, le 2 juillet. 11 avait exprimé le vœu, quelques jours auparavant, d'Ëire enlerré dans l'Ile des Peupliers, au milieu du parc de ce château. M. de Girardin l'exauça. Sa tombe rustique devint un but de pèlerinage pour tous ceux qui l'avaient connu, et qui, n'ayant plus à soulTrir de sa bizarre humeur, commencèrent à le plaindre et à l'aimer. En 179i, ses restes furent exhumés et portés au Panlhéon, à côté de ceux de Voltaire. Une enquête récente
{DMoraaii.t ehoUl; £-ejcle,F. Tf
D'apréi
a démontré que les tombeaux de ces deux grands hommes n'avaient jamais été profanés, comme on Ta cru lo..glemps, en i814. Les deux cercueils sont intacts.