‹ Histoire illustrée de la littérature françaiseChapitre 252 sur 408 · LA POÉSIE DIDACTIQUE ET LYRIQUE · texte numérisé non relu

LA POÉSIE DIDACTIQUE ET LYRIQUE

ORESSBT (1709-1TTT). — Nous avons signalé ailleurs sa comédie du Mâchant. Mais Grcsset est surtout connu par un certain nombre de petits badinages en vers, qui l'appurenlent àMarot, fi Voiture et à Voltaire. Ce sont : Verl-Vcrt (il^i), histoire d'un perroquet, au couvent des Visltandlncs de »vers (1) ; le Carême impromptu, le Lutrin vivant, la Chartreuse (où il décrit la petite chambre qu'il occupait au collège Louis- >e-Grandl (2).

GILBERT (1151-1780).— Mort trop jeune pour avoir donné sa mesure, Gilbert fut un adversaire du parti philosophique, contre lequel il publia deux vigou* ri'uses satires ; le Dix-Iiuilième Siècle et Mon Apologie (3). Depuis Boileau, on n'avait point vu autant de verve et d'éloquence ; c'est trûs supérieur à la poésie de Voltaire, sinon comme

fermeté d'expression. Mais le morceau le plus célèbre de Gilbert, celui qui fera vivre son nom dans les Anthologies, est celui que l'on donne sous ce titre :

Adieux à la vie (■!).

FUORIAN (iT55-n94) a écrit des pasloralei, comme Gatatkée et Eitelte ; des

romans poétiques (Gonzalve de Cordoue, Ruili, Tubie, etc.), de jolies pièces pour le Théâtre-Italien (les Deuj: Filles, les Jumeaux de Bergame, elc. On y retrouve le personnage d'Arlequin, transformé par la sensibilité). Mais Florian est surtout populaire par ses fables, publiées enn92, et qui ont seules mérité, parmi tant de recueils de ce genre, de garder une place dans notre littérature, auprèa dei

(It Uvrccttux fhoitii, 1" synl», p. SKO. (E) Morctaux cAaIiJi, e-cji^le, p. 843.

(3) iloTttaux eliolÉlt, V c;cJ«, p. S31. (t| Morctaux chaUin, ?* ctcIi, p- SU.

LA LITTÉRATURE FKANÇAISB

fables de La Fontaine. Ces fables sont spiriluelks, d'un tour naturel et a d'une morale claire (t).

Page 1